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Essai moto Yamaha MT-07 2021

Anti-dépresseur générique

Bicylindre CP2, 689 cm3, 73,4 ch, 67 Nm, 184 kg, 7.299 euros

Égérie des motards sur le segment des moyennes cylindrées, la Yamaha MT-07 est un best-seller depuis sa naissance en 2014. Un best-seller, cela veut dire 125.000 motos vendues en 6 ans, soit la moitié des 250.000 machines écoulées de la famille MT. La 07 accapare en moyenne 38% de part du marché sur le segment, soit plus d'un tiers des roadsters vendus ! En France, 39.000 machines ont ainsi trouvé preneur depuis 2015 dont 63% de permis A2, en majorité de moins de 34 ans... Ce modèle est donc capital pour la marque aux diapasons, comme a pu l'être la Fazer en d'autres temps. La recette de ce succès ? Un moteur pétillant et une partie cycle fun associés à un tarif canon initial de seulement 5.999 €. Les années passant, le succès ne se dément pas. La version 2018 apportait une véritable et fort bienvenue, amélioration des suspensions, ainsi qu'une esthétique plus assurée.

Et de style, il va en être à nouveau question en 2021. Car le consensus n'est pas ce qui vient à l'esprit quand on parle de MT. Ainsi, la 07 calque son design sur celui de la 09, avec un masque typé, technoïde voire avant-gardiste. Un choix assumé par la marque afin de rendre plus identifiable encore le style MT, tout en étant plus efficace et valorisante. Hors l'esthétique, la nouvelle MT-07 apporte des modifications en termes d'ergonomie, d'équipement avec l'Euro5.

Essai de la Yamaha MT-07 2021
Essai de la Yamaha MT-07 2021

C'est aux environs de Marseille que nous étrennons la nouvelle Yam' du Dark Side of Japan, pour un essai tonique du roadster star.

Découverte

Presque discrète à ses débuts, le modèle affichait déjà une ambivalence forgeant sa réussite : une facilité de prise en main liée à un caractère bien trempé... La version suivante affirmait la présence visuelle de la MT. L'optique frontale élargie lui donnait plus de stature. C'est tout autre chose sur la nouveauté 2021. L'usage de leds pour être belle donne parfois des résultats surprenants et encore plus en photo. Mais la vision réelle de la machine rend souvent justice au modèle. La MT07 n'échappe pas à cette règle.

La MT-07 s'habille d'un nouveau phare lenticulaire
La MT-07 s'habille d'un nouveau phare lenticulaire

Étonnant, son oeil cyclopéen s'encadre de deux autres feux anguleux habillés de courts éléments aérodynamiques. Le tout est compact et offre une signature lumineuse spécifique à la Yamaha. On y retrouve d'ailleurs l'esprit du logo MT. Globalement, le roadster fluidifie encore ses lignes, favorise l'intégration de ses volumes les plus importants. Ainsi son réservoir de 14 litres s'étire désormais vers la fourche. Plus marqués, les épaulements du réservoir englobent les écopes et donnent un profil plus sportif et plus de présence. On y retrouve ainsi davantage les courbes plongeantes du premier modèle. Ses flancs se parent de plaques texturées pour une meilleure préhension aux genoux.

Les écopes renforcent le nouveau style du roadster
Les écopes renforcent le nouveau style du roadster

Les clignotants, à leds comme le reste de l'éclairage, coiffent toujours l'habillage de radiateur profilé. Mais le garde-boue stylé de la première génération reste hélas absent. Pas d'évolution des assises, remaniées en 2018, ni de la boucle arrière. On pestera toujours contre l'absence de poignées de maintien passager d'origine.

Pas de changement côté châssis. En tubes d'acier intégralement gainés, la boucle arrière s'habille élégamment de structures profilées avec un large feu à diodes repris au modèle 900. Le cadre principal, structure tubulaire acier de type diamant, pèse seulement 16 kg. Ses sections de diamètre variable optimisent le ratio rigidité/flexibilité pour assurer un compromis performance/confort étudié.

Le cadre tubulaire en acier reste identique à celui du précédent millésime
Le cadre tubulaire en acier reste identique à celui du précédent millésime

Rigide, cet ensemble s'appuie sur le bicylindre compact de 689 cm3, placé en élément porteur. Toujours inchangé le twin parallèle de 53 kg aux pistons forgés compte deux arbres à cames en tête et quatre soupapes par cylindre. Son rapport alésage/course super carré de 80 x 68,6 mm apporte une grande vivacité. Calé à 270°, son vilebrequin engendre un allumage asynchrone (à 270° puis à 450°) pour délivrer plus de caractère, proche d'un V-twin. Passé sous la norme Euro5, le bloc sort un cheval de moins avec 73,4 ch (54,0 kW) obtenus 250 tours plus bas à 8 750 tr.min. Le couple maximal passe à 67 Nm (- 1) à 6.500 révolutions minute. La version A2 bride la puissance à 47 ch (35 kW). Pas de mode moteur ni de contrôle de traction à bord. La MT07 se veut simple et sans artifice.

Le moteur bicylindre perd 1 kW et 1 Nm pour son passage à Euro5
Le moteur bicylindre perd 1 kW et 1 Nm pour son passage à Euro5

Vivante, la mécanique souffle dans un ensemble catalyseur-échappement oeuvrant dès les collecteurs. Ce nouvel élément haut est paré d'un cache inoxydable. La centralisation des masses reste optimale avec un silencieux ultra court dépassant à peine côté droit. Il laisse ainsi se dévoiler les volumes soignés et ajourés du bras oscillant en fonte aluminium. Ses mouvements sont confiés à un amortisseur KYB (Kayaba) réglable en précontrainte ET détente (compression-détente précisément), monté sur biellettes et débattant sur 130 mm. Même origine et même valeur, mais dépourvue d'ajustement pour la fourche conventionnelle de 41 mm. Toutefois, celle-ci se dote désormais d'un amortissement plus sportif. Comprenez par là que précharge du ressort et caractéristiques de l'hydraulique laissent moins de souplesse au train directeur pour un comportement plus rigoureux. La géométrie conserve ses cotes dédiées à la vivacité : angle de colonne de 24,5°, empattement court de 1.400 mm et chasse de 90 mm. La garde au sol est de 140 mm.

La direction est toujours ouverte à 24,5° avec une chasse maintenue à 90 mm
La direction est toujours ouverte à 24,5° avec une chasse maintenue à 90 mm

Performant, le système de freinage muscle son action. Ses étriers à quatre pistons axiaux viennent désormais serrer de nouveaux disques de 298 mm (+16 mm), mais aux frettes classiques. C'est moins bucolique sans pétale, mais si ça peut vous éviter d'aller jardiner... Le ralentisseur opposé, simple piston, mord une piste de 245 mm. L'ABS de série équipe la machine et veille sur la rotation des roues. En alliage d'aluminium, les jantes moulées de 17 pouces, à 10 branches sont désormais chaussées d'enveloppes Michelin Road 5, en 120/70 et 180/55. Une évolution importante en première monte avec ces gommes de meilleure qualité que les Bridgestone BT 023 (sortis en 2010) montés lors de notre essai de l'ancien modèle.

Les jantes de 17 pouces sont chaussées de Michelin Road 5
Les jantes de 17 pouces sont chaussées de Michelin Road 5

Racée, affichant une carrure toujours plus puissante, la nouvelle esthétique de la MT07 apporte une modernité bienvenue au roadster. Plus homogène, fluide, l'esthétique gagne en personnalité. On regrette la disparition de la teinte bronze des carters latéraux pour un revêtement plus classique « Crytal Graphit », moins séduisant et valorisant. Cependant, le traitement de surface des pièces métalliques et plastiques est de qualité. Si la finition générale est très correcte, l'ensemble à moins d'élégance que certaines de ses concurrentes au niveau moteur/cadre. Pas mal d'espaces sont visibles et un peu disparates. Agencement et soudures du cadre et bras oscillant sont par contre sans reproche. Côté droit, les durites restent assez présentes, mais guère évitables sur une machine dépouillée. Le nouvel élément haut du catalyseur est plutôt bien intégré et habille plus amplement le bas du roadster. Également, le passage des câbles au guidon est plus harmonieux et les tés de fourche s'habillent élégamment de noir. Enfin, des Pack Urban et Sport permettront d'accessoiriser votre MT07. Voir détails en section Options. Après le top-case sur une machine comme celle-là... comment dire...

De nombreux packs et accessoires sont déjà disponibles pour la MT-07
De nombreux packs et accessoires sont déjà disponibles pour la MT-07

En selle

Très accessible, la hauteur de selle n'évolue pas avec toujours 805 mm (option selle haute + 28 mm supplémentaires) et l'assise étroite accroissent encore l'aisance. Le pilote d'1,70m mettra tout juste le bout des pieds à terre mais c'est contrebalancé par un poids raisonnable.

La déclinaison précédente avait apporté un vrai changement ergonomique (selle redessinée, affinée, plus d'espace). C'est encore le cas cette année, mais plus subtilement. Ainsi, le guidon s'élargit de 30 mm pour un total de 693 unités d'un bout à l'autre. Il est également plus haut de 12 mm et reculé de 10 vers le pilote. De quoi sensiblement optimiser le pilotage. Le buste s'incline à peine vers le cintre et les bras tombent idéalement sur le cintre conique aux cornes marquées. La flexion des jambes est sans excès et les plus grands trouvent aussi leur aise, les pieds posés sur des appuis gainés. Large, la partie supérieure du réservoir se cintre ensuite davantage au niveau des genoux ménageant un confort correct.

L'assise se montre toujours aussi accessible
L'assise se montre toujours aussi accessible

Le bloc instrument LCD est repris des Tracer 700 et passe en affichage négatif, fond noir infos en blanc, relevé de touches de couleur. C'est très net, clair et élégant. Large, cette fenêtre intègre compte-tours type barregraphe en partie haute, au centre le tachymètre, un indicateur de rapport engagé à droite, la jauge de carburant à l'opposé l'odomètre entre les deux. Un dernier espace central permet d'afficher successivement, par poussoir au tableau de bord, odomètre, deux partiels, température extérieure et d'huile, consommation moyenne et instantanée. Le levier de frein est réglable en écartement, mais pas celui d'embrayage et les commodos paraissent étriqués et étroits. La commande de warning est toujours présente côté droit.

C'est parti pour un essai routier de la MT-07
C'est parti pour un essai routier de la MT-07

En ville

Euro5 oblige, le twin n'est pas d'une grande sonorité au ralenti et reste discret sur les coups de gaz. Moyennant 22% du prix de la MT, 1.599 €, vous pourrez investir dans une ligne Akrapovic complète... Plus ample, la mélopée ainsi obtenue reste toutefois contenue. À la différence du prix.

La vie mécanique du bloc CP2 est autrement plus séduisante et la notice vite apprise. Vif, il emmène sans traîner le roadster au sein du trafic compact et exotique de la cité phocéenne. C'est également sa souplesse que l'on apprécie en évolution urbaine, permettant à la MT07 de filer en quatrième sur un filet de gaz, à moins de 2.000 tours et 40 km/h. Sur les rapports intermédiaires ou même supérieurs, le bouilleur reste donc disponible, parfaitement dirigé par une sélection précise, mais un peu sèche. L'embrayage, lui, est des plus souples. Moins agréables, les poussoirs des commodos se révèlent un peu étriqués. C'est principalement les clignotants que l'on cherche, le bouton étant trop déporté vers l'intérieur.

Le roadster Yamaha reprend dès 2.000 tours/minutes et s'adapte parfaitement au trafic urbain
Le roadster Yamaha reprend dès 2.000 tours/minutes et s'adapte parfaitement au trafic urbain

Hyper compact, le gabarit réduit de la Yam' et son agilité dans le trafic sont un atout au quotidien, faisant de toute manoeuvre une formalité. Le poids passe à 184 kg, mais l'équilibre reste excellent et lui confère une prise en main sans surprise et immédiate. Agile, dotée de rétroviseurs efficaces et excellente braqueuse, la MT07 est une fille des villes et tutoie les pavés. Mais c'est aussi une monture efficace en arsouille. Car si la machine se fait avenante, elle sait aussi se servir d'arguments plus musclés, à l'image de sa plastique dynamique.

Autoroute et voies rapides

Un twin de 689 cm3 n'est pas un déplaçoire sans âme lorsqu'il est siglé MT. À l'assaut du compte-tour, le best-seller Yamaha change vos trajets habituels en aventures fantasques. Fini la monotonie des voies rapides : une cure de 07 vitamines et 73 chevaux vous envoient vite à des allures non conventionnées. À plus de 170 km/h et seulement 7.500 tours, le twin ne demande qu'à vous en remettre une dose. Histoire de sécuriser votre euphorie. Évidemment, l'absence de protection ne poussera pas à une accoutumance des hautes vitesses. La tenue de cap y est toutefois sans reproche et la Yam' assure le spectacle sans faux pas. Seules les vibrations de la mécanique se font plus présentes.

La MT-07 est très stable à haute vitesse, mais souffre de quelques vibrations
La MT-07 est très stable à haute vitesse, mais souffre de quelques vibrations

Au légal, on retrouve une machine moins exubérante et toujours facile, calée vers 5.500 révolutions minute, mais prête à relancer la machine. À cette allure, le confort est très correct, mais compose évidemment avec les impératifs aérodynamiques des motos dépourvues de carénage. Un traitement plus adapté à sa morphologie devrait mieux lui convenir.

Départementales

Les routes de l'arrière-pays provençal composent le cadre idéal pour un traitement de fond de toute neurasthénie au guidon de notre remède universel. La première molécule active est donc bien le twin parallèle. Sa mécanique sans inertie prend ses tours avec vigueur et tracte méchamment dès 4.000 tours sur les intermédiaires. Et comme il ne rechigne aucunement à monter dans les tours, on dispose d'une large plage d'amusement quand la puissance prend le relai. Vif, avec juste ce qu'il convient de rugosité pour lui donner une personnalité séduisante, le bloc aux diapasons est une réussite. De quoi aborder le sinueux avec un large sourire. Car la MT07 à d'autres substances actives pour convaincre. Sa partie cycle agile se combine cette année avec une ergonomie optimisée au guidon. Ce dernier offre des appuis supplémentaires et un confort en hausse. On attaque donc serein et détendu les courbes serrées ou plus déliées de notre parcours.

La Yam' se montre toujours aussi agile sur les petites routes
La Yam' se montre toujours aussi agile sur les petites routes

Neutre, d'une prise en main évidente, la Méchante Teigne bascule d'un angle à l'autre avec une facilité déconcertante et une précision convaincante. Plus large, le cintre améliore sensiblement les évolutions et le ressenti du train avant. D'autant que la monte en Michelin Road 5 dope les effets positifs de la machine. Une monte moins large à l'arrière aurait encore décuplé cet effet. La MT07 s'incline progressivement sur l'angle et y démontre une très bonne stabilité, même sur le bosselé. Sa suspension améliorée en 2018 convainc tout à fait 3 ans plus tard et permet de garder un très bon rythme sur les routes à chèvre sans se désunir. Bien sûr, l'amortisseur arrière peut s'avérer un peu sec sur les plus grosses compressions. Mais rien de honteux à ce niveau.

Les nouveaux pneus Michelin sont particulièrement efficaces
Les nouveaux pneus Michelin sont particulièrement efficaces

On apprécie les relances toniques du twin et le grip sécurisant des enveloppes. Dénué d'anti-patinage, le roadster devra être maintenu sous surveillance lorsque la route se fait plus glissante. Car les 67 Nm de couple sont largement disponibles et le bloc tracte avec vigueur en sortie de courbe. Sur le sec, même froid, c'est très efficace et le fun est sans cesse au rendez-vous. D'ailleurs, la roue avant fait la Ola à chaque remise de gaz. Celles-ci sont millimétrées et assurent un contrôle précis des accélérations à tout moment, notamment sur l'angle sans aucun à coups.

Le twin CP2 répond toujours présent malgré sa légère baisse de performances
Le twin CP2 répond toujours présent malgré sa légère baisse de performances

À force, on en vient à tester les limites de la garde au sol, même par 8 degrés Celsius. La moto en prend bien davantage avant de faire crisser ses repose-pieds. Le rythme demande à être calmé et la MT07 peut compter sur ses nouveaux disques. La progressivité est excellente tout comme le contrôle au levier. J'aurai apprécié un embrayage anti-dribble pour plus d'efficacité en pilotage sportif. D'autant que la fourche plonge vite en début de course. On n'oubliera donc pas de rentrer les rapports avec un coup d'accélérateur afin de synchroniser la boite et éviter le blocage de la roue arrière.

Malgré le froid de l'asphalte, la MT-07 met en confiance rapidement
Malgré le froid de l'asphalte, la MT-07 met en confiance rapidement

Comme avec tout médicament, il est important de respecter la dose prescrite. Revenu à une conduite sereine, la Yam' enroule les courbes avec beaucoup de naturel et le charme de son moteur s'apprécie aussi sur le couple en mode contemplatif.

Partie-cycle

Neutre et saine, la partie cycle de la MT07 permet beaucoup d'audace. Les nouvelles mesures de son guidon optimisent nettement le contrôle de son train avant et l'efficacité de pilotage. Précise et franche, la Yamaha apporte beaucoup de confiance à son pilote. Travaillant avec progressivité et accord, les suspensions procurent un bon confort, mais seront dépassées sur les plus grosses compressions.

Le nouveau guidon optimise le guidage du train avant
Le nouveau guidon optimise le guidage du train avant

Freinage

Raidissant à peine la direction, les étriers avant affichent progressivité et puissance. Ils seront très efficacement complétés en courbe par l'usage de la pince arrière, remarquable de contrôle. Cette force est idéalement jugulée par l'ABS et l'ensemble rassurera tant au quotidien qu'en pilotage sportif.

Puissants et progressifs, les freins assurent pleinement leur rôle
Puissants et progressifs, les freins assurent pleinement leur rôle

Confort/Duo

Jouet de plaisir plutôt solitaire, ce viagra sur roues s'appréciera donc davantage en solo. La selle offre un confort très correct même après 5 heures de routes sinueuses et parfois fripées. Moins à la fête, le passager ne dispose pas de poignées en standard. Dommage.

Si la selle est relativement confortable, on regrette l'absence de poignées pour le passager
Si la selle est relativement confortable, on regrette l'absence de poignées pour le passager

Consommation

Lors de cet essai effectué à rythme varié, souvent tonique, la consommation moyenne relevée est de 6,1 litres au 100 km. À allure plus raisonnable, 5 unités devraient être la norme, autorisant 250 km d'autonomie. Correcte pour une machine du quotidien à vocation eco-fun.

A rythme très sportif, la consommation atteint 6,1 l/100 km
A rythme très sportif, la consommation atteint 6,1 l/100 km

Essai en vidéo de la MT-07

Conclusion

Toujours aussi pétillante, la Yamaha MT-07 2021 dope ses qualités en dynamique avec un contrôle au guidon optimisé, des freins toujours plus efficaces et des pneus plus récents à la hauteur de son tempérament. Sa nouvelle esthétique amène une rupture intéressante et forte sur un segment où il est de bon ton de savoir se différencier.

Et des concurrents, il y en a. À commencer par une autre nouveauté nommée Triumph Trident 660. Tarifée à 7.995 €, l'Anglaise est séduisante, remarquablement finie et équipée, mais semble moins agile et efficace en dynamique. Autre pointure d'élégance, la Honda CB650R à 8.249 €, se drape dans sa robe néo-vintage et assure des performances moteur de premier ordre avec 95 ch. Autre japonaise, la Kawasaki Z650 demande 7.299 € et la Suzuki SV 650 seulement 6.599 €.

La Yamaha MT-07 se décline dans trois couleurs pour 2021
La Yamaha MT-07 se décline dans trois couleurs pour 2021

Simple et tonique, la Yamaha MT-07 réclame désormais 7.299 € (+200 €) pour s'offrir ses charmes. Débutant comme pilote expérimenté bénéficient à son bord d'une machine aux deux visages, polyvalente et dynamique. Antidépresseur mobile, le roadster star risque fort d'être encore la meilleure vente d'optimisme à deux roues chez les jeunes et moins jeunes. Avant de débuter les soins, pensez à respecter la posologie, au risque de devenir accro...

Points forts

  • Agrément moteur
  • Agilité de la partie-cycle
  • Contrôle en dynamique
  • Suspensions
  • Légèreté
  • Pneumatiques
  • Finitions
  • Rapport prestations/prix

Points faibles

  • Pas d'embrayage anti-dribble
  • Commodos étriqués
  • Bloc instruments assez bas

La fiche technique de la Yamaha MT-07 2021

Conditions d'essais

  • Itinéraire : Routes sinueuses, autoroute et ville.
  • Météo : Beau temps, bitume glissant par endroit, froid
  • Kilométrage de la moto : 200 km
  • Problème rencontré : ras

Equipements essayeur

  • Casque Nishua NXR-1 Carbon
  • Blouson Vanucci Tifoso
  • Jean Vanucci Armalith
  • Gants Vanucci Touring IV
  • Bottes Vanucci RV4

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Commentaires

alain81

Pas mal ; permet de se faire plaisir pour pas trop cher ...

19-01-2021 13:52 
lokri

toujours une super meule apparemment mais ce feu avant ><

19-01-2021 17:56 
olivierzx

La ligne Akra est vendue 1300 ¤ pas 2999 ...

19-01-2021 18:18 
waboo

Citation
olivierzx
La ligne Akra est vendue 1300 ¤ pas 2999 ...

Tu en sais donc plus que Yamaha France.

19-01-2021 19:18 
Thud

Le tarif de cette option est affiché sur l’outil de personnalisation de Yamaha Motor France.

Bel essai encore une fois !
A te lire, on a l’impression que cette petite reine ne va pas encore vaciller sur son trône.

19-01-2021 19:57 
waboo

Sur le site la ligne est de toute façon vendue 1 599 e, pas 1 300.

Yamaha nous a donne ce tarif faramineux de 2 999 e, mais il s'agit du full system pro, sans plus de détails...

19-01-2021 20:26 
Gouniaf

Entre le feu avant façon Transformers et le pot catalytique à soudures apparentes à la Mad Max, cette meule nous offre un sacré contraste !

19-01-2021 21:34 
waboo

Citation
Thud
A te lire, on a l’impression que cette petite reine ne va pas encore vaciller sur son trône.

Objectivement, c'est presque la meule "idéale" pour un public relativement jeune ou aimant les motos fun.

Esthétiquement, je trouve ce nouveau style réussi. Mais j'ai plus de mal avec les finitions visuelles niveau moteur/cadre : trop de petits espaces, d'éléments "disparates" à ce niveau.

Et puis je trouve que son tarif à trop augmenté. Celle-ci devrait valoir 6 800 par exemple (avec un anti-drible...) et une version SP avec fourche inversée réglable et amortisseur plus capable serait à 7 999.

Notre prochain comparo Trident/MT/CB R va être intéressant...

20-01-2021 07:47 
Argo

cadre de 16 kg, moteur de 54 kg le tout pour 74ch et 184 kg tpf...
c'est lourd, et plutot chère pour l'équipement qu'elle présente.
pas de d'embrayage hydrolique ou anti drible, pas d'abs performant ou réglable, toujour ces fameuse suspesion qui ferais honte a certaine 50cc
et le chassis doit etre autemps "imprecis" (il n'est pas mauvais pour autemps) que l'ancien.

j'aimerais par contre connaitre le poids de l'échapeent pour savoir combien de kg de fonte Yamaha a du y ajouté pour passé les norme euro 5, sont aspec brut ne me dérange pas puique que c'est dans le bute de résuire son pric de fabrication pour evité de faire flambé le prix de vente.

je la trouve plus belle que l'ancienne, mais pas plus intérésente ou fun (en plus elle ratrappe le prix de vente de la regretté Duke 690, qui était a peine plus chère mais beacoup plus équippé, et avec de la qualité)

20-01-2021 10:08 
Le Modérateur

Prix modifié dans l'article

20-01-2021 11:19 
Reset

On tiquera quand même un peu sur la fourche téléscopique ou sur la finition qui me semble encore un peu en dessous des standards Yamaha, qui sont déjà assez peu élevés en général mais bon, on reste sur un tarif contenu pour un engin efficace et largement plébiscité par le public ET la presse.

20-01-2021 11:23 
eriko

J'ai essayé la première version
Et j'ai opté pour la mt.03 320 cc
En 2016 (alors que j'ai mon permis A depuis 1969)que j'ai préfère pour ses suspensions,sa légèreté,(15 kg de moins)son rapport poids puissance,etc ..
Et j'ai repique au truc en 2019!
Je vais changer bientôt mais ce ne sera pas pour une Mt.07.elle ne représente pas une évolution mais seulement une alternative..
La vraie différence ce sera avec une KTM 890r ou une Aprilia 660...

20-01-2021 17:20 
Godzilla

Ce gris couleur béton, je n'y arrive pas...hum

20-01-2021 17:33 
1364

Oueps! C'est sûr ! Ça vaut pas le rouge couleur baston ! clin d'oeil

20-01-2021 17:44 
1364

Il me semble, peu ou prou, que sa puissance équivaut aux 72 ou 74 CV, chais plus bien, de mon ex SV650S de 1999. Qui n'avait que 645 cc, mais moteur plus noble, en V à 90°. Par contre, elle était indéniablement plus lourde, avec un poids tous pleins faits qui devait tourner aux alentours de peut-être 205 kg ? Chais pu bien là non plus... À force de boire ! 😅

Bref ! Elle m'en bouge une sans secouer l'autre ! À jamais déçu que l'âge d'or des Yam 2T soit révolu ! Dont la 350 RDLC 4LO, bien NAN ! tendu ! Mais que la vie est devenue bien monotone... Faut qu'j'ajuste mon sonotone !
Z'auriez pas un, deux ou trois diapasons... Dignes de ce nom ? clin d'oeil

20-01-2021 18:00 
SirDjedj

Super article magnifiquement écrit par un Damien Bertrand inspiré comme toujours. Le meilleur et plus fiable journaliste-essayeur moto de la place.
Cet essai de la Yamaha MT 07 est complet et on sait à quoi s'en tenir à la fin. Tellement que j'envisage d'acheter ce modèle, après l'avoir tout de même essayé ainsi que la Triumpf Trident mais dont j'aime moins le côté néo-rétro qui sera vite démodé à mon avis.
Merci Le repaire pour tout le travail que vous faites !

25-01-2021 13:58 
Patogaz

Oui, "Ce gris béton", horrible, comme le phare qu'il faudrait essayer par une nuit sans lune... j'ai le souvenir d'avoir essayé un tape-cul, il y a quelques années, j'irai essayer celle-là pour voir si Yam a retrouvé la procédure pour fabriquer une vrai selle...Mais vu l'indigne strapontin passager , j'ai comme un gros doute ...

07-02-2021 20:23 
 

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