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Grand Prix de France

25e anniversaire de l’épreuve en 2018 entre le Castellet et le Mans

La compétition moto, les animations en plus

Grand Prix de France 2011 - Photo : David ReygondeauParler des 20 ans du Grand Prix de France moto, c’est quelque peu occulter l’histoire des Grand Prix moto au sens large. Il faut en effet préciser, sous peine de recevoir les foudres des puristes, que cet anniversaire correspond à la reprise de l’événement par le promoteur PHA Claude Michy.

Cette ère a permis à deux circuits d’accueillir l’événement : le circuit Bugatti du Mans et le Castellet, de 1996 à 1999. La Dorna avait œuvré pour un changement de circuit : au terme des deux années du contrat initial, c’est ainsi que le Paul Ricard succédait à la Sarthe. Pendant un temps seulement : figurez-vous que la cause venait de l’extérieur, du monde de la compétition sur quatre roues.

En effet, Bernie Ecclestone, grand argentier de la Formule 1 et patron de la FOM (Formula One Management), avait acquis le circuit. Retour au Mans, donc, avec le succès populaire que l’on sait – et ce, malgré la météo parfois capricieuse !

Les Français sont attachés au Mans : il s’agit du Grand Prix national, celui auquel nombre de passionnés ont eu accès le plus aisément (de but en blanc, assisteriez-vous à votre premier Grand Prix au Circuit of the Americas ou à Losail ?). Cela fait déjà une bonne raison d’apprécier l’événement, mais a-t-il quelque chose de plus, cette petite étincelle qui transforme un événement correct en un rassemblent incontournable ?

Le Grand Prix de France, terre d’exploits

Plusieurs pilotes se sont illustrés lors du Grand Prix de France, tous circuits confondus, depuis la première édition de l’ère Michy en 1994. Comme vous allez le voir, de nombreux pilotes de renom, de légende même, ont pu s’y illustrer au fil des années.

Au Mans, terre des 24 heures où les animations sont toujours au rendez-vous (voilà qui ajoute un certain cachet !), Valentino Rossi s’est construit sa légende en s’imposant à trois reprises en catégorie reine, si bien que c’est une sorte de deuxième Grand Prix à domicile pour le nonuple champion du monde. Ce palmarès, Jorge Lorenzo le partage également. Or, la quatrième victoire au Grand Prix de France de l’Espagnol s’est jouée au Mans, au contraire de Valentino Rossi qui remportait son premier Grand Prix de France au Castellet, timing oblige. De même, la victoire au Castellet du Doctor s’est jouée en 125, contrairement à Lorenzo qui concourait alors en 250.

Grand Prix de France 2002 : premier succès de Valentino Rossi en 500 cc

Dani Pedrosa s’est lui aussi imposé quatre fois, mais seulement une fois en catégorie reine, l’édition des 20 ans. Les fans de Rossi préféreraient certainement oublier le destin de Vale en 2013 sur le circuit Bugatti, mais c’est une autre histoire…

Deux des quatre succès de Mick Doohan au Grand Prix de France ont été décrochés au Mans. La légende australienne s’est toutefois imposée à chaque fois en catégorie reine, à l’occasion des deux premières éditions. Deux succès au Mans, c’est également le tarif qu’avait fixé Sete Gibernau de 2003 à 2004, toujours en catégorie reine. Enfin, Max Biaggi décrochait l’un de ses deux succès en France au Mans. Il en profitait pour le réaliser en catégorie reine, s’étant imposé en 250 au Paul Ricard.

Sur le plan comptable, l’Espagne s’est le plus illustrée au Grand Prix de France avec 23 victoires dont 9 en catégorie reine. L’Italie vient derrière avec 13 succès et 5 en catégorie reine. Au total, 9 nations se sont illustrées, la France disposant de deux succès dans la catégorie 125/Moto3 avec Mike di Meglio en 2008 et Louis Rossi en 2012.

Grand Prix de France 2003 Sete Gibernau

Plus surprenant, le flegme britannique s’est manifesté chez leurs voisins préférés. Il aura fallu, en effet, attendre 2013 pour voir l’un des leurs s’imposer sur les terres françaises, avec le succès de Scott Redding en Moto2. Du côté des Japonais, si les victoires ont été nombreuses (10 au total sur 60 possibles), aucune n’a été décrochée en catégorie reine.

Pour peaufiner l’exigence du circuit, le circuit Bugatti du Mans a reçu quelques évolutions au fil des années, comme l’allongement de la piste de 5 mètres en 1997 suite à la modification du ralentisseur de la courbe Dunlop, sécurité des pilotes oblige. Ensuite, ce ralentisseur évoluait encore. De nombreux stands étaient ajoutés au fil des années, les deux premiers en 2002 servant… au tournage du film Michel Vaillant !

Les éditions pluvieuses sourient aux Français

Voilà peut-être une explication à la victoire tardive du Britannique Redding : les deux succès Français se sont joués sous la pluie… Certes, d’aucuns rappelleront la bourde de Randy de Puniet sur la grille de départ détrempée en 2012, mais cela serait tout bonnement du mauvais esprit !

Revenons à Mike di Meglio et Louis Rossi. En 2008, le Français, qui s’en allait vers son titre en 125 cc, devait composer avec une course interrompue par les gouttes, réduisant sa deuxième partie à cinq petits tours. Reparti cinquième au nouveau départ, il avait eu le réflexe de faire le plus attention possible en essayant de conserver un rang suffisant pour prétendre à la victoire.

Ces quelques gouttes étaient peut-être un signe du destin : et si elles n’étaient pas tombées, aurait-il brisé 26 ans de disette ? Fort heureusement, la question ne se pose pas. Ce week-end là, l’histoire s’écrivait véritablement : Valentino Rossi signait la 90e victoire de sa carrière.

Grand Prix de France 2012 - Louis Rossi Moto3

Pour sa victoire en 2012, Louis Rossi a de son côté véritablement dû composer avec la pluie et non pas quelques gouttes provoquant la sortie d’un drapeau rouge… Chuter en Espagne alors qu’il menait l’avait certainement fait réfléchir et les trombes d’eau imposaient la prudence. L’épreuve devenait davantage une question de survie que de panache, mais survivre, c’était l’art de gagner avec la manière au Mans, une exigence toute aussi grande que de gagner sur une remontée.

Son but était de rouler éloigné de tout adversaire, qui pouvait, en cas de chute, l’entraîner sur son passage. Pari réussi, si bien que le patron du SERT, Dominique Méliand, avait déclaré que Rossi – dont le nom se suffit à lui-même pour faire couler beaucoup d’encre – avait poussé les autres à la faute. Là, c’était bien là que se tenait la prouesse du Manceau.

La suite du programme ? Johann Zarco a semblé vouloir titiller la gagne ces derniers temps. Furieux du drapeau rouge en Moto2 en 2013, celui-ci a vu Rossi s’imposer l’année précédente, de quoi lui donner envie de le faire à son tour. Cette année-là, il avait chuté.

Heureusement pour le Grand Prix de France et pour Zarco, d’autres occasions se présenteront. Elles sauront distinguer les meilleurs pilotes, quelle que soit leur nationalité, pourvu que le talent soit au rendez-vous…

Palmarès des pilotes moto au Grand Prix de France depuis 1994

500 cc / MotoGP 250 cc / Moto2 125 cc / Moto3
2013 Dani Pedrosa Scott Redding Maverick Viñales
2012 Jorge Lorenzo Thomas Lüthi Louis Rossi
2011 Casey Stoner Marc Marquez Maverick Viñales
2010 Jorge Lorenzo Toni Elias Pol Espargaro
2009 Jorge Lorenzo Marco Simoncelli Julian Simon
2008 Valentino Rossi Alex Debon Joan Olive
2007 Chris Vermeulen Jorge Lorenzo Sergio Gadea
2006 Marco Melandri Yuki Takahashi Thomas Lüthi
2005 Valentino Rossi Dani Pedrosa Thomas Lüthi
2004 Sete Gibernau Dani Pedrosa Andrea Dovizioso
2003 Sete Gibernau Toni Elias Dani Pedrosa
2002 Valentino Rossi Fonsi Nieto Lucio Cecchinello
2001 Max Biaggi Daijiro Kato Manuel Poggiali
2000 Alex Criviillé Tohru Ukawa Yōichi Ui
1999 Alex Crivillé Tohru Ukawa Roberto Locatelli
1998 Alex Crivillé Tetsuya Harada Kazuto Sakata
1997 Mick Doohan Tetsuya Harada Valentino Rossi
1996 Mick Doohan Max Biaggi Stefano Perugini
1995 Mick Doohan Ralf Waldmann Haruchika Aoki
1994 Mick Doohan Loris Capirossi Noboru Ueda

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