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Pilote de légende : Jacques Luc

Une légende de l'endurance française

Moniteur puis responsable de la sécurité au circuit Paul Ricard

Pilote de légende : Jacques Luc (photo : DR)Né le 21 septembre 1949 près de Mâcon, Jacques Luc n’a pas encore l’âge légal pour conduire une moto lorsqu’il enfourche pour la première fois un deux-roues motorisés. Bien loin de s’adonner à la compétition il s’amuse avec sa bande de copains à retaper les vieilles bécanes pour aller vadrouiller dans les champs.
En 1967, il obtient sa première véritable moto, une Suzuki T20 avec laquelle il se rend aux Grands Prix en tant que simple spectateur. Avec ses amis du Moto Club de Mâcon il assiste aux courses épiques qui voient s’affronter Phil Read, Giacomo Agostini, Angel Nieto, Jack Findlay ou encore Mike Hailwood.
Lors de ces escapades à moto avec ses amis, il mène toujours la danse. Si bien que bientôt la volonté de faire de la compétition s’impose en lui. Sa rencontre avec Georges Godier achève de le convaincre et en 1971, son CAP de serrurier et son service militaire en poche, il fait l’acquisition d’une 750 Honda. Il s’engage en Critérium 750 et remporte la mise à Charade.

Le stage de pilotage sur le circuit du Castellet

Quelques temps plus tard, Jacques Luc noue des liens avec Christian Maingret qui lui propose de s’inscrire au stage de l’école de pilotage de Georges Fougeray sur le tout nouveau circuit du Castellet. Déjà prometteur, Jacques Luc remporte la finale du stage et se voit doter pour la saison 1972 d’une Honda 750 aux couleurs du circuit. Il bénéficie de plus d’un mécanicien ainsi que d’un budget de fonctionnement pour prendre part au Critérium mais aussi et surtout d’un guidon au sein de l’écurie Honda France pour concourir en endurance en national.

Pas de Bol (d'Or)

Pilote de légende : Jacques Luc (photo : DR)En 1972, Jacques Luc qui mène sa carrière de pilote tout en travaillant le reste de la semaine, se voit proposer le poste de moniteur de Georges Fougeray à l’école Paul Ricard. Le jeune bourguignon accepte et poursuit sa saison avec une victoire au championnat de France d’Endurance Inter. La voie est désormais toute tracée pour Jacques Luc qui devient l’un des grands espoirs de l’Endurance.
Dès l’année suivante, Luc se classe troisième en Championnat de France 500 National avec une Kawasaki H1R et cinquième au Bol d’Or avec Eric Offenstadt.
Si cette saison 1973 ne s’avère être la plus brillante de sa carrière, elle lui permet néanmoins de faire son apprentissage de pilote et d’accumuler de l’expérience en compétition.

D'écurie en écurie

L’année 1974 se montre plus palpitante puisque Jacques Luc est engagé chez BMW pour faire équipe avec Hubert Rigal. Malheureusement, les deux coéquipiers manquent de peu la victoire au Bol d’Or en raison d’un problème mécanique.
Au cours des deux années qui suivent, Jacques Luc change de partenaire et fait alors équipe avec Alain Vial sous la houlette de Georges Godier et Alain Genoud. A la fin de l’année 1976, Honda Endurance sollicite Jacques Luc pour compléter son second équipage. Le français n’hésite pas une seule second et devient alors pilote Honda officiel. Aux côtés de son coéquipier Pierre Soulas il accumule les belles places et en 1979, il court pour le compte de Honda Belgique tout en restant pilote de réserve Honda France.

Fin de carrière

Pilote de légende : Jacques Luc (photo : DR)En 1981, Jacques Luc rejoint le team Suzuki pour courir avec Pierre-Etienne Samin. Bientôt, le team prend le nom de Suzuki Endurance Racing Team et met à la disposition de ses pilotes des motos officielles. Les bons résultats ne se font guère attendre mais Jacques Luc quitte l’écurie en fin de saison pour se consacrer à son poste au circuit Paul Ricard. Il décide ne plus prendre part qu’à une seule course dans l’année, celle du Bol d’Or sous les couleurs Japauto jusqu’en 1985, année au cours de laquelle il met un terme à sa carrière en compétition.

Entré en tant que moniteur sur le circuit Paul Ricard en 1972, Jacques Luc devient ensuite responsable de la sécurité jusqu’à sa retraite. Aujourd’hui, il vit non loin du circuit et continue de rouler régulièrement. La passion ça conserve.

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