Essai roadster Triumph Tracker 400
Flat de ligne, relevée de moteur !
Monocylindre de 398 cm3, 42 ch et 37,5 Nm, 173 kg en ordre de marche, 6.545 euros
Les motos inspirées du Flat Track restent une proposition relativement rare sur le marché, mais elles suscitent régulièrement l’intérêt des amateurs. Jusqu’ici, cette esthétique était principalement représentée par des constructeurs américains avec les Harley-Davidson XR ou l’Indian FTR, mais aussi par quelques modèles japonais comme la Yamaha MT-09 Street Tracker, sans oublier certaines productions plus confidentielles, notamment dans la catégorie 125 cm³. Héritée des compétitions américaines disputées sur des pistes ovales en terre dès les années 1920, cette discipline continue d’influencer le design motocycliste. Si les véritables machines de Flat Track sont conçues pour évoluer sans freins sur des circuits spécifiques et ne présentent que peu de points communs avec une moto homologuée pour la route, leur silhouette évoque immédiatement la performance, la glisse et les sensations fortes. Leur ergonomie particulière et leur caractère sportif contribuent également à leur attrait.
C’est cette identité visuelle que Triumph a choisi d’exploiter pour enrichir sa gamme de petites cylindrées produites en Inde. La nouvelle Tracker 400 vient ainsi compléter l’offre aux côtés de la Speed 400, au style plus traditionnel et de la Scrambler 400 X, dont la hauteur de selle peut constituer un frein pour certains utilisateurs. Ce nouveau modèle mise sur une puissance légèrement supérieure, une position de conduite spécifique et une partie-cycle adaptée à son orientation plus dynamique. L’ensemble est proposé à partir de 6 545 euros.

La Tracker 400 adopte une silhouette compacte et horizontale qui rappelle immédiatement les codes du Flat Track. Les plaques numéros intégrées à la coque arrière constituent l’un des éléments les plus caractéristiques de cette inspiration. À l’avant, une petite casquette prend place au-dessus du phare rond à LED équipé d’un feu de jour. Le large guidon plat, fixé sur un té supérieur soigné, complète une présentation sobre mais cohérente avec le style revendiqué.
La moto bénéficie également de la dernière évolution du monocylindre TR-Series de 398 cm³ à refroidissement liquide, associé à une commande électronique des gaz Ride by Wire. Pour cette déclinaison, Triumph annonce la version la plus performante de ce moteur. Les chiffres restent toutefois mesurés avec une puissance de 42 ch et un couple maximal de 37,5 Nm, loin des limites autorisées par le permis A2. Par rapport aux autres modèles équipés de cette mécanique, le couple maximal est désormais obtenu 1 000 tr/min plus haut, à 7 500 tr/min, traduisant une orientation plus sportive.
La partie-cycle évolue elle aussi avec l’adoption d’une fourche inversée de 43 mm et d’un amortisseur arrière monoshock RSU dont la précharge est réglable. La monte pneumatique privilégie également un comportement plus dynamique sur route. Les aides électroniques comprennent un contrôle de traction ainsi qu’un ABS de série. Contrairement à la Scrambler XC, aucun mode ne permet cependant de désactiver l’ABS, confirmant la vocation exclusivement routière de cette Tracker.

L’équipement reste volontairement mesuré afin de maintenir un positionnement tarifaire compétitif tout en conservant une présentation valorisante. La selle reçoit un capot plat amovible qui renforce l’allure sportive de l’ensemble, tandis qu’une prise USB est discrètement intégrée au niveau du pontet supérieur du guidon.
L’instrumentation se distingue par une présentation plus moderne que celle des modèles bicylindres de moyenne cylindrée de la marque. Si son affichage regroupe l’ensemble des informations indispensables, il fait néanmoins l’impasse sur les fonctions de connectivité ou d’infodivertissement. L’écran LCD apparaît fonctionnel mais manque de sophistication, tandis que le compte-tours se montre peu lisible et manque de précision. À l’inverse, le compteur de vitesse bénéficie d’un affichage généreux, même si son aiguille se révèle sensible aux vibrations à haut régime.
Différente en style, cette nouvelle déclinaison apporte-t-elle suffisamment de changements dynamiques pour justifier sa présence au sein de cette gamme 400 en pleine expansion ? Essai




Commentaires
On dirait une préparation ratée qui défigure le modèle original !
17-07-2026 09:19Ou comment payer plus cher un modèle enlaidi.
17-07-2026 09:21À vaincre sans péril on triumph sans gloire. La limite de la plate-forme et de ses déclinaisons est atteinte avec cette version.
17-07-2026 16:22