Essai scrambler Fantic Caballero 500 Rally
100 % italien, le mono A2 pour le meilleur et le pire
Monocylindre Minarelli de 463 cm3, 45 ch et 42,5 Nm, ride-by-wire, 150 kg à sec, 7.690 euros
DD Fantic a revu l'architecture moteur de sa Caballero 500. La marque italienne a abandonné le bloc Zongshen de 449 cm³, qui équipait la machine depuis les premiers prototypes présentés au salon de Milan en 2016, au profit d'un monocylindre de 463 cm³ conçu par Motori Minarelli, motoriste racheté à Yamaha il y a cinq ans. Ce nouveau moteur répond à la norme Euro 5+ et développe 45 chevaux, une puissance qui positionne la moto sur le segment des Scrambler A2, en particulier dans sa version Rally que l'on a pu essayer.
Sur le plan esthétique, les évolutions sont discrètes. La Caballero 500 Rally est proposée en coloris vert ou sable et son phare est protégé par une grille, comme sur la version Explorer. Les roues à rayons sont chaussées de pneumatiques Pirelli Rally STR. En revanche, la ligne d'échappement a été revue et le cache de porte-numéro ovale a disparu. À l'œil attentif, le nouveau bloc moteur est identifiable, bien que son esthétique soit proche de l'ancien. L'alimentation est désormais gérée par une poignée d'accélérateur électronique, permettant de basculer entre deux cartographies : « Street » et « All-terrain ».

Le poste de pilotage intègre un tableau de bord rond à écran LCD fond noir, plus moderne que le précédent. L'ensemble des informations utiles y est présent, mais l'ergonomie des menus reste perfectible : certaines manipulations, comme le changement de mode, s'avèrent peu intuitives. La selle est placée à 860 millimètres du sol, mais la finesse de la moto entre les genoux facilite la prise en main. Le poids annoncé à vide est de 150 kilogrammes, pour un réservoir de 12 litres, ce qui place l'ensemble en ordre de marche autour de 160 kilogrammes, un chiffre compétitif dans sa catégorie, rendu possible par l'architecture monocylindre.
La qualité de finition appelle quelques réserves. Si la fourche dorée, maintenue dans des tés supérieurs fraisés, confère une impression soignée, d'autres éléments trahissent des compromis : cache de pontets en plastique, rétroviseurs rabattables et moulage inégal sur le support de sacoche du réservoir. Ces détails contrastent avec le soin apporté à d'autres parties de la machine.
Et question dynamique, les erreurs du passé ont-elles été gommées ou la Caballero est-elle ici aussi à deux visages ? Essai !




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