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Le Sénat contre une généralisation des 80 km/h

Publication du rapport d'enquête mené par le groupe de travail sur la sécurité routière

"Une nouvelle impulsion nécessaire à la politique de lutte contre l'insécurité routière"

Le Sénat contre une généralisation des 80 km/hDepuis l'annonce du gouvernement d'abaisser la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes bidirectionnelles, le Sénat a fait valoir une certaine réserve quant à l'intérêt de la mesure en matière d'amélioration des conditions de sécurité sur les routes. Un groupe de travail a ainsi été formé pour réaliser une étude sur le sujet.

Michel Raison, Jean-Luc Fichet et Michèle Vullien ont présenté leur rapport ce mercredi à la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable et la commission des lois du Sénat. Rappelons que l'objectif de ce groupe de travail était d'évaluer sans a priori l'efficacité de la mesure.

Le groupe de travail a ainsi observé qu'après avoir été divisée par 4 entre 1970 et 2010, la mortalité routière connaissait une stagnation depuis 2013. Si l'arrivée des radars automatiques a permis de contribuer à diviser par deux la mortalité entre 2000 et 2010, la stagnation constatée depuis 5 ans pousse à envisager d'autres pistes.

Pour le groupe de travail :

Il est nécessaire de donner une nouvelle impulsion à la politique de lutte contre l’insécurité routière et de mettre l’accent sur la prévention des comportements à risques.

Le groupe sénatorial se place ainsi contre la généralisation de cette mesure car il estime, en s'appuyant sur les dires mêmes du Premier Ministre, que l'expérimentation trop limitée ne permet pas de justifier une mise en place au niveau national.

Plutôt que d’appliquer la réduction de vitesse de manière uniforme, nous proposons qu’elle soit décentralisée au niveau des départements, afin de l’adapter aux réalités des territoires et qu’y soient associés les acteurs pertinents, afin d’en favoriser l’acceptabilité et l’efficacité.

Les sénateurs proposent ainsi d'appliquer cette réduction de la vitesse aux routes les plus accidentogènes dont l'inventaire devra être réalisé par les préfets et présidents de conseils départementaux.

Pour l'instant réservée au cadre du groupe de travail, la question devrait maintenant être abordée lors d'un débat en séance au Sénat.

L'association 40 Millions d'Automobilistes a réagit à cette annonce en partageant la position du groupe de travail du Sénat, comme l'expliquait Pierre Chasseray, délégué général de l'association :

C'est typiquement le genre de mesure qu'il est nécessaire de décentraliser pour qu'elle soit appliquée de façon la plus pragmatique possible. Car qui mieux que le gestionnaire de voirie - en l'occurrence le conseil départemental pour les routes départementales - connaît le réseau routier dont il a la charge et est à même de l'aménager de manière cohérente ? [...] La solution qu'ils proposent est la seule qui permette une mesure équilibrée et acceptable par tous

Plus d'infos sur les 80 km/h

Commentaires

olivierzx

Sénat = consultatif, donc nous aurons les 80 sur toutes les routes comme prévu.

19-04-2018 17:37 
c@ssoulet

Exemple magnifique de ces statistiques terribles: le Gers.
C'est le département le plus sur de France pour les autoroutes: zéro mort, zéro blessé. Vous ne risquez absolument rien sur une autoroute Gercoise. Mais vous aurez du mal à les trouver: il n'y en a pas !
Conséquence: le réseau secondaire est une calamité statistique, sur lequel se produisent tous les accidents. Notez bien que vu qu'il n'y a que ça, même si on baissait la vitesse à 20 à l'heure, il resterait le plus dangereux.

19-04-2018 17:52 
 

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