english

Essai scooter Aprilia SR GT 400

Du sport dans le quotidien

Monocylindre HPE de 399 cm3, 36 ch et 37,7 Nm, 186 kg pleins faits, 6.750 euros

Essai scooter Aprilia SR GT 400Depuis que Honda a introduit en 2016 le style baroudeur chic sur le segment du scooter, de nombreux constructeurs ont emboîté le pas. Aprilia entre à son tour dans la danse avec le SR GT 400, un modèle qui cherche à combiner l'héritage sportif de la RSV4 et l'esprit aventurier de la Tuareg 660 au sein d'un même scooter.

Fidèle à sa tradition, la marque de Noale privilégie le dynamisme des lignes plutôt que les volumes imposants habituellement associés aux machines d'aventure. La face avant emprunte directement aux codes stylistiques de la sportive maison, avec ses nervures encadrant le phare central et ses optiques effilées. Deux lames de feux diurnes à LED complètent l'ensemble, surmontées d'une bulle courte aux contours tendus, réglable sur cinq positions et sur une amplitude de 70 mm.

Sur les flancs, les lignes acérées du bouclier avant laissent place à de profondes échancrures servant d'extractions d'air latérales, au-dessus de marchepieds partiellement habillés de plastique argenté. Un tunnel central structure la silhouette et supporte une selle monobloc épaisse de forme ergonomique, flanquée de larges poignées passager. Sous cette assise, un coffre de 22 litres est disponible. L'échappement, positionné côté droit et relativement bas, adopte des volumes étroits avec des doubles embouts argentés striés.

Le scooter Aprilia SR GT 400
Le scooter Aprilia SR GT 400

La structure repose sur un cadre tubulaire acier à double berceau, élargi vers l'arrière pour accueillir le coffre sous selle. Le moteur est le monocylindre Piaggio HPE 400 de 399 cm³, à distribution quatre soupapes par arbre à cames en tête. Avec un alésage de 84 mm pour une course de 72 mm, ce bloc développe 36 ch à 7 500 tr/min et 37,7 Nm à 5 700 tr/min. La transmission est assurée par une boîte CVT à variation continue, intégrée au bras oscillant côté gauche, pour des accélérations fluides et sans rupture de charge.

L'électronique embarquée reste limitée, mais comprend un contrôle de traction ATC réglable sur deux niveaux et désactivable. Un mode off-road, accessible en une seule pression, annule simultanément l'ATC et l'ABS arrière. La géométrie adopte un angle de colonne de 26,8°, une chasse de 105 mm et un empattement de 1 535 mm.

L'Aprilia SR GT 400
L'Aprilia SR GT 400

La suspension fait appel à une fourche inversée de 41 mm et à deux combinés amortisseurs Kayaba à réservoir déporté, tous deux réglables en précharge sur dix niveaux ainsi qu'en détente, pour un débattement de 120 mm. La garde au sol est annoncée à 190 mm, un chiffre honorable bien que la course des suspensions reste modeste pour un scooter se revendiquant d'un usage mixte. Les jantes à cinq branches dédoublées, en 16 pouces à l'avant et 14 pouces à l'arrière, reçoivent des pneumatiques mixtes Mitas Enduro Trail en 120/70 et 150/70. L'absence de valves coudées constitue un point de détail regrettable. Le freinage repose sur un étrier Bybre radial à quatre pistons mordant un disque de 300 mm à l'avant et un étrier deux pistons sur un disque de 240 mm à l'arrière, avec ABS de série déconnectable à l'arrière.

Avec un poids de 186 kg, le SR GT 400 contient correctement sa masse. La finition, assurée sur le site de Scorze en Italie, ne prête pas à critique, bien que la proportion de plastique soit notable sur certaines zones. La clef sans contact gère le démarrage, le blocage de direction et l'ouverture de la selle et du bouchon d'essence. La béquille centrale est fournie de série, tout comme les pare-mains. Un crash-bar enveloppant le marchepied et l'avant du carénage est disponible en option. Les intervalles de révision sont fixés à 10 000 km et la garantie constructeur couvre quatre ans.

Mais derrière le look baroudeur, que propose réellement Aprilia avec le SR GT 400 ? Essai vidéo.

La chaîne d'info moto