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Test gilet MotoAirbag vZero

Un airbag filaire certifié EN1621/4:2013 niveau 2, qui s'enfile comme un sac à dos

Un équipement de sécurité à 389 € testé au Nürburgring

Halte à l'injustice ! Car non, nous ne sommes pas tous égaux et ça, c'est profondément injuste ! Tenez, par exemple : prenez nos estimés confrères du site www.lerepairedupetitnoir.com : pour tester des cafés, c'est très simple, ils se font livrer une machine au bureau et ça roule. Ça coule, même ! Quant à nos éminentes collègues du site www.lerepairequisentbon.com, elles se font livrer du parfum chez elles, elles s'en mettent partout et après elles peuvent en parler.

Alors que nous, pauvres journalistes moto (ou auto, d'ailleurs : avez-vous déjà vu Dominique Chapatte se prendre un mur dans Turbo pour vérifier que sa nouvelle auto 5 étoiles Euro-NCAP qu'il est parti essayer au bout du monde, elle les mérite bien, ses 5 étoiles ?), la vie est plus compliquée. Car quand David, notre planche à voile céleste et notre maître à tous, me dit : "tiens coco (il parle comme ça, David), tu vas essayer un gilet airbag. Tu fais fissa, s'te plaît, je veux ton texte pour hier soir. Et tu discutes pas !".

Le gilet s'enfile comme un sac à dos

Facile à installer

Avant de me demander ce que j'allais bien pouvoir faire de ce pauvre gilet airbag et surtout, dans quel obstacle j'allais bien pouvoir me projeter pour essayer de le déclencher, examinons ce MotoAirbag.

Le vZero constitue le modèle d'accès de l'offre MotoAirbag et se présente, pour dire les choses assez prosaïquement, comme un sac à dos : passez les bras dans les bretelles, serrez la sangle ventrale et après, il se fait quasiment oublier, parce qu'il ne pèse que 800 grammes et que ses sangles de réglage (le vZero est en taille unique) lui permettent de se placer au-dessus de blousons d'un éventail de tailles allant de S à XXXL. Ce qu'il ne faut pas oublier, par contre, c'est d'accrocher la goupille à un élément de la moto, puisque le MotoAirbag vZero est filaire.

La qualité de fabrication semble bonne, avec son revêtement extérieur en Cordura 500 doublé d'inserts réfléchissants.

Le gilet est facilement ajustable, même sur une combinaison en cuir

Se profilait alors une jolie séance de roulage, qui, pour être assez bucolique, n'en était pas moins pas dénuée de risques : quelques tours de la fameuse et redoutée boucle nord du circuit du Nürburgring au guidon d'un missile de 200 chevaux, une Yamaha YZF-R1. L'avantage du Nürburgring, c'est que les perspectives de choc frontal y sont quand même réduites : aussi, la technologie des airbags filaires rendant leur déclenchement un peu plus long que ceux qui sont radiopilotés ou dotés d'un capteur gyroscopique, cette technologie est moins handicapante dans ces circonstances. Autre intérêt : au Nürburgring, les rails ne sont jamais très loin et tu sors toujours un peu vite, car en fait il n'y a que 3 ou 4 virages lents, le reste étant plutôt constitué d'enfilades rapides. Du coup, avec sa vitesse d'ouverture de 80 à 85 millisecondes, selon le fabricant et sa capacité de 15 litres, il constitue un surplus de protection bien appréciable dans ces circonstances. Initialement homologué EN1621/2 lors de son lancement en 2010, il est désormais certifié EN1621/4:2013 niveau 2 pour la protection du dos, des cervicales et du coccyx.

Il ne faut pas oublier d'accrocher le fil à la moto

Transparent, à 300 km/h comme le genou par terre

C'est pas toujours facile, la vie en combinaison de cuir. C'est stylé, mais ça boudine un peu : les épaules serrées, la bosse dans le dos, les bras courbés, préformés à la position de recherche de vitesse : malgré cela, le gilet MotoAirbag vZero s'installe facilement et s'ajuste parfaitement. Je passe la goupille dans la sangle de la selle passager et c'est parti. La longe mesure environ 50 centimètres, étendue au maximum.

La longue mesure 50 cm pour ne déclencher l'airbag qu'en cas de chute

Le Nürburgring n'est pas un circuit traditionnel dans le sens où l'on ne passe pas son temps à être hyper déhanché d'un côté, puis à être hyper déhanché de l'autre et cela, toutes les dix secondes. Cependant, on bosse quand même beaucoup au guidon, à cause du relief, du dénivelé, du bitume fripé et des vitesses atteintes, qui sont souvent élevées. Et que ce soit dans les pif-paf, sur les plaques en béton du Karrussel ou à 300 km/h dans la ligne droite des stands, jamais le gilet MotoAirbag vZero ne s'est fait sentir ou a constitué la moindre gêne : en d'autres termes, il s'agit d'un ange gardien parfaitement transparent.

En situation de roulage, le vZero sait se faire discret

Voilà ce que l'on peut en dire. Pour un test plus poussé, si vous connaissez un mur volontaire, envoyez son CV à la rédaction, on l'étudiera avec attention.

Points forts

  • Facile à installer
  • Ne se sent pas même en cas de roulage soutenu
  • Ajustement facile même sur une combinaison de cuir

Points faibles

  • Les limites de la technologie filaire (temps de déclenchement)

La fiche technique du gilet MotoAirbag vZero

  • Airbag certifié EN1621/4:2013 niveau 2 pour la protection du dos, des cervicales et du coccyx
  • Force résiduelle après impact: 1,4 kN
  • Temps de déclenchement : 80/85 millisecondes
  • Volume total de l'airbag : 15 litres
  • Poids : 800 grammes
  • Rechargeable
  • Coloris : gris, jaune fluo, camouflage
  • Prix : 380 €

Conditions d’essais

  • Itinéraire : quelques tours du circuit du Nüburgring en Yamaha R1
  • Problème rencontré : je n'ai pas trouvé le courage d'aller le déclencher volontairement...