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Essai casque modulable Roof Boxxer Carbon

6 coloris, 7 tailles de XS à XXL, double homologation jet et intégral, 529 €

La marque française fait enfin évoluer son modulable vedette

Les concernant, il n’y a pas de doute : on le reconnaît immédiatement à ses deux ergots rouges remontés sur le crâne et bien souvent et non ce n’est pas un cliché, ses utilisateurs se recrutent en général dans la fratrie des propriétaires de Tmax ou de roadsters un tantinet sportif genre Z et compagnie… Il faut dire que ce casque avait, en plus d’un look assez terrible, une posture quasiment unique dans le PCF (paysage du casque français) avec sa mentonnière pivotante à 180° et sa double homologation jet et intégral. Certes, le système a ensuite été copié par d’autres, mais Roof a été le premier ; bravo à cette marque créée par Claude Morin.

Essai du casque modulable Roof Boxxer Carbon

On se moque (même pas, en fait), car Roof a réussi à se construire une identité en béton ainsi qu’un beau succès commercial pour la première génération de ses casques, le Boxer. En 1996, Roof obtient le trophée de la meilleure croissance commerciale.

Un succès durable : depuis 1995 (les premières études remontent même à 1993), le Boxer s'est contenté d'évoluer dans le détail, mettant l'accent sur des coloris et des séries limitées plus que sur de profondes évolutions techniques. Il était donc temps d'entrer dans une nouvelle ère.

Le Roof laisse apparaitre sa construction en fibres de carbone

Du carbone, mais pas seulement

Malgré son incontestable air de famille, ce casque est nouveau avec notamment des dimensions changées, moins haut, plus élancé : Roof vient ainsi de renouveler récemment son offre avec le Boxxer (avec deux « x », s’il vous plait) et sa coque partiellement en carbone ; la calotte est en effet composée d’un alliage de carbone et de fibre de verre et non pas uniquement de fibre de verre comme sur le Boxer.

Le BoXXer conserve ses petites 'antennes' en position ouverte

L’objectif principal est de gagner du poids. A 1550 grammes, le Boxxer Carbone se situe plutôt dans la fourchette basse pour un modulable et il est même 100 grammes plus léger que le Boxer. Cela se sent dès la première prise en main, avec un sentiment de légèreté compte tenu du fait que c'est un modulable. On apprécie aussi la qualité de construction et la beauté de la fibre de carbone apparente.

Cela étant, le poids n'a pas été le seul objectif : Roof a bien travaillé pour répondre à certaines critiques qui avaient été émises sur ses précédentes générations de casques. Par contre et à la différence de certains casques modulables, il faut forcément relever la mentonnière pour l’enfiler. On découvre alors l’un des avantages du carbone : sa rigidité et c’est vrai que la base du casque n’offre que peu de souplesse. On s’y fait…Mais il est vrai, ensuite, que cette calotte rigide permet bien d'enserrer le crâne et que la coiffe de confort adaptable permet d'ajuster sa morphologie crânienne au casque.

La mentonnière vient se positionner derrière

Un bon gros joint

Le clic, c'est la vie quand on fait de la presse sur internet. Mais le clic, c'est aussi le son que l'on entend quand la mentonnière se verrouille sur le casque : un bruit sec, un mouvement franc, le doute n'est pas permis. Ensuite, on ajuste bien la jugulaire crantée, fixée à la calotte par quatre points.

Le modulable Roof Boxxer Carbon

Il ne faut pas rouler longtemps pour se rendre compte de l'immensité des progrès accomplis par le Boxxer Carbon, si l'on a en mémoire les prestations dynamiques des précédents Boxer. Là, on peut dire que l'on est quand même dans un autre monde. Déjà, l'écran se colle sur la calotte via un gros joint en caoutchouc silicone, nettement plus épais que le joint en mousse des modèles précédents. Que ce soit sur le plan sonore, du côté de la protection au vent (d'autant qu'une petite bavette protège efficacement de l'air au niveau de la mentonnière) ou encore de l'étanchéité sous la pluie, le Boxxer a fait des progrès considérables et n'a plus à essuyer de reproches aujourd'hui. On retrouve cependant un trait d'identité de la famille : un mini-espace devant le nez laisse passer un tout petit filet d'air, ce qui ne m'a pas gêné, mais qui pourra cependant en déranger certains.

La mentonnière aussi à ses propres ouvertures

Du coup, sur la route, on est vite séduit par ses nouvelles qualités. Bien que courbe, l'écran offre un bon champ de vision sans déformation sur la base ni sur les côtés. Le Boxxer Carbon séduit aussi par son absence de turbulences et sa bonne stabilité même à haute vitesse et même à nettement plus des (prochains) 80 km/h réglementaires.

La ventilation est bonne (les 4 petits boutons sur la face avant ne sont toutefois pas évidents à appréhender avec des gants), le petit filet d'air permet d'éviter la buée sur la route. Mais une fois en ville, le filet d'air circule moins et de la buée peut éventuellement apparaître.

La fermeture se fait par boucle micrométrique

De fait, en ville, on est tenté de profiter de la double homologation et de relever la mentonnière. Pour cela, il suffit d'actionner, une à une, les deux gâchettes rouges (si caractéristiques !) et situées à la base du casque. La manipulation de la mentonnière et de l'écran, ensemble ou séparément, sont plus fluides que par le passé. On peut conserver l'écran sans la mentonnière et profiter d'une bonne protection au vent à basse vitesse, idéal en ville, par exemple.

La ventilation du Roof Boxxer Carbon

Pour finir, côté aspects pratiques, différentes teintes d'écran sont disponibles (dont une Daylight, où la teinte varie en fonction de la luminosité) ; enfin, on note la facilité de démontage de la mentonnière (une petite vis hexacave de chaque côté), qui demande une clé ad-hoc et quelques secondes de manutention.

Le Roof essayé en Royal Enfield Classic

Le X qui change tout

C'est indéniable : sur le plan de la qualité de construction, du confort, de l'insonorisation, de l'étanchéité, le Boxxer constitue une avancée considérable par rapport aux Boxer et à tous les modèles précédents. Son look toujours aussi tranché séduira les amateurs du genre, c'est une évidence.

Par contre, cette montée qualitative s'accompagne d'un prix en hausse : à 529 euros, on est en concurrence avec des marques premium qui offrent encore plus de confort. C'est donc sur son look et sur son identité qu'il fera la différence, mais il faut admettre que côté bad-ass attitude, il ne craint personne !

Le Roof Boxxer Carbon lors de l'essai de la Triumph Bonneville Bobber Black

Points forts

  • Look tranché et unique
  • Belle qualité de construction (les trames en carbone rendent bien !)
  • Qualité et douceur des mousses en progrès
  • Confort en net progrès
  • Etanchéité et qualité des joints
  • Pas de buée en roulant
  • Double homologation

Points faibles

  • Boutons d'aération pas faciles à manipuler avec des gants
  • Encore un peu bruyant
  • Ouverture de la mentonnière qui demande un coup de main
  • Prix élevé
  • Petit filet d'air sur le nez...
  • Buée possible en ville

Conditions d’essais

  • Itinéraire : porté pendant quelques mois au quotidien et sur des essais
  • Problème rencontré : aucun.

Caractéristiques casque Roof Boxxer

  • Coque multi-composites carbone et verre
  • Verrouillage automatique et déverrouillage séquentiel
  • Mentonnière avec ouverture à 180°
  • Système de butée automatique anti-rayures en jet
  • Visière extérieure traitée anti-buée, compatible Daynight
  • Joint d'étanchéité à lèvre reversible
  • Désembuage passif et actif
  • Poids : 1.550 grammes
  • Intérieur Silent Lining avec quatre tailles de mousses de joue et deux au niveau de la coiffe
  • Jugulaire quatre points
  • Homologation jet / intégral
  • 6 coloris : jaune/carbone, noir mat/carbone, noir, blanc, blanc nacré / carbone, noir/titane

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