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Essai des Kawasaki Ninja 125 et Z125

Rêves de grands enfants

Monocylindre 4 temps, 125 cm3, 15 cv et 11.7 Nm, 146 kg pleins faits, à partir de 4.599 euros

Le segment de la moto 125 cm3 est un marché des plus important, où de nombreux constructeurs sont largement représentés. Mais pas Kawasaki… ou du moins, pas avec une machine récente et séduisante. Ses D'tracker et KLX sorties en 2011 n'étaient plus à l'ordre du jour. Et seul restait disponible un scooter J125. Sur ce secteur en hausse, le constructeur d’Akashi se devait de réagir.

Et ce sont deux machines que la firme verte nous propose à l’essai. Un roadster méchant, la Z125, côtoie une sportive affûtée, la Ninja 125. Destinées aux titulaires du permis moto A1, elles offrent aux jeunes motards la possibilité d'accéder à une sportive légère et compacte. Construites en Indonésie, ces "Kawettes" s'inspirent de leurs glorieuses et supérieures ainées Z650, Z900 et ZX10… C'est à Malaga, Espagne, que nous étudions leur filiation, sur les hauteurs de la côte Ibérique.

Essai des Kawasaki Ninja 125 et Z125

Découverte

Elles ont de la gueule les gamines ! Surtout la Z125, reprenant le style "Sugomi" cher à Kawasaki, déclinant ses codes acérés sur tous ses roadsters. La petite mime les grandes, jouant des épaules avec ses larges écopes et son optique en diamant encadré de déflecteurs. Dans le prolongement de son réservoir anguleux de 11 litres une assise pilote plutôt avenante, couplée à un strapontin passager déjà moins engageant. Les selles dominent une boucle arrière effilée aux angles marqués, dressée vers les cieux. Elles se concluent d'un feu-stop en flèche à diodes dominant un support de plaque minimaliste. Du style quoi, gros…

Essai de la Kawasaki Z125

La Ninja de poche est un peu moins ostentatoire, reprenant plus ou moins les lignes de la championne de SBK. Sa robe tout en lignes tendues habille en fait, plus largement sur l'avant, une base quasi identique à celle de la Z.

Essai de la Kawasaki Ninja 125

Déclinaison techno-esthétique oblige, un châssis tubulaire soutient les machines, comme sur les H2, H2 SX, Z650 et Z900… Il est ici fait d'acier et enserre le monocylindre de 125 cm3.

Cadre de la Kawasaki Ninja 125

Le bloc s'équipe de quatre soupapes actionnées par deux arbres à cames et présente un rapport alésage-course super carré de 58.0 x 47.2 mm. La mécanique développe 15 ch (11.0 kW) à 10.000 tr.min et 11.7 Nm à 7.700 min. Elle est également calibrée pour donner le plus d'agrément en dessous de 100 km/h et s'appuie sur une boite à 6 rapports.

Sabot de la Kawasaki Z125

On note une géométrie un poil différente entre les deux Kawettes : l'angle de chasse de la Ninja est de 23,8°, celui de la Z se resserre avec 23,1°, mais l'empattement reste identique, 1.330 mm. Des valeurs conférant encore plus d'agilité au roadster.

La Kawasaki Ninja 125

Une fourche télescopique de 37 mm et un mono-amortisseur de type Uni Trak monté sur biellettes composent les suspensions des machines. Coulissant sur 110 mm, elles présentent des réglages un peu différents pour satisfaire au profil de leur segment. Seul l'élément arrière est pourvu d'un ajustement en précharge pour gérer les mouvements d'un bras oscillant acier de section rectangulaire assez commun. Plus agréables, les jantes à 10 branches dédoublées de 17 pouces apportent une bonne dynamique esthétique, renforcée par des liserés verts. Elles chaussent d'inédits pneus Dunlop TT900 type sport-route.

La Kawasaki Z125

Pour ralentir les petites énervées, un étrier double piston mord un disque pétale de 290 mm à l'avant. Identique, la pince opposée serre une galette de 220 mm et l'ABS est bien sûr de rigueur.

Frein arrière de la Kawasaki Ninja 125

Carters moteur aux surfaces soignées et agencement des éléments assurent une bonne présentation aux 125 Kawasaki. Les repose-pieds pilote et passager, gainés de caoutchouc sur la Z, sont fixés sur les deux 125 à des platines de support en aluminium. On regrettera cependant des durites de circuit de refroidissement trop présentes, une patte de fixation du radiateur un peu "bricolé" et une finition moteur assez commune. Plus encore, ni fourche inversée ni étrier de frein radial ne viennent sublimer l'esthétique de la sportive… Des caractéristiques que l'on retrouve sur la Yamaha YZF-R125. Enfin les Kawasaki Ninja 125 et Z125 avouent respectivement 148 kg et 146 kg.

Moteur de la Kawasaki Ninja 125

En selle

Bien sûr très similaire en construction, les deux petites Kawa se distinguent en ergonomie sur plusieurs points. Ainsi, la position de conduite se montre plus droite sur la Z125 qui s'équipe d’un guidon plat. Elle bénéficie également d'une hauteur de selle supérieure de 30 mm, culminant à 815 unités. Bien agréable pour les plus grands afin de loger leur jambe, avec le buste toutefois sensiblement penché en avant. Enserré entre ses pontets et la jolie platine siglée sur le té supérieur, le cintre relevé et reculé vers l'arrière donne une position confortable.

Guidon de la Kawasaki Z125

La sportive est donc étonnamment plus basse, 785 mm et accueillant les mains sur des guidons bracelets. Ça cause sport ! Ainsi basculé en avant, on remarque un té supérieur moulé ajouré.

Selle de la Kawasaki Ninja 125

Sans être des modèles de confort, les assises sont constituées de mousses de qualité. De plus, mon mètre quatre-vingt-quatre n'est aucunement à l'étroit à bord, quelle que soit la machine.

Une instrumentation digitale compacte et un peu étriquée regroupe compte-tours type barre-graphe, tachymètre, deux trips partiels, un odomètre, horloge et jauge d'essence. Enfin, si l'instrumentation sur les 125 est identique, une lumière ambrée éclaire celle du roadster… comme sur une ancienne Z1000.

Compteur de la Kawasaki Ninja 125

On regrette vivement l'absence de témoin de rapport engagé. Un vrai plus sur ce type de cylindrée. Pas non plus de warning ni de commande des fonctions au guidon…

En ville

Le bloc 125 prend vie avec beaucoup de discrétion, se faisant plus métallique dans les tours. Un échappement Akrapovic optionnel lui donne bien plus d'amplitude. Il faut accélérer assez fort pour faire décoller les machines avec vigueur. De plus, le tirage de la poignée est long comme un jour sans moto, un point que je noterai souvent au long de l'essai.

Au guidon du roadster, la Z125 s'emmène très naturellement dans le trafic espagnol. Particulièrement agile, son gabarit compact, son cintre plat et sa géométrie plus vive font merveille. Légères, les deux machines sont faciles de prise en main, mais les bracelets de la Ninja réduisent un peu l'aisance aux commandes de la sportive. Notamment en manoeuvres où son angle de direction supérieur (35° contre 30°) augmente son rayon de braquage (2,90 m, 2,5 m pour la Z).

Manoeuvres avec la Z125

Commandes douces, sélection précise et rétrovision efficace contribuent à l'agrément des 125 d'Akashi en ville. Maintenu au-delà de 6.000 tours, le bloc délivre une force appréciable sur les intermédiaires. Il permet des évolutions sereines dans les centres hyper-urbanisés sans trop tricoter du sélecteur. Plutôt bien étagée, la boite seconde correctement les déplacements citadins.

Efficaces entre les murs, les kawettes sont également conçues pour pouvoir en sortir. Commuting ou trajets plus distants, allons les départager en taillant là route.

La Kawasaki Ninja 125 sur route

Autoroute et voies rapides

A l'assaut de l'horizon, les 125 kawa font vrombir leur huitième de litre. Les quelques vibrations du moteur sont peu sensibles et les assises procurent un confort très correct.

La Z125 en ligne droite

Les longs trajets ne sont pas forcément meilleurs en sportive. Flexion des jambes et poignets plus sensibles que sur le roadster ne donnent pas réellement d'avantage. Certes, la protection est moindre sur la Z125, mais les vitesses de croisière limitées ne grèvent guère l'agrément. Correctement rempli à mi-régime, le mono s'essouffle davantage vers le haut du compte-tours, notamment sur le dernier rapport.

La Kawasaki Ninja 125 en ligne droite

En clair et comme annoncé par le constructeur, la mécanique s'apprécie sous les 100 km/h. Et comme la vitesse maximale se situe seulement 15 unités plus haut et demande un certain temps à être atteinte, on évitera l'autoroute. Ce qu’on ne regretta ni au guidon de la Z ni à celui de la Ninja. Sur ces voies, on touche aux limites de ces petits véhicules dont l'ergonomie et la mécanique se satisfont de trajets plus courts à rythme varié. Leur terrain de jeu le plus évident et celui du réseau secondaire.

Départementales

L'aspect le plus fun d'une petite cylindrée réside dans le pilotage. Au guidon, pas le droit à l'erreur, surtout si l’on roule entre potes. Il faut en effet trajecter à fond pour conserver la vitesse et éviter de couper les gaz.

Essai de la Kawasaki Z125 sur route

Agile, la Z125 aime à être emmenée dynamiquement. Son guidon droit permet un bon contrôle et des changements de direction rapides. Toutefois, la vivacité du train avant avec sa géométrie plus fermée donne moins confiance quand le rythme s'élève vraiment. Au contraire de la Ninja 125 qui donne alors son meilleur. Plus stable, offrant une position propice à l'attaque, c'est sur ses bracelets que j'apprécie davantage l’arsouille. Le tirage long de la poignée d'accélérateur y est d'ailleurs plus facile à gérer au rétrogradage. Sur le roadster, il n'est pas rare de conserver du gaz ou d'avoir le poignet trop cassé pour bien agripper le levier de frein. La sportive Kawa au gabarit de poche permet toutes les audaces. On se déplace facilement d'un côté à l'autre et le poids réduit de la machine en fait une petite lame très joueuse sur route. Hyper réactives, les Kawettes demandent à être maintenues en 7.500 et 10.000 tours pour bénéficier du meilleur de leur petite mécanique, sur le quatrième ou cinquième rapport.

Essai de la Kawasaki Ninja 125 sur route

Remarquablement bien suspendues, Z125 et Ninja 125 offre un confort de suspension inattendu. Si la fourche reste souple à la prise des freins, la gestion de l'enfoncement est ensuite bien maitrisée. Les deux 125 offres une très bonne rigidité, mais mériteraient de meilleures gommes que les Dunlop TT 900. Offrant un grip correct sur bitume sec et propre, ils sont avares en remontée d'informations et peu fiables sur l'angle quand l'asphalte se fait plus sale ou humide.

Kawasaki Z125 sur route

Gymkhana et piste

L'organisation Kawasaki avait prévu une demi-journée de test de maniabilité en Z125 et quelques tours en piste (de karting) avec Ana Carrasco, championne du monde supersport 300, pour instructrice…

Ana Carrasco, Championne du Monde Supersport 300, était là pour nous prodiguer quelques conseils de pilotage

De quoi tester l'agilité du roadster sur un parcours délimité par des séries de cônes. Encore une fois, le châssis d'Akashi (à répéter plusieurs fois très vite) démontre sa qualité sur ce type d'exercice. Un constat identique sur la sportive, précise et vive, mais hélas desservie par ses pneumatiques… Rouler avec LA championne du monde est un privilège rare et appréciable; surtout quand celle-ci vous déclare, au débriefing, que vous être le meilleure pilote de la journée… ;-)

La Kawasaki Ninja 125 sur circuit

Partie-cycle

Avec leur cadre tubulaire acier, les Z125 et Ninja 125 bénéficie d'une structure hyper-rigide au poids contenu. Associé à de bonnes suspensions, l'ensemble délivre des performances appréciables, même en pilotage engagé.

Amortisseur de la Kawasaki Z125

Freinage

Puissant, mais progressif, l'étrier avant laisse beaucoup de contrôle dans la décélération. La pince opposée est également très efficace et elle aussi dosable pour affiner un passage en courbe trop optimiste.

Frein avant de la Kawasaki Z125

Confort/Duo

Le confort en solo est très correct, tant du fait des mousses des assises que de l'amortissement de qualité. Au rayon des accessoires : habillage de selle, protection de chaine et radiateur, Top case de 39 litres et son support et sac réservoir. Vous voilà paré pour l'aventure quotidienne.

Selle de la Kawasaki Z125

Consommation

Non mesurée sur cet essai.

Conclusion

Efficaces, telles me paraissent les Kawasaki Z125 et Ninja 125. Du design impressionnant du roadster à l'efficacité du châssis de la sportive, les petites machines d'Akashi se montrent convaincantes. Leur confort est également un point fort. On regrettera la face avant un peu timorée de la Ninja et un équipement moins flatteur que sur la concurrence (fourche, frein). Leur mécanique autorise de bonnes performances, mais auront fort à faire face à celles de prétendantes affutées. Et il y en a…!

La Kawasaki Ninja 125

Ainsi, les Yamaha MT 125 et YZF125 s'avèrent de véritables divas aux caractéristiques mécaniques appréciables. Tarifées 4.999 € et 5.490 €, les motos aux diapasons jouent une partition haut perchée. Chez Honda, la CB125R est une sublime machine, rendant 20 kilos à la Z125 et demandant 4.499 €. Autre Japonaise, la Suzuki GSX-R 125 est des plus efficace et se vend 4.099 €. Côté Europe, KTM Duke 125 et RC125 s'affichent à 4.690 € et 4.790 € et les superbes Aprilia Tuono 125 et RS 125 exigent 4.599 € et 4.929 €.

La Kawasaki Z125

Kawasaki propose sa Z125 à 4.599 € et sa Ninja 125 à 4.899 € (+100 € en peinture bicolore pour chaque machine). Sur un marché très dynamique, les motos d'Akashi peuvent compter sur la qualité globale de leur construction, des suspensions de qualité et un châssis performant. En clair gros, des machines à mettre sur ta liste au bonhomme rouge...

Deux chouettes nouveautés pour les grands enfants

Points forts Ninja 125

  • Evidence de prise en main
  • Agilité et précision de la partie-cycle
  • Ergonomie
  • Freinage
  • Suspensions

Points faibles Ninja 125

  • Pneumatiques peu fiables
  • Face avant timorée
  • Tirage long de la poignée des gaz
  • Equipement trop standard (freins, fourche)
  • Pas d'indicateur de rapport engagé

Points forts Z125

  • Style puissant
  • Evidence de prise en main
  • Moteur volontaire
  • Agilité et précision de la partie-cycle
  • Ergonomie
  • Freinage
  • Suspensions

Points faibles Z125

  • Pneumatiques peu fiables
  • Tirage long de la poignée des gaz
  • Equipement trop standard (freins, fourche)
  • Pas d'indicateur de rapport engagé

La fiche technique de la Kawasaki Ninja 125

La fiche technique de la Kawasaki Z125

Conditions d’essais

  • Itinéraire : routes sinueuses à revêtement variable, parfois humide et sale.
  • Météo : humide et frais à sec
  • Kilométrage de la moto : 150 km
  • Problème rencontré : aucun

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Commentaires

Flakes

Ce serait intéressant un comparo!

27-11-2018 13:21 
waboo

Citation
Flakes
Ce serait intéressant un comparo!

yop ! mais...

faudrait s'y mettre à plusieurs rédacs pour toutes les faire..

27-11-2018 15:48 
Godzilla

Toutes les 125 du marché, par catégories, à plusieurs rédacs, c'est une idée.
Bonne chance pour celui qui organise mais idée sympa.
Avec un truc du genre "les 24h des 125", le genre de truc que faisait MJ y'a longtemps.gnarf

27-11-2018 23:36 
Karalex

Petit tour avec Ana Carrasco, ça c'est sympa de la part de Kawasaki ;)

28-11-2018 14:01 
waboo

Citation
Karalex
Petit tour avec Ana Carrasco, ça c'est sympa de la part de Kawasaki ;)

Plutôt oui !

Une super fille, naturelle, sympa, pro...

Vivement que d'autres filles viennent sur les podiums !

29-11-2018 10:18 
 

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