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Essai trail QJMotor SRT 450 RX

Inspecteur Gadget

Bicylindre en ligne de 450 cm3, 47,5 ch et 41 Nm, 196 kg pleins faits, 6.299 euros

Essai trail QJMotor SRT 450 RXChez QJMotor, la SRT 450 RX vient renforcer l’offre de trails de moyenne cylindrée avec une orientation plus marquée vers le tout-terrain que la SRT 600. Elle vise ainsi un usage polyvalent, entre route et chemins. Son bicylindre parallèle « 270MQ », déjà utilisé sur plusieurs modèles de la marque, fait ici ses débuts sur le marché français. Sa désignation reprend la nomenclature chinoise : les deux premiers chiffres correspondent au nombre de cylindres et à l’alésage, ici 70 mm. Avec une course de 58,4 mm, la cylindrée atteint 449,5 cm³. Le moteur à double arbre à cames délivre 47,5 ch à 9 500 tr/min et 41 Nm à 8 000 tr/min. Un arbre d’équilibrage limite les vibrations.

Face à elle, la CFMoto 450MT revendique 42 ch à 8 500 tr/min et 42 Nm à 6 500 tr/min, tandis que la Royal Enfield Himalayan 450, équipée d’un monocylindre, produit 40 ch à 8 000 tr/min et 40 Nm à 5 500 tr/min. La BMW F450GS se situe légèrement au-dessus avec 48 ch à 8 750 tr/min et 43 Nm à 6 750 tr/min. Le moteur QJMotor se distingue également par son vilebrequin calé à 180°, une configuration notamment employée par la Kawasaki 500 KLE. La 450MT utilise pour sa part un calage à 270°. Au-delà des données chiffrées, cette différence influe directement sur le caractère et les sensations procurées par les deux mécaniques.

Le trail QJMotor SRT 450 RX
Le trail QJMotor SRT 450 RX

La transmission s’appuie sur une boîte à six rapports et un embrayage anti-dribble. Deux cartographies, Standard et Sport, modifient le comportement du moteur. Le contrôle de traction TCS peut être désactivé pour les évolutions sur terrain meuble, tout comme l’ABS arrière. En revanche, les possibilités de réglage restent limitées en roulant, puisqu’il n’est pas possible d’accéder aux commandes ni de changer de mode dans ces conditions. L’instrumentation repose sur un écran TFT vertical en couleur, doté d’une connexion Bluetooth permettant de gérer les appels et la navigation depuis un smartphone. Une prise USB assure sa recharge. La SRT 450 RX bénéficie également d’un contrôle de la pression des pneumatiques.

La partie-cycle associe un cadre double berceau en acier à des suspensions Marzocchi offrant 200 mm de débattement. La fourche inversée est entièrement réglable, tandis que le mono-amortisseur arrière, monté sur biellettes, agit sur un bras oscillant en aluminium. La précharge et la détente se règlent grâce à des molettes accessibles manuellement. Le freinage fait appel à Brembo, avec un étrier radial à quatre pistons et un disque avant de 320 mm, complétés par un disque arrière de 240 mm. L’ABS Bosch à deux canaux complète le dispositif. Les jantes à rayons déportés tubeless de 21 et 18 pouces confirment l’orientation tout-terrain, avec des pneumatiques CST Ambro 4 en 90/90 à l’avant et 140/80 à l’arrière. La selle culmine à 835 mm, tandis que le réservoir de 18 litres autorise une autonomie théorique proche de 300 km.

La QJMotor SRT 450 RX
La QJMotor SRT 450 RX

La partie avant adopte une présentation inspirée du rallye, avec une bulle réglable en hauteur par deux molettes et une barre de fixation destinée à recevoir un GPS ou un smartphone. Plusieurs éléments de style rappellent toutefois directement la CFMoto 450MT, notamment la forme du réservoir, la double optique et certains volumes de carénage. Les rétroviseurs peuvent également se rabattre verticalement pour limiter les risques de casse en tout-terrain. Le positionnement des clignotants sur les protège-mains paraît en revanche plus exposé aux branches ou aux chutes. Enfin, la SRT 450 RX reçoit une béquille centrale de série, qui peut être démontée pour réduire légèrement le poids.

Intéressante à première vue avec sa proposition polyvalente et son riche équipement de série, la QJMOTOR SRT 450 RX n'est-elle pas pénalisée dans ses prétentions par son poids élevé ? Essai

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