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Pilote de légende : Kenny Roberts Junior

Champion du Monde 500GP en 2000

Le premier fils de Champion à décrocher le titre dans la catégorie reine

Ce n'est jamais facile d'être un "fils de". Alors que dire quand en plus on porte le même nom que son illustre père ? Même s'il n'est pas parvenu à éclipser le palmarès de la légende qui l'a précédé sur les circuits, Junior a tout de même réussi à décrocher le Graal de la compétition moto sur circuit.

Kenny Roberts Senior et Junior, après le premier succès en 500 GP
Kenny Roberts Senior et Junior, après le premier succès en 500 GP

C'est le 25 juillet 1973 que Kenneth Leroy Roberts Junior, plus connu sous le nom de Kenny Roberts Jr, nait à Mountain View en Californie. À cette époque, son père n'est pas encore le champion qu'il va devenir, mais a déjà commencé à forger sa légende.

Comme beaucoup de pilotes américains de l'époque, c'est par le dirt track que Junior fait ses débuts dans la compétition à la fin des années 1980 avant de se lancer dans une longue carrière sur l'asphalte. Il commence à décrocher ses premiers succès sur des 250 en WERA, en AMA et même en championnat espagnol dès 1993.

C'est cette saison-là qu'il participe à son premier Grand Prix moto en prenant le guidon de la Yamaha TZM250 du team Roberts lors de la course de Laguna Seca, parvenant à terminer 10e. L'année suivante, il intègre le Marlboro Team Rainey pour les 4 dernières courses et parvient à se hisser jusqu'à la 6e place en Argentine puis dispute sa première saison complète en 1995, mais le jeune Américain ne parvient pas à se hisser jusqu'aux podiums et doit se contenter de la 8e place du championnat 250.

En 1996, Kenny Roberts Junior intègre la catégorie reine avec le Marlboro Yamaha Roberts sur la Yamaha YZR500 flanquée du numéro 10. Pour sa première année en GP 500 il frôle le podium en République Tchèque, mais ne termine que 13e en raison de nombreux abandons. L'année suivante, le team Roberts abandonne les Yamaha pour ses propres KT3, des prototypes réalisés par Modenas à 3 cylindres. Les résultats sont catastrophiques et les abandons s'enchainent. Même s'il gagne en régularité par la suite, il stagne autour de la 10e place.

Après deux saisons moroses, KRJr quitte le Team Roberts pour voler de ses propres ailes et atterri alors dans l'écurie officielle Suzuki en 1999. Au guidon de sa nouvelle RGV500 les résultats ne se font pas attendre puisque Roberts s'impose dès la première course de l'année en Malaisie, devant Checa, Crivillé et le champion sortant Mick Doohan. Rebelote au Japon une semaine plus tard. Après quelques difficultés sur les premières épreuves européennes, il renoue avec le podium aux Pays-Bas. Il ajoute deux victoires et trois podiums supplémentaires à son palmarès, mais échoue face à Alex Crivillé dans la course au titre.

Kenny Roberts Junior parviendra à décrocher le titre 500 en 2000 sur la Suzuki RGV officielle
Kenny Roberts Junior parviendra à décrocher le titre 500 en 2000 sur la Suzuki RGV officielle

Arborant désormais le numéro 2 du vice-champion, l'Américain repart sur le même rythme la saison suivante, mais trouve sur sa route deux nouveaux adversaires coriaces avec Max Biaggi et surtout le rookie Valentino Rossi. 4 nouvelles victoires et 5 podiums lui permettent de décrocher le titre tant convoité de Champion du Monde, 20 ans tout juste après le 3e et dernier sacre de son père. C'est le premier fils de champion à le devenir à son tour. Il met également fin à la série de six titres de Honda.

L'année suivante, il ne parvient pas à défendre son titre et termine même hors du top 10 avec un seul podium à son actif. Vient alors la fin des 500 et l'entrée en lice des 4-temps de 990 cm3. Les difficultés rencontrées par l'ancien champion sur la Suzuki GSV-R ne seront pas surmontées et en quatre saisons il ne décroche que 3 podiums.

À 32 ans, Junior quitte Suzuki et retourne dans l'écurie de son père où il se retrouve au guidon d'une KR211V, un prototype à moteur de Honda RC211V et à cadre spécifique au team. KRJ retrouve un meilleur niveau et montre tout le potentiel de cette moto en signant deux podiums et plusieurs top 5. Mais sa 6e place au classement général ne suffira pas. En face, la nouvelle génération est bien trop forte et surtout, les 990 laissent place aux 800 cm3. Alors que Honda se concentre sur le développement du moteur de son propre team, KRJ peine à obtenir des résultats et abdique finalement à la mi-saison après avoir engrangé 4 petits points. Il est alors remplacé par son frère Kurtis, également pilote. Cette année 2007 marque également la dernière du Team Roberts en Grand Prix.

Il est intronisé MotoGP Legend à l'occasion du Grand Prix des Amériques 2017.

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Commentaires

kick47

Et oui, une autre belle époque. KRJ offrait aussi un nouveau titre à Suzuki depuis le sacre de Kévin Schwantz en 1993 et celui plus ancien de Uncini en 1982. En 20 ans ( de 1982 à 2000 ), Suzuki n'avait remporté que 4 titres ...

08-09-2021 13:19 
Poireau

Mon point de vue, c'est qu'un grand pilote domine son époque.

Doohan voyait son époque se terminer ; Criville et KRJ ont été les champions intermédiaires en attendant Rossi qui a dominé plusieurs années. Corser et Lorenzo ont grapillé quelques titres par ci par là mais n'ont pas mis fin à la domination de Rossi. Puis Marquez est arrivé et aurait continué à empilé les titres s'il ne s'était pas blessé.

08-09-2021 13:53 
Coolapix

Autant, pour moi, Kenny Roberts père est une légende, comme Barry Sheene ou Johnny Cecotto, autant le fils l’est nettement moins. L’époque avait déjà changé.

09-09-2021 11:52 
 

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