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Essai pneu Pirelli Diablo Rosso III

Complément d'enquête

Complément d'enquête : Le Pirelli Diablo Rosso III

Ses prédécesseurs avaient déjà fort bonne réputation dans ce domaine, mais on n’est jamais mieux servi que par soi-même et nous tenions à croiser le fer avec cet étonnant Diablo Rosso III sur une piste sèche. Etonnant à plus d’un titre car si on connait la capacité du manufacturier italien à produire d’excellents pneus de piste, on pouvait être plus réservé dans des conditions d’adhérence délicates. Oui mais, ça c’était « avant ». Force est de constater que depuis plusieurs années déjà, la marque a fait des pas de géant dans ce domaine, misant à plein sur les nanotechnologies. Et les résultats sont si bluffants que l’on pouvait se demander si les progrès sur piste froide et humide n’avaient pas été obtenus au détriment du comportement à chaud…

vue isometrique

De l’eau de l’eau !

Jamais contents ces cou…… de journalistes ! Ils se plaignent d’avoir eu de l’eau à la présentation et là, ils n’arrêtent pas d’en demander. Sauf que là c’était pour boire. Des litres et des litres de flottes, à transpirer dans les combinaisons et sous les casques. Pour ce qui est d’essayer le pneu sur le sec et à chaud, on ne pouvait pas mieux faire. C’est donc sur le magnifique tracé du Mans que nous avons pu essayer un train de pneus à l’occasion d’un roulage avec « firts-on-track » (un grand merci à eux !). Montés sur une Kawasaki ZX-6R 636 les DRIII ont bénéficié de couvertures chauffantes pendant ces deux journées, où la température de l’air était d’environ 33°. On ignore la température du bitume, mais ce qui est sûr c’est qu’elle était élevée ! Outre la confiance qu’elles donnent dès le premiers tours, les couvertures chauffantes ont l’avantage de réduire l’usure. En effet, les pneus, c’est comme les moteurs, c’est surtout à froid que ça s’use. En partant avec des pneus chauds, on élimine la phase de montée en température et donc on conserve ses pneus plus longtemps. Pensez-y, les couvertures chauffantes sont un bon investissement et pas du tout un truc genre « je me prends pour un pilote » La sécurité, la confiance et le porte-monnaie y gagnent. Bref, on insiste là-dessus, car ceci explique aussi un peu l’excellent état de fraicheur des pneus après deux jours de roulage sur piste.

chauffé au rouge, le DRIII est prêt à en découdre

750 km

Venus de la région nantaise par la route, nous avons parcouru 430 km aller-retour, sur route et autoroute et 320 km sur la piste. Largement de quoi se faire une idée du comportement de ce nouveau pneu hyper sport, en complément de notre essai effectué au printemps. Visiblement, la chaleur accablante ne lui pose aucun souci. Nous avons retrouvé un pneu à la fois vif en courbe et stable, au freinage, comme en ligne droite. Les petits mouvements du guidon, occasionnés par les délestages à l’accélération ne sont jamais amplifiés. Même à haute vitesse, à l’entrée de la courbe Dunlop, pas facile pour un pilote purement amateur, il ne pose aucun problème. Une fois en courbe, il offre une grande liberté pour faire évoluer une trajectoire, à l’occasion d’un dépassement par exemple. Au freinage, ou sur l’angle, le grip est énorme et pour être honnête, nous ne l’avons quasiment jamais mis en défaut avec notre 636. Une 1000 hypersport moderne lui aurait sans doute fait plus de mal, mais au guidon, le sentiment de sérénité est si énorme, que l’on n’a aucune inquiétude quant à son comportement sous plus forte charge. Ajoutons à cela un excellent retour d’information et vous obtenez un parcours sans faute pour ce nouveau venu !

pneu après roulage

A l’heure du bilan

Testé sous toutes les coutures, sous toutes les latitudes, qu’il neige (c’était presque le cas lors de la présentation !) qu’il pleuve, ou qu’il vente, le DRIII ne nous a jamais déçu et s’il nous a parfois surpris, c’est agréablement, particulièrement sur le mouillé. Sur le sec, il confirme pleinement son ADN sportif. L’élargissement de son spectre de fonctionnement ne lui a donc rien fait perdre de sa superbe et de son grip légendaire. C’est d’ailleurs ce que confirment les résultats des tests implacables faits par nos confrères Allemands de « Das Motorrad » sur une BMW S 1000 RR sur le circuit d’Aragon, par une température de 8° C. Le Pirelli DRIII se classe second, dans l’aspiration de son frère de sang le Metzeler Sportec M7 RR. Un authentique champion assurément, on vous le confirme !

Le Pirelli Diablo Rosso III ne nous à jamais déçu

Points forts

  • Spectre d’utilisation très large
  • Retour d’information
  • Grip en toutes circonstances
  • Compromis stabilité/maniabilité

Points faibles

  • Les résidus de caoutchouc des voitures qui viennent se coller sur le pneu avant

Les pressions préconisées en piste :

  • Av 2.1/2.3
  • Ar 1.7/1.8
  • Pression à chaud dans le pneu en utilisation

Conditions d’essais

  • Itinéraire : Aller retour région nantaise le Mans, petites routes variées + autoroutes interurbaines avec un peu de ville et 2 journées de piste. Grand soleil, bitume chaud et sec
  • Kilométrage de la moto : Kawasaki ZX-636 R 42 500 km
  • Problème rencontré : un couvre culasse mal serré qui provoque une fuite d'huile et nous fait perdre une demie séance de roulage.

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