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Histoire constructeur : Ultima

De constructeur moto à fabricant de pièces pour machine à laver

Histoire constructeur : UltimaLes origines du constructeur lyonnais Ultima débutent en 1902 lorsque le mécanicien nommé Francisque Croizier de Ronzière décide de s'occuper de la motorisation de bicyclettes. Bientôt il met sur pied sa propre société et développe un premier modèle de motocyclette qui est ensuite présenté lors du salon de l’Automobile de 1906.

La machine dispose d’un allumage par magnéto à rupteur et rencontre un certain engouement en compétition mais les ventes sont trop limitées pour assurer la survie de la société qui met la clé sous la porte en 1907.

Eugène Billion

Mais un an plus tard, les brevets de la société sont rachetés par Eugène Billion. Ce dernier entreprend alors de moderniser la machine de son prédécesseur. Un nouveau modèle fait bientôt son apparition muni d’un moteur de 232cm3 et d’une soupape d’admission automatique.
Le modèle fait au fil des années l’objet de diverses modifications et évolutions pour passer en 1911 à un moteur de 249cm3 puis de 283cm3 deux ans plus tard.
La machine est alors commercialisée sous les marques Rupta et Superior.

Reprise de la société Deronzière

IHistoire constructeur : Ultima (Photo : DR)l faut attendre 1914 pour voir Ultima mettre au point sa première moto. Il s’agit d’une machine inspirée des modèles Deronzière équipée d’une soupape d’admission culbutée et d’un allumage classique par magnéto HT.

De son côté, la firme Deronzière connait des difficultés financières qui la poussent à la faillite. Eugène Billion reprend la firme après sa dissolution et devient dès lors un véritable constructeur à part entière, à même de concevoir presque l’ensemble des pièces nécessaires à la production d’une motocyclette.

Les premières véritables Ultima

En 1920, Ultima dévoile ses machines nommées Types A et B. Mues par un moteur de 346cm3 à l’instar du modèle A, le type B se dote néanmoins d’une boîte à deux vitesses avec débrayage. Pas vraiment révolutionnaires pour l’époque, les types A et B connaissent néanmoins un beau succès commercial et sportif.
Quatre années plus tard, en 1924, Ultima dévoile son type C, une machine de 500cm3 bicylindre en V avec soupapes latérales et boîte à trois rapports.

Histoire constructeur : Ultima (Photo : DR)Entre les années 1920 et 1930, Ultima améliore grandement ses machines avec notamment l’utilisation de fourches plus rigides. Les différents modèles se déclinent en une multitude de versions pour répondre aux besoins grandissants du marché.
En 1930 apparait le type D, un modèle proposé en version 350cm3 ou 500cm3. Très moderne et luxueuse, cette motocyclette s’équipe d’un cadre double berceau ainsi que d’une transmission par arbre et cadran.

Les Types U, V et Z

Ce sont pourtant les types B et C qui assurent la majorité des ventes de la société. Ces deux machines évoluent à plusieurs reprises et se déclinent dans de multiples versions jusqu’en 1936, année au cours de laquelle les deux modèles sont remplacés par des motocyclettes plus modernes.
D’ailleurs, en 1937, la marque lève le voile sur le Type U disponible en 250 et 350cm3 à soupapes latérales ainsi que sur deux plus petites machines, le type V et le type Z.

Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, la production d’Ultima doit ralentir. A la fin du conflit, le type V est remis au goût du jour avec une fourche télescopique et un moteur à boîte séparé avec sélecteur au pied.

Histoire constructeur : Ultima (Photo : DR)A compter de 1951, le constructeur Ultima présente une gamme de vélomoteurs et de motocyclettes dotés des dernières avancées. Parallèlement, la firme tente de développer des machines de grosses cylindrées mais aucun prototype n’est finalement lancé en production.

Concurrence et reconversion

Aux alentours de 1955, Ultima doit faire face à la concurrence de la fameuse Mobylette du constructeur Motobécane mais aussi des automobiles Citroën et Renault qui se trouvent à des prix proches de ceux des motos neuves. Pourtant, Ultima choisit de concevoir des machines modernes et luxueuses dont les coûts restent élevés.
La Guerre d’Algérie entraine les jeunes Français à s’engager dans le conflit et ampute le marché du deux-roues d’une partie de sa clientèle. A l’instar de ses rivaux, Ultima doit bientôt se résoudre à cesser sa production en 1958.

La société ne disparait pas pour autant et décide de se reconvertir en fabricant de composants pour machine à laver. Quelques temps plus tard, la firme est absorbée par un grand groupe industriel et disparait définitivement.

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