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Essai routière Suzuki SV-7GX

Jurassic Bike

Bicylindre en V à 90° de 645 cm3, 73 ch et 64 Nm, 211 kg en ordre de marche, 7.999 euros

Essai routière Suzuki SV-7GXAvec la SV-7GX, Suzuki fait une nouvelle fois appel à son bicylindre en V de 645 cm³, une mécanique présente dans la gamme depuis la fin des années 1990. Toujours utilisée sur les SV650 et V-Strom 650 malgré l'arrivée de la famille 800 cm³, cette motorisation sert désormais de base à une routière de moyenne cylindrée polyvalente, largement inspirée par la GSX-S1000GX.

La SV-7GX reprend les principaux codes esthétiques de sa grande sœur tout en affichant des proportions plus compactes. La face avant adopte un projecteur LED monofocus associé à deux feux de jour en forme de lames, abandonnant les optiques superposées de certains modèles de la gamme. Une bulle réglable sur trois positions domine un carénage aux lignes effilées dont les flancs intègrent des conduits destinés à améliorer la protection des jambes. Le réservoir de 17,4 litres s'insère dans un ensemble aux volumes tendus, prolongé par une selle monobloc dont l'assise pilote est nettement creusée. À l'arrière, le passager dispose de solides poignées tubulaires et d'un porte-paquet en acier. Des fixations pour valises latérales sont également prévues d'origine et discrètement intégrées au châssis.

Essai de la Suzuki SV-7GX
Essai de la Suzuki SV-7GX

Le cadre tubulaire en acier conserve une architecture classique avec une boucle arrière soudée. Il utilise comme élément porteur le V-twin ouvert à 90°, une architecture devenue rare sur le marché face à la généralisation des bicylindres parallèles. Régulièrement mis à jour pour satisfaire aux normes antipollution successives, ce moteur à double arbre à cames en tête et quatre soupapes par cylindre développe désormais 73 ch à 8 500 tr/min pour un couple maximal de 64 Nm à 6 800 tr/min.

La transmission est associée à un embrayage assisté à fonction anti-dribble ainsi qu'à un shifter bidirectionnel monté de série. L'adoption d'une commande de gaz électronique permet également de proposer trois cartographies moteur, dont une réduisant la puissance afin de favoriser les évolutions sur chaussée à faible adhérence. Le contrôle de traction est réglable sur trois niveaux et peut être désactivé. L'ensemble est complété par les fonctions Low RPM Assist et Easy Start, réunies au sein du système Suzuki Intelligent Ride System (SIRS).

La partie-cycle s'appuie sur une géométrie privilégiant la stabilité, avec un angle de colonne de 25°, une chasse de 106 mm et un empattement de 1 445 mm. Les suspensions restent volontairement simples. La fourche télescopique Showa de 41 mm ne propose aucun réglage, tandis que l'amortisseur arrière se limite à un ajustement de la précharge. Le bras oscillant en acier adopte lui aussi une conception traditionnelle.

La Suzuki SV-7GX 2026
La Suzuki SV-7GX 2026

Le freinage est confié à deux étriers Tokico à quatre pistons à montage axial agissant sur des disques de 290 mm à l'avant, complétés par un disque arrière de 240 mm, l'ensemble étant assisté par un ABS. Les jantes en aluminium de 17 pouces reçoivent des pneumatiques Pirelli Angel GT II en dimensions 120/70 et 160/60.

La qualité de fabrication apparaît homogène, avec un assemblage soigné et un éclairage intégralement à LED. Quelques éléments trahissent toutefois l'ancienneté de la plateforme, notamment la visibilité des durites et faisceaux autour du moteur ou encore le dessin très classique du bras oscillant et de l'échappement. L'absence de béquille centrale de série pourra également être relevée. En contrepartie, la SV-7GX limite son poids à 211 kg tous pleins faits, une valeur compétitive dans cette catégorie.

Avec sa base technique presque anachronique, la Suzuki SV-7GX a-t-elle encore suffisamment d'arguments pour se faire une place au sein d'un marché ultra-concurrentiel ? Essai !

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