Essai néo-rétro Kawasaki Z900RS SE
The RoadSter est de retour et en mieux !
4 cylindres en ligne, 948 cm3, 116 ch à 9 300 tr/min, 10 m/kg à 7 700 tr/min, 216 kilos, à partir de 13 299 €
Certaines motos marquent durablement leurs pilotes. La Kawasaki Z900 RS fait partie de celles que l’on retrouve avec une étonnante familiarité, même après plusieurs années. Présentée en 2017, elle avait immédiatement séduit par son équilibre général et son interprétation moderne des codes néo-rétro. Pour 2026, Kawasaki lui offre une mise à jour discrète mais significative, avec l’adoption du moteur Euro 5+, une légère hausse de puissance et quelques évolutions techniques, dont un quickshifter bidirectionnel.
L’esprit de la machine demeure toutefois inchangé. La Z900 RS conserve cette personnalité qui mêle esthétique classique et technologie contemporaine sans excès. L’électronique reste volontairement mesurée, laissant une large place au plaisir de conduite. La qualité des matériaux, les nombreuses pièces métalliques et le soin apporté à la finition renforcent cette impression de moto conçue pour durer.

Le style évolue peu, un choix logique tant la silhouette de la Z900 RS conserve son pouvoir de séduction. Les lignes restent fidèles au modèle d’origine, seules les teintes de carrosserie évoluant. Le catalogue propose notamment une finition Rouge Candy, une version noire, ainsi qu’une édition Black Ball entièrement noire. La déclinaison SE bénéficie pour sa part d’une livrée spécifique associant le noir Metallic Spark à des touches orange sur le réservoir.
Cette présentation intemporelle contribue largement à son attrait. Son réservoir galbé, son guidon chromé et ses proportions équilibrées lui permettent de traverser les années sans paraître datée. Si son inspiration est résolument vintage, la Z900 RS reste accessible à un large public grâce à une version de 70 kW pouvant être bridée à 35 kW pour les titulaires du permis A2.
Le quatre-cylindres en ligne de 948 cm³ reprend les évolutions déjà apportées au fil des années afin de privilégier le couple et la souplesse. Les arbres à cames spécifiques, la respiration optimisée et un vilebrequin plus lourd que celui de la Z900 favorisent les reprises à bas et moyen régime. Pour cette version 2026, le taux de compression est désormais identique à celui du roadster, tandis que la transmission finale adopte un rapport légèrement plus long. L’objectif reste de privilégier les accélérations et l’agrément plutôt que la vitesse de pointe. Le moteur conserve ainsi son caractère généreux, capable d’offrir des performances soutenues tout en restant particulièrement agréable au quotidien.

L’équipement électronique progresse avec l’arrivée d’une centrale inertielle permettant au contrôle de traction et à l’ABS de fonctionner également en courbe. Kawasaki conserve cependant une philosophie simple d’utilisation. Le KTRC propose seulement deux niveaux d’intervention, ainsi qu’une désactivation complète. Ce dernier revient toutefois automatiquement en fonction après chaque coupure du contact, un choix qui pourra ne pas satisfaire tous les utilisateurs.
Enfin, Kawasaki a retravaillé l’échappement de type mégaphone. Sa sonorité et ses proportions évoluent légèrement tout en conservant son implantation latérale caractéristique. Associé au guidon chromé, sauf sur la version Black Ball, il participe pleinement au charme de cette Z900 RS, qui continue de privilégier l’élégance, la qualité de fabrication et le plaisir de conduite plutôt qu'une démonstration technologique.




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