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60.000 smartphones pour la Gendarmerie

Contrôles et préparation du dépôt de plainte facilités

Des appareils sécurisés modifiés par l'ANSSI pour un budget de 20 millions d'euros

60.000 smartphones pour la GendarmerieAlors que plus de 20 millions de smartphones ont été vendus en France pour la seule année 2016, la Gendarmerie se tourne elle aussi vers les mobiles dans le cadre de sa transition vers le numérique.

En 2014, le projet Neogend était lancé. La Gendarmerie avait alors mis en place une expérimentation sur l'utilisation de smartphones pour définir et affiner les besoins des agents. A la suite de ces tests, il a été décidé d'équiper les agents avec des smartphones et tablettes transformés en terminaux mobiles. Ainsi, ce sont 60.000 appareils qui entreront en service d'ici la fin de l'année.

Il va falloir s'habituer à être contrôlé par un téléphone puisque ce nouvel équipement a pour but de faciliter les contrôles, grâce à un lecteur de badge MRZ permettant de scanner cartes grises et pièces d'identité, mais aussi les dépôts de plainte.

Grâce à ce terminal, le gendarme pourra ainsi accéder directement aux informations correspondantes au document scanné. Il pourra également préparer le dépôt de plainte en intégrant toutes les informations sur la personne et son véhicule, ainsi que les photos prises sur place. Une manière de gagner un temps précieux au moment de déposer sa plainte à la gendarmerie.

Techniquement, les smartphones tournent sous une version Android modifiée par l'ANSSI (Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d'Information) et baptisée SecDroid. Pas question donc de chasser le Pokémon ou de liker les posts de ses amis sur Facebook puisque le système d'exploitation n'autorisera que l'installation d'applications spécifiques.

Les 60.000 terminaux sont tous loués et représenteront un coût annuel de 20 millions d'euros.

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