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Essai Suzuki Burgman 400

Le Burgman est la ligne de scooters Suzuki, déclinée en 125, 200, 400 et 650 cm3. La version 400 est esthétiquement très proche de la version 125, et à priori loin d’une petite sœur de la version 650. Alors, super 125 boosté ou sous 650 ?

Suzuki Burgman 400

Découverte

Le Burgman s’annonce cossu : bien dessiné, majestueux avec une face avant de GT, il s’impose. Malgré seulement 15 mm de long de moins que le 650, il offre autant de place au conducteur que 650 mais avec au niveau extérieur un juste milieu entre un énorme Burgman 650 qui a du mal à se faufiler entre les files sans replier les rétroviseurs et le 125 trop menu. Il bénéficie comme le grand frère d’un cadre en acier tubulaire, d’une fourche hydraulique de 41 mm et de doubles disques de 260 mm à l’avant.

Suzuki Burgman 400

Côté rangements, il est très bien conçu avec trois vide-poches à grande contenance et un espace sous la selle permettant de placer deux intégraux sans difficulté.

Suzuki Burgman 400

Au tableau de bord, on remarque le clignotant d’anti-démarrage électronique, le témoin de frein de parking, l’indication de température extérieure et de température moteur, la trappe de protection du Neiman (qui se manipule avec le dos de la clef). L’ordinateur de bord offre désormais un calcul de consommation instantanée…

En selle

Les pieds se posent naturellement à plat, même assis sur la selle… une surprise - et un agrément surtout - de taille par rapport au 650, puisque la selle du 400 culmine à seulement 710 mm contre 740mm pour le 650. Mais c’est surtout le poids qui donne l’impression d’avoir un jouet entre les mains… le 400 étant plus léger de 54 kilos (rien de moins) par rapport au 650. On ne le sent pas à l’arrêt.
Avec beaucoup de place sur toute la longueur, les pieds trouvent facilement leur place. L’épine dorsale se révèle suffisamment basse pour passer les jambes d’un côté ou de l’autre sans difficulté.

Suzuki Burgman 400

Contact

Le Burgman 400 s’ébroue dans un bruit feutré. La sollicitation de la poignée droite se manifeste par une réaction dynamique immédiate. On est très loin du côté poussif des 125… il faut dire que le petit mono est bien véloce malgré ses « seulement » 34 chevaux et 3,7 mkg de couple… rendant ainsi grâce au poids plume, facile à emmener. Le tout donne des réactions rapides et saines dès le démarrage.

Suzuki Burgman 400

En ville

Léger, maniable, le Burgman 400 se trouve dans son élément et se faufile partout sans difficulté, aidé en cela par un angle de braquage de 5,15m. Les rétroviseurs offrent une bonne visibilité et ne gênent jamais dans les interfiles. Même à vitesse réduite, le bon équilibre des masses permet réellement de jouer avec le scooter… et l’on comprend presque mieux la facilité avec laquelle les scooters passent entre les voitures par rapport à nombre de motos.

Suzuki Burgman 400

Départementales

Le Burgman 400 s’élance bien volontiers sur départementales et dépasse très rapidement les vitesses légales autorisées. Après le bitume souvent bon de la ville, il s’avère tout aussi à l’aise même sur mauvaises chaussées, sans aucune réaction parasite. Du coup, il incite à ouvrir et accélérer le rythme... tout en maintenant un excellent niveau de confort pour le pilote. Même les changements de direction avec des passages sur des déformations de chaussées latérales n’entraînent pas de mauvaise réaction. Il faut vraiment le pousser au niveau vitesse en courbes pour qu’il commence à montrer ses limites, quand la concurrence vous aura déjà envoyé dans le décor avec le même rythme.

Autoroute

Après les départementales, le Burgman s’engloutit tout aussi facilement sur autoroute où il arrive rapidement à se stabiliser à 140 km/h. De fait, il peut encore gagner 20-25 km/h en fonction des conditions, mais au prix d’une bonne lancée. Mais surtout, la direction devient alors plus floue. Et même si la vitesse élevée peut être maintenue sans danger ni réel guidonnage, la sécurité et l’impression de confort sont bien plus important à 140 km/h. C’est également la vitesse à laquelle la bulle protège le mieux car au-delà elle avoue ses limites, étant bien en deçà de la protection apportée par son équivalent 650.

Suzuki Burgman 400

Duo

Le passager s’installe facilement sur une selle haute, fournissant une bonne vision. La selle est confortable et les poignées bien positionnées. Par contre, le poids plus haut associé au poids presque plume du Burgman 400 entraîne un léger ballant, qui se ressent à l’arrêt et surtout les manœuvres à vitesse lente ; c’est-à-dire sous les 5 km/h.

Suzuki Burgman 400

Freinage

Les freins sont parfaitement dimensionnés avec le scooter, offrant un excellent mix : progressivité, efficacité et douceur. Bref, çà freine bien et fort, sans peur et sans reproche… à tel point que l’on pardonne l’absence d’ABS (disponible malgré tout sur la version 2009).

Consommation

Avec un réservoir de 14 litres (seulement 1 litre de moins que le 650), le Burgman 400 offre une autonomie proche de des 300 km. Si la consommation arrive à descendre sous les 3litres/100 d’après l’ordinateur de bord en conso. instantanée, elle se stabilise aux environs des 5 litres au cent. Et en cas de panne sèche, il est presque facile à pousser, surtout en comparaison avec son grand frère 650.

Suzuki Burgman 400

Pratique

3 vide-poches à l’avant : rien de moins. Ils sont en plus spacieux et pratiques, même si seul le grand vide poche horizontal (10 litres) bénéficie d’une fermeture par clef.

A l’arrière, la selle montée sur vérin ouvre sur un coffre de 62 litres, permettant de mettre deux intégraux, voire deux modulables ! Et il reste encore de la place pour un petit sac, une combinaison de pluie… On peut faire ses courses de la semaine avec !

Doté d’une béquille latérale et centrale, les deux béquilles sont faciles à manipuler. La centrale sera notamment utilisée lors du remplissage du réservoir.

La tablier protège bien la partie basse du corps. La bulle offre une bonne protection en ville mais s’avère pas assez protectrice sur autoroute, notamment pour les grands gabarits.

Suzuki Burgman 400

Conclusion

Léger, maniable, véloce, le Burgman 400 est le meilleur compromis pour le motard voulant un scooter urbain et para-urbain facile. Sa polyvalence séduira encore plus les petits gabarits que les grands et ceux pour qui il s’agit du moyen de transport idéal en ville et grande banlieue. Ses capacités de rangement hors-normes terminent d’en faire un outil parfait. Ses 200 euros de moins que le Silverwing et le Majesty ne sont que la cerise sur la gâteau d’un scooter bien conçu, qui n’a cessé de s’améliorer au fil des ans.

Points forts

  • facilité de prise en main
  • comportement
  • aspects pratiques
  • moteur

Points faibles

  • bulle
  • flou à haute vitesse

Concurrentes : Honda Silverwing SW-T400, Piaggio X10 350, Yamaha Majesty

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