Menu
Fil RSS Facebook Twitter Instagram Pinterest Youtube Voyage

Yamaha MT-09 Tracer

Tracer fort et loin

L'impressionnant succès commercial des Yamaha MT est une réalité chiffrée : 3.700 MT-09 (dont 15% de Street Rallye et Sport Tracker) en France, 10.372 en Europe. Les chiffres des MT-07 sont encore supérieurs, avec 15.437 unités en Europe, soit le deuxième chiffre de vente derrière… la BMW GS ! Le constructeur aux diapasons ne se repose pas sur ses lauriers et propose, pour 2015, une nouvelle déclinaison de sa machine trois cylindres aux Multiples Talents : la MT-09 Tracer. Ce roadster routier, non pas un trail, se veut plus conciliant pour un usage voyage et duo, mais sans renier la part de sportivité de son ADN caractériel. Carénage aux lignes dynamiques, cartographie moteur (D-Mode) revue, ergonomie et selle spécifique ainsi que de nombreux équipements de série, la nouveauté frappe fort. Pour s'en faire une juste idée, nous essayons la Tracer aux environs de Malaga dans des conditions plutôt hivernale. Que la MT devrait vite réchauffer...

Sur la base de la MT09, Yamaha décline la Tracer

Découverte

Dans l'attente de la Tracer, certains évoquaient Fazer et TDM pour suggérer une idée de la future Yamaha. Réellement ni l'une ni l'autre, la Tracer fait partie de la génération spontanée MT09. S'appuyant sur la base mécanique et partie cycle du roadster, la nouveauté s'habille et évolue pour tailler la borne, toujours dynamiquement, mais désormais plus confortablement. Là réside le principe même de la machine : fédérer les amateurs de virées plus ou moins lointaines et les inconditionnels des sensations sportives au guidon.

On peinerait presque à reconnaitre sa soeur naked tant la Tracer en diffère esthétiquement. Ses volumes magnifiquement sculptés, aux lignes tendues cisèlent les surfaces et étirent les méplats de sa courte robe. Pour ma part, je ne peux que louer le trait de crayon du créateur. Efficace, subtile et acéré, le design interpelle, attire.

Bulle réglable et double optique à LED, le look de la Tracer diffère totalement du roadster naked d'origine

Surmontée d'une élégante bulle ajustable (sur 30 mm) et habillée d'un rimmel de LED, la double optique effilée, scindée en deux blocs par une factice prise d'air frontale, aguiche les regards. Un tunnel dirige les flux d'air vers le haut de la tête de fourche pour réduire les remous éventuels. Les longues écopes sont surmontées de larges épaulements, habilement tronqués et évidés, qui laissent apparaitre des surfaces texturées et enserrent le réservoir de 18 litres. Soit une hausse de 20% de sa contenance. Composée de deux éléments, l'assise double éléments est redessinée et largement épaissie. Elle repose sur une boucle arrière rallongée de 130,6 mm (!) et le passager bénéficie maintenant de larges poignées de maintien. Celles-ci arborent de nombreux ergots et surplombent les platines recevant la bagagerie. La poupe, gainée, se conclut du feu équipant la MT09.

Un tunnel dirige les flux d'air vers le haut de la tête de fourche pour réduire les remous éventuels

Cette structure tubulaire aluminium est boulonnée sur le cadre du même métal coulé sous pression, de type diamant. Composé de deux longerons ajourés, ses montants larges en partie frontale se cintrent fortement en arrière du moteur. Il soutient le bloc trois cylindres de 847 cm3, à double ACT et 12 soupapes intégrant les dernières technologies. Bielles à tête fracturée, pistons forgés et cylindres décalés, le coeur de la Tracer est une oeuvre à part entière. A l'extérieur également. Des culasses magnésium coiffent le bloc dont les carters arborent des surfaces aux teintes bronzes. Le dessin des éléments, leur agencement et l'intégration des durites est sans reproches. Le bouilleur Yamaha, calé à 120° avec un rapport alésage-course de 78x59,1 mm, développe 115 ch à 10 000 tr.mn (84,6 kW) et 8,75 da.Nm à 8 500 révolutions-minutes. Le tout disponible à la demande, dont une bonne part dès les bas régimes…

Doté d'une commande de gazs de type Ride by Wire, le roadster routier dispose de trois cartographies (D-Mode) mises à jour pour ce millésime. Elles permettent d'ajuster la réponse moteur aux conditions de roulage ou envie du pilote, tout en conservant les performances. Un mode "Standard" ménage sport et touring, le mode "B" réduit la réponse à l'ouverture des gazs quand le "A" donne le plus vif caractère. Et la Tracer, contrairement à la MT09, jugule l'éventuel surplus de cavalerie par un antipatinage déconnectable. Le système travaille selon trois variables : l'allumage, l'injection et la gestion d'ouverture des soupapes (YCC-T).

Le bloc moteur 3 cylindres de 847 cm3 de la MT-09 est toujours aussi expressif

Capté par des collecteurs trois en un, le souffle du trois cylindres se jette dans un silencieux hyper compact, placé sous le moteur. Cette disposition est rendue possible par l'adoption d'une suspension Monocross placée horizontalement. L'amortisseur Kayaba s'ajuste en précharge et détente, dont on trouve la molette au travers d'un ajour du cadre, coté gauche. Il gère, sur 130 mm, les mouvements du bras oscillant banane, dont l'asymétrie élégante apporte un surcroit de dynamisme au style de la machine. A l'avant, une fourche inversée Kayaba de 41 mm, coulissant sur 137 mm, se règle en précharge au sommet de chaque tube et en détente côté droit. L'ensemble est identique aux suspensions de la MT09 naked mais les lois d'amortissement sont spécifiques à la Tracer.

Pour stopper le destrier énervé, deux étriers à montage radial et quatre pistons attaquent des disques de 298 mm sur le train directeur. Le ralentisseur opposé, simple piston, serre un élément de 245 mm. Et l'ABS est de série pour surveiller la rotation des jantes aluminium de 17 pouces aux cinq branches dédoublées. Yamaha a retenu des enveloppes Dunlop D222 au profil routier, en 120/70 et 180 /55. La finition est excellente, jusque dans les détails, où l'habillage se pare d'éléments et de caches latéraux striés. L'ensemble de la machine compose une monture stylée, épurée, dynamique et remarquablement fine.

Le silencieux compact vient se placer sous le moteur

En selle

Le contraste entre la largeur des épaulements et la finesse à l'entrejambe surprend agréablement. Cette étroitesse fait paraître la Tracer plus haute qu'elle n'est. Certes, avec 30 mm de plus que la MT09, ses 845 mm de hauteur de selle semblent élevés. Mais, sur ce point, la Tracer possède de nombreux atouts sur le roadster. Premier d'entre eux, la largeur à l'entrejambe perd 26 mm… De quoi assurer de bons appuis au sol. En outre, ces dernières présentent une longueur bien plus importante : 405.2 mm et 322.9 mm (pilote-passager, contre 385.8 mm et 269.0 mm sur la MT09). De fait, on trouve sa place sans mal. Et plus épaisses, elles devraient soigner voyages et duo. Dernier avantage, située sous la selle pilote, une platine plastique, guère séduisante, permet au plus grand de relever l'assise à 860 mm (+15 mm). Une selle basse réduit cette valeur à 815 mm.

L'ergonomie avenante concerne également jambes et bras. La section centrale du cadre, très fine, obtenue en montant l’ensemble d’axe de bras oscillant à l’extérieur de la structure permet d'enserrer la machine facilement. Légèrement reculées, les platines de repose-pieds font conserver une certaine dynamique à la position générale. La flexion des jambes est plutôt réduite. Le buste, à peine penché en avant, met les bras en légers appuis sur le large cintre aluminium à diamètre variable. Ajustable sur 10 mm en hauteur, celui-ci est 45 mm plus large que celui du roadster naked. Les solides pare-mains intégrant des déflecteurs sont livrés en standard. De hauts pontets à la teinte magnésium enserre le guidon, s'élevant au-dessus du té supérieur de même finition. Autour, le puis de fourche masque l'essentiel des périphériques et le gainage des câbles est satisfaisant.

L'assise de la Yamaha Tracer est un modèle de finesse

Un large bloc instrument fait face au pilote, bien loin de celui de la MT09. La Tracer adopte l'équipement de la XT1200Z Super Ténéré, composé de deux fenêtres digitales. La plus large pour les informations usuelles et une autre plus réduite pour les fonctions annexes. Dans la première, tachymètre, compte-tours, horloge et cartographie moteur. Cette dernière se sélectionne, même en roulant, au commode droit par un poussoir dédié. Dans la seconde, un indicateur de rapport engagé surmonte des indications que l'on fera défiler par un bouton à la poignée gauche. Une première série comporte odomètre et deux partiels, une deuxième odomètre et consommation moyenne et instantanée. Une dernière affiche la température ambiante, celle du moteur et le temps de parcours. Le niveau de chaleur des poignées chauffantes optionnelles peut également figurer à cette place. L'ensemble est remarquable de lisibilité.

On apprécie également la présence d'une commande de warning et d'un levier de frein réglable en écartement. Dommage, celui d'embrayage n'en dispose pas. Pratique, une prise 12 volts jouxte le tableau de bord et peu se compléter d'une deuxième optionnelle. A leur côté se trouvent les molettes de déverrouillage de la bulle, peu ergonomiques et celles de réglage, différenciées, de chacun des phares. Enfin, la béquille centrale est de série, plus pratique pour graisser la chaine et faire de la mécanique éventuelle.

On retrouve ici l'instrumentation digitale de la XT1200Z Super Ténéré

En ville

Le feulement du trois cylindres Yamaha fait promesse de plaisirs que nous eûmes bien du mal à lui faire tenir. Non, rien à voir avec la Tracer, mais avec la météo hivernale. Temps froid, nuageux, voire épais brouillard et une grande proportion de routes poussiéreuses et humides n'ont pas aidé le roadster caréné en première partie d'essai. Heureusement, un peu plus de clémence des cieux finit par suspendre la mise en marche récurrente de l'antipatinage…

La Tracer est une moto facile. Non qu'elle se donne à tout le monde, mais son agilité et sa vivacité la rende vite évidente. Accusant 210 kg sur la balance, notre athlète a pris tout de même 19 kg par rapport à sa soeur. Le prix de la versatilité… Ce surplus pondéral n'est que peu sensible, l'ergonomie à bord étant différente. Cependant, avec de nouvelles masses haut perchées, l'inertie supplémentaire en manœuvre est bien réelle, comparé à la MT09. Rayon de braquage correct et bonne répartition des masses rendent la machine agréable au quotidien en zone urbaine.

Sur les freinages un peu brusques, le train avant plonge raisonnablement. Il est toujours possible de l'ajuster, ce que je fis, les modifications étant assez sensibles sur le comportement de la machine. Une hydraulique plus fermée améliore sensiblement le confort entre les murs.

Rayon de braquage et répartition des masses rendent la machine agréable au quotidien

Particulièrement souple, le bloc y seconde bien la partie cycle, épaulé par une boite précise, bien qu'un peu sonore. La Tracer n'est pas pousse au crime en ville, bénéficiant d'une cartographie Standard, ou B, plus douce que celle de la naked. Son trois cylindres sait accompagner vos évolutions avec une certaine retenue. Pour autant, n'allez pas croire que la Tracer soit sage. Chassez le naturel d'une rotation immodérée de la poignée droite et son naturel revient, au "triple" galop bien sur.

Autoroute et voies rapides

Déjà plébiscité sur la MT09, le bouilleur Yamaha fait toujours sensation. Mais comment ont-ils mis tant de watt dans ce bloc? Bien qu'affichant 115 ch, il en sort sans jamais finir, catapultant la Tracer vers les 200 km/h et plus, sans même y penser. Au légal, le régime se stabilise à 5 300 tr.mn, rendant les reprises, sur le dernier rapport, moins ébouriffantes. Mais tout est relatif et on est loin de l'anémie.

La tenue de cap est impeccable, mais la protection au flux d'air l'est moins. Réduisant la pression du vent, pare-brise et carénages apportent une protection décente, mais conforme au tourisme sportif. Bras et épaules sont exposés. En position haute, la bulle génère des remous sur le haut du casque. L'amplitude trop réduite fera investir les plus exigeants dans l'optionnelle bulle touring. Bien abritées, les jambes bénéficient du travail des longues écopes.

Autre bon point, les selles apportent un réel confort et l'absence de vibrations permet d'envisager sereinement les longues étapes. SI l'ennui se fait sentir sur le ruban tarifé, il ne tient qu'à vous d'emmener la MT09 routière Tracer la route sur le réseau secondaire.

La protection de la bulle reste limitée mais le confort de conduite permet d'envisager sérieusement les longues distances

Départementales

Le meilleur chemin pour aller d'un point à un autre n'est assurément pas la ligne droite quant on chevauche un destrier de course marchant à l'avoine, l'arsouille, la bourre. Quitte à tracer, autant que ce soit des courbes. Longues, serrées, rapides ou moins, peu importe, le plaisir d'y rouler la Yamaha est identique. En l'on rage de n'avoir pas des conditions propices à emmener la Tracer comme il se doit, comme elle le mériterait. De plus, défauts et qualités de partie cycle devront être examinés à la faveur de l'essai d'une machine non chaussée de D 222. Ces enveloppes n'ont convaincu aucun d'entre nous. Absence de remontée d'informations du train avant et inertie suspecte sont probablement à mettre à la charge des pneus. Leur carcasse trop rigide semble desservir la routière sport.

Et pourtant, celle-ci ne démérite pas, lâchant son haras de pur-sang en un troupeau furieux dès que l'on tord le caoutchouc droit. La Tracer se cabre naturellement, sur les deux premiers rapports, soulignant ses évolutions d'un grondement puissant. Particulièrement efficace de 5 000 à 10 000 tours, le trois cylindres impressionne sur les rapports intermédiaires. Couple et puissance s'associent au mieux pour dynamiser la Yam'. Naturellement douée pour basculer sur l'angle, le plus large guidon donne à la Tracer un important bras de levier facilitant encore les évolutions. Conjuguée à un angle de chasse très fermé (24°), la vivacité de la machine n'est pas qu'un mot.

Longues, serrées, rapides... peu importe les courbes, le plaisir est toujours là

Plus facile à inscrire sur l'angle que la naked, la routière profite également d'une commande Ride by Wire mieux paramétrée. Si le Mode A génère encore des à-coups trop sensibles, le mode Standard est presque aussi réactif et son agrément et efficacité supérieure. Pour apprécier un rythme élevé, il est bon de précharger légèrement la suspension et surtout refermer la détente. On gagne alors en précision tout en conservant un confort acceptable. Les transferts de masse restent alors plus contenus lors de la prise des freins. A la remise de (gros) gazs en courbe, la Tracer est également plus homogène et ne bouge pas comme sa soeur. Les suspensions, mieux accordées que celles de la MT09, gèrent correctement les compressions lentes, mais moins les gros chocs rapides. La réaction est alors plus sèche.

Les conditions de roulage et les gommes de série ont mis en lumière le bon comportement des assistances électroniques. L'antipatinage TCS dévoile une mise en oeuvre progressive, sans générer de comportements parasites, prévenant tout dérapage dangereux de la roue arrière.

Même constat pour le freinage. Progressifs et puissants, les étriers avant procurent des décélérations de premier ordre. L'ABS n'entre en action qu'au plus tard, autorisant un pilotage hardi. La course de la pédale du ralentisseur arrière, trop longue, se conjugue à un manque de consistance. Toutefois, l'habitude venant, l'efficacité en courbe est correcte et seconde efficacement les éléments avant.

Bien qu'ayant un tempérament sportif, la Tracer jouie d'une position de conduite plus propice au touring

On peut aussi rouler en mode contemplatif sur la Tracer. Pas pour admirer la machine, mais le paysage. On retrouve alors la douceur trompeuse de son bloc sportif. Aux allures légales, la MT09 routière semble domptée, prête à vous mener loin sans excès. La position de pilotage ménage un compromis plutôt favorable au touring, propice à rallonger les étapes. Jusqu'à ce que, l'âme joueuse, vous ne cassiez soudain votre poignet droit pour tester d'autres limites.

Partie cycle

Cadre rigide, étroit, suspensions mieux accordées, géométrie toujours incisive, la Tracer ne concède rien de ses qualités de partie cycle à une utilisation plus routière; au contraire, la partie cycle est en progrès, bénéficiant d'un amortissement ajustable. Performances et prétentions de la Yamaha mériteraient toutefois une suspension encore plus efficace. Quitte à la proposer en option départ usine.

La partie cycle est en progrès et bénéficie d'un amortissement ajustable

Freinage

Les pinces radiales ne sont pas là en faire valoir. Puissant, le freinage conserve une progressivité appréciable, laissant au pilote le soin de moduler sa pression sur le levier. Performant, l'ABS de série gère sportivement la monture. Comme il se doit. La commande de l'étrier arrière est moins convaincante avec une course plus longue et un feeling moins net.

Difficile de mettre en défaut le frein avant parfaitement assisté par l'ABS

Confort/Duo

Les assises procurent un agrément que 240 km de routes souvent abimées n'ont pas grevé. Elles compensent parfois des réactions un peu sèches de la suspension. Comme le pilote, le passager dispose d'un espace et d'un maintien correct. Toutefois, ses poignées auraient mérité une section inférieure aux angles plus doux. Perfectible, le pare-brise apporte une protection bienvenue sur longues distances, surtout en hiver. Une bagagerie souple optionnelle contenant des sacs étanches viendra améliorer les virées de l'équipage.

Pare-brise haut, valises latérales, projecteurs additionnels... les accessoires disponibles sont nombreux

Consommation

La contenance supplémentaire du réservoir de la Tracer (+ 4 litres) permettra d'accroitre le rayon d'action du destrier caractériel. Notre consommation moyenne, sans forcer au guidon, est de 6 litres au 100 km. Cela parait 0,5 litre de plus que celle de la MT09. Carénage et poids supplémentaire expliquent sans doute ce constat.

Le réservoir offre maintenant une capacité de 18 litres

Conclusion

Esthétique, empruntant nettement au roadster caréné de la marque certaines de ses lignes, la nouveauté n'en conserve que l'essentiel, créant sa propre identité. Sans rien perdre de son caractère, la Yamaha MT09 Tracer se forge un destin de routière légère et dynamique. Dans ce roadster aux deux visages, Sport et Touring se conjuguent, chacun tentant de disputer à l'autre la première place. Au pilote de déterminer ses priorités du moment. Celles de la concurrence devraient être tout autre… car comme la MT09 naked, la Tracer pourrait mettre au diapason la concurrence, tant par ses qualités dynamiques que ses équipements et son prix. A 9 999 €, l'offre globale a de quoi séduire.

On lui opposera d'abord du haut de gamme capable de rivaliser : Ducati 821 Hyperstrada, 13.050 €, à la motorisation enjouée, mais probablement moins conciliante au quotidien et en duo. Autre Italienne, la MV Agusta Stradale, fraichement essayée par mon collègue, tarifée 13.990 €. Jolie sculpture dénuée d'antipatinage et des équipements pratiques de la Japonaise. Dans le segment trail routier que la Yamaha peut prétendre attaquer, on citera la Triumph Tiger 800 XRx, 11.290 €. Excellente routière haut perchée et richement dotée. Son trois-cylindre ne possède pas la même verve, mais l'agrément général en fait un vrai challenger. Chez Honda, la VFR800X Crossrunner, 11.999 €, n'affiche pas d'exubérance mécanique, ni une offre aussi complète. Son poids est également élevé. Enfin, Kawasaki avec sa nouvelle Versys 1000, disponible contre 12.699 €, propose une routière performante, plus étoffée et confortable mais, elle aussi, plus lourde.

Avec la MT09 Tracer, Yamaha prend encore de l'avance, optimisant ainsi les capacités de son roadster champion des ventes. Cette déclinaison versatile, toujours aussi musclée, pose de nouveaux jalons sur le segment routier. Et pourrait même créer un nouvel adage : Désormais, qui veut arsouiller loin cravache sa monture…

Points forts

  • Caractère et disponibilité moteur
  • Agilité de la partie cycle
  • Confort
  • Finitions
  • Equipements

Points faibles

  • Pneumatiques
  • Bulle perfectible en mécanisme et amplitude.
  • Amortissement un peu sec sur fortes compressions

La fiche technique de la Yamaha MT-09 Tracer

Equipements de série

  • 3 cartographies moteur (D Mode)
  • Réservoir de 18 litres
  • Freinage ABS
  • Anti-patinage TCS déconnectable
  • Fourche inversée de 41 mm paramétrable en pré-charge et détente
  • Suspension arrière Monocross ajustable en pré-charge et détente
  • Pare-brise, guidon et selle conducteur réglables en hauteur
  • Pare-mains
  • Double optique LED
  • Deux étriers avant à montage radiale
  • Prise 12V
  • Béquille centrale

Accessoires principaux

  • Pare-brise haut
  • Projecteurs additionnels
  • Poignées chauffantes
  • Selle confort
  • Selle basse
  • Valises latérales souples
  • Top case
  • Sacoche réservoir
  • Akrapovic full exhaust

La Yamaha MT-09 Tracer est proposée en rouge,

Calcul coût assurance ?

AMV Combien pour assurer votre Yamaha MT-09 Tracer? Devis en ligne
SOLLY AZAR Calculez le prix de votre assurance Yamaha MT-09 Tracer en 2mn avec SOLLY AZAR

Commentaires

waboo

Racée, agile, puissante, versatile... la MT09 carénée va "Tracer" la concurrence !

17-12-2014 21:25 
olivierzx

Allez M. Yamaha pour le millésime 2016 faites évoluer la MT-09 normale : le réservoir de 18L, le TCS et le nouveau compteur.

18-12-2014 18:31 
waboo

Pas sur que le tableau de la Tracer sera très sympa sur la MT09... c'est un peu large. Mais le TCS fera surement sont apparition

18-12-2014 21:28 
olivlite

pour me faire une idée, puis je connaitre la taille du pilote. J'ai des grandes guiboles. Mais c'est clair qu'après avoir eu 2 TDM, elle me plait bien cette nouvelle machine.

05-01-2015 11:49 
waboo

1 m 84.

Si tu es grand, place la selle en position haute.

05-01-2015 21:29 
 

Connectez-vous pour réagirOu inscrivez-vous