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Essai Kawasaki Z650

L'équilibre

Twin parallèle Euro5, 649 cm3, 68 ch et 64 Nm, 188 kg pleins faits, compatible A2

Dans la vie comme dans ses évolutions, la Kawasaki Z650 suit les traces de sa grande sœur de gamme et inspiratrice, j’ai nommé la Z900. Le mois dernier, nous découvrions les bienfaits du passage à Euro5 et ceux des nouveaux équipements adoptés par le best-seller de la marque. C’est au tour du roadster d’entrée de gamme, compatible avec le permis A2 via un bridage électronique, de faire sa mise à jour. Un upgrade moins important cela dit, la partie assistance électronique ne faisant pas son apparition pour l’instant. Mais alors, à quoi a-t-on droit, deux ans après sa sortie ?

Essai de la Kawasaki Z650
Essai de la Kawasaki Z650

Découverte

Kawasaki affirme avoir fait évoluer sa Z650 sur 6 points : le style, un moteur plus propre, de nouveaux pneumatiques, un écran TFT couleur et connecté et pour finir une gamme d’accessoires renforcée. Sortie en 2017, nous avions alors reproché à la première mouture de la Z650 : un manque de lisibilité des informations sur le compteur, l’impossibilité de changer les informations affichées à partir du guidon et un petit manque d’allonge à hauts régimes. Si le moteur est passé de Euro4 à euro 5 ready en deux ans, il n’annonce en revanche aucun changement de caractère ni optimisation technique particulière pour ce faire. Sauf au niveau interne de son échappement, revu en conséquence.

Le bicylindre de 649 cm3 se met en conformité avec Euro5
Le bicylindre de 649 cm3 se met en conformité avec Euro5

La nouvelle Z650 évolue donc du plutôt du côté esthétique. A l’instar de la 900, elle renforce le style de son optique avant pour adopter les standards Sugomi du moment et une personnalité plus affirmée. Comprendre par là un soulignement de l’optique par deux « moustache», une nouvelle signature visuelle avec des feux avant plus « plissés » au niveau du regard et un stickage plus dynamique du reste de ses carénages. Pas de nouvelle chasse aux masses superflues pour 2020, ni de changements ergonomiques, mais un look toujours plus agressif et plus dynamique. Sugomi un jour, Sugomi toujours.

Le phare avant de la Kawasaki Z650
Le phare avant de la Kawasaki Z650

On retrouve donc les formes organiques de la moto, principalement au niveau de son réservoir très travaillé de lignes. Le cadre tubulaire est également similaire à celui déjà connu. On ne s’en plaindra pas, il allège autant la moto visuellement qu’il a pu le faire sur la balance lors de son apparition.

L'habillage du réservoir évolue, toujours dans le style Sugomi
L'habillage du réservoir évolue, toujours dans le style Sugomi

N’oublions pas que la Z650 est une moto courte de ligne, compacte et ne souhaitant pas faire trop petite : la Z400 se charge de rassurer ceux qu’un poids ou une hauteur de selle plus importants effraient. La Z650 affiche toujours 188 kilos sur la balance et une selle à 790 mm, prompte à accueillir les gabarits médians et les plus grands. Les jambes les moins longues devront recourir quant à elles à un kit de rabaissement. Celui-ci peut comporter une selle plus creusée qu'à l'origine et une biellette de renvoi du mono amortisseur arrière. Elle permet de diminuer mécaniquement la hauteur de selle. A propos de hauteur justement, une selle plus haute de 3 cm est disponible en option au catalogue Kawasaki. Elle apporte de meilleurs appuis sur le guidon avec une posture plus plongeante des bras, tandis que les grandes cannes profitent de voir les genoux reculer sur le réservoir. Le maniement et la précision gagnent ce que l’on perd en confort. En effet, cette assise se montre plus présente à l’intérieur des cuisses, du fait d’une pente plus marquée et d’une largeur moindre sur sa partie haute.

La Z650 reste une moto compacte
La Z650 reste une moto compacte

Au chapitre des évolutions, l’emplacement passager bénéficie d’une nouvelle assise, moins « égoïste » que par le passé. En résulte un décroché visuellement plus important entre les assises. Quant à connaître le bénéfice de cette évolution, nous vous invitons à les découvrir dans le paragraphe consacré au confort.

La selle passager se fait plus accueillante
La selle passager se fait plus accueillante

Pour l’instant, nous savourons la nouvelle instrumentation, véritable nouveauté de ce modèle et pour tout dire, l’une des meilleures de sa catégorie en termes d’aspect, de lisibilité et de fonctionnalités. Kawasaki fait un pas en avant en la matière dans la catégorie des moyennes cylindrées « accessibles ». Enfin à plus de 7 000 € tout de même. Toutefois, toujours pas de déport au guidon pour alterner entre les informations ou pour accéder au menu de la moto. Celui-ci permet par exemple d’activer la connexion Bluetooth avec son téléphone et de procéder à l’appairage. L’occasion de bénéficier d’un affichage déporté dans votre poche et de bien plus encore.

Le tout nouveau compteur TFT de la Kawasaki Z650
Le tout nouveau compteur TFT de la Kawasaki Z650

En selle

De fait, la Z650 apparaît comme une moto de petites dimensions. Surtout pour les plus d'1,75m. Pour autant les jambes trouvent aisément leur place le long de l'étroit réservoir de 15 litres. On apprécie la position des repose-pieds, très légèrement avancés par rapport à l'aplomb du buste lorsque l'on roule de façon mesurée. Là encore, un très bon compromis. Surtout, on apprécie leurs quelques 130 mm de haut offrant une bonne garde au sol. Ils permettent également une posture décontractée tout en offrant d’excellents appuis.

Les repose-pieds de la Kawasaki Z650
Les repose-pieds de la Kawasaki Z650

A cet égard, la mobilité sur cette assise accueillante est bonne. On dispose de la place suffisante pour se reculer contre l'imposante selle passager, surtout si l'on cherche à gagner quelques kilomètres/heure. On peut au contraire s'avancer au maximum lorsque l'on privilégie l'agilité. Une posture encouragée aussi bien par la pente de la selle que par son revêtement moyennement glissant. Caoutchoutés afin de mieux filtrer les vibrations, les repose-pieds offrent eux aussi un confort bienvenu et un grip satisfaisant.

L'assise est toujours haute de 790 mm
L'assise est toujours haute de 790 mm

La position de conduite très naturelle satisfait immédiatement, tandis que l’on ressent déjà une certaine forme de confort ergonomique. Un excellent point pour cette moto, à la fois légère et très agréable une fois chevauchée.

Ergonomie de la Kawasaki Z650
Ergonomie de la Kawasaki Z650

Une fois le contact mis et le moteur démarré, les vibrations moteur se retrouvent donc plus présentes dans le guidon, principalement dans les mi-régimes. Le cintre simple, assez étroit et en aluminium, propose une finition noire mate agréable. Il répercute volontiers les battements du cœur de 649 cm3 que nous démarrons d'une simple pression sur le démarreur.

Contact

Filtrée, la sonorité reste caractéristique du Twin Kawasaki. Elle mêle la douceur d’un grondement mécanique et les médiums d’une douceur présumée à une sonorité plus métallique et donc plus sportive. A chaque rotation de la poignée droite, l'air s'engouffre sous le réservoir, apportant son lot de résonances et de satisfactions auditives.

Le silencieux de la Kawasaki Z650
Le silencieux de la Kawasaki Z650

Ville

Premier rapport engagé, une douceur est immédiatement présente, qui s'accompagne d'une force bienvenue. Un relâchement inopiné de l’attention et de l'embrayage, un embrayage dont le levier souple et réglable en écartement constitue une rareté à ce niveau de gamme, renseigne immédiatement sur la santé moteur : la moto sursaute de manière bienveillante et ce sur les 3 premiers rapports. Le signe d'une bonne santé et d'un caractère plus que suffisant. Pour preuve, il est encore possible d'évoluer en agglomération en 6. Du moins pour les plus téméraires. On préférera de loin la 3 ou la 4, véritables rapports à tout faire avec entrain. Ils renforcent volontiers la poussée moteur une fois les 4 500 tr/min franchis et ce jusqu’à 7 000 tr/min. On retrouvera même un peu de peps moteur et de peps sonore juste avant le rupteur quelques 3 250 tr/min plus hauts.

Le twin est capable d'évoluer en agglo sur le 6e rapport
Le twin est capable d'évoluer en agglo sur le 6e rapport

Quelle que soit la vitesse enclenchée avec précision et bon verrouillage, l'ascension vers le deuxième tiers du compte-tours se fait donc avec bienveillance. On n'ira pas forcément chercher plus loin, la vitesse est déjà plus que suffisante sur le 1er rapport : comptez 70km/h environ une fois entré dans la zone rouge située à 10 000 tr/min.

L'indicateur de changement de rapport, désactivable et au seuil de déclenchement paramétrable, fait déjà clignoter le compte-tours depuis les 9 000 tr/min franchis. En bref : ça pousse et ça s'exprime, une Z650 ! Prometteur.

L'indicateur de changement de rapport peut ête paramétré
L'indicateur de changement de rapport peut ête paramétré

Agile et naturelle, la Z650 est une excellente moto en ville, on s’en serait douté. Son caractère moteur sert les évolutions urbaines tandis que l’on apprécie une fois encore l’équilibre de la partie cycle offrant une stabilité des plus appréciable. La souplesse moteur fait sensation, au sens propre et au sens figuré, les vibrations accompagnant toutes les évolutions.

Les commandes douces et la bienveillance de la Kawette ne sont plus à défendre, elles s’imposent tout simplement. De quoi se faire plaisir une fois encore, que l’on soit un débutant ou un conducteur aguerri. L’art de la polyvalence sans rien perdre d’une identité forte. Voici la formule Z650.

Les commandes restent assez douces
Les commandes restent assez douces

Autoroute

On s'élance prestement sur la bretelle d'accès. À fond de 2, le 110 n'est pas loin et très rapidement atteint, permettant d'explorer et d'explorer les 1 000 derniers tr/min avant la rupture. De manière surprenante, ils sont plus efficaces et nerveux que ne le laissait présager la zone plutôt douce que nous qualifierons de zone de confort, située entre 7 et 9 500 révolutions par minute. La 3 suffit amplement à cruiser sur le ruban droit, avant d'enchaîner les rapports restant jusqu'au 6e et dernier. On évolue alors sans difficulté à 130 km/h et moins de 6.250 tr/min, réduisant drastiquement la consommation. Le témoin Eco remercie au passage de ménager l'environnement...

Sur autoroute, la Z cruise à 130 km/h sur le dernier rapport à seulement 4.000 tr/min
Sur autoroute, la Z cruise à 130 km/h sur le dernier rapport à 6.250 tr/min

Si l'on épargne la qualité de l'air, lui, épargne moins les épaules ou le torse. Classique sur un roadster, mais supportable eu égard au flux correctement dévié par la nouvelle tête de fourche et par la petite casquette de l'instrumentation TFT. Les jambes restent exposées et l'on supportera occasionnellement le voyage bon train. D'autant plus que l'on peut varier les postures et se délasser le popotin. Ouf.

Départementales

Bienveillant tout en étant nerveux. Voici ce qui vient à 'esprit lorsque l'on cherche à caractériser le bicylindre de la firme d'Akashi. D'une part, il agit avec une certaine force pour un 650. D'autre part, il s'exprime avec une vigueur contrôlable à défaut d'être contrôlé par des assistances superflues dans la plupart des cas comme en témoigne notre expérience du jour.

Essai de la Z650 sur les petites routes
Essai de la Z650 sur les petites routes

Enfin, il distille nombre de sensations mécaniques promptes à agrémenter le quotidien et les trajets sur petites routes. Et c'est déjà beaucoup. Mais que serait un moteur sans une partie cycle à la hauteur ? Un problème. Dès lors, l'équilibre et la facilité proposés par le cadre de la Z650 font bon ménage avec les envies de zèle. Avec un Z majuscule.

Sur le terrain de jeu du jour, entre mer et montagne, entre sec et humide, entre 10 et 17 heures, on virevolte, on lance, on relance en permanence un bicylindre volontaire, en s'appuyant sur un train avant serein et précis qui s'allège pourtant encore lorsqu'enthousiasmé par le tracé, on ouvre les gaz en grand sur les 3 premiers rapports.

Le train avant précis rassure lorsque l'on ouvre les gaz
Le train avant précis rassure lorsque l'on ouvre les gaz

Pour preuve, en sortie de courbe en 2, il n'est pas rare de sentir le gommard quitter le sol. Les épingles ne présentent dès lors aucune difficulté, tandis que l'on apprécie une garde au sol généreuse. Il y a un esprit sportif dans cette Z. Comme dans toutes. Il n'est pas galvaudé, il est assumé en toute simplicité, qu'elle soit mécanique ou technique.

Les suspensions, pour basiques et sobres qu'elles soient en l'absence totale de réglage pour la fourche et en étant uniquement réglables en précharge, assurent le cap sur une route pourtant régulièrement fripée. On ne parvient à mettre à mal le couple suspensions/pneumatiques qu'en allant bien au-delà d'un rythme raisonné.

A l'aise sur les routes sinueuses, la 650 conserve l'esprit sportif des Z
A l'aise sur les routes sinueuses, la 650 conserve l'esprit sportif des Z

Une opération pourtant totalement légale, même si risquée en théorie : les 90 km/h permis sont quasi impossibles à tenir compte tenu de la typologie et de la topologie des virages. Des virages des plus en plus fermés, de plus en plus en aveugle, de plus en plus jouissifs, pour tout avouer.

À fond, on ressent le pneu Dunlop Sportmax Roadsport 2 commencer à chauffer et à perdre de son grip. Son aspect final témoignera de sa rude expérience. Conséquence ? Ça sautille légèrement dans le train avant, mais ça passe toujours. Redoutable, même s'il convient de garder une marge de sécurité adéquate. C'est noté.

Les pneus montrent leurs limites à l'ombre, où la route est encore humide
Les pneus montrent leurs limites à l'ombre, où la route est encore humide

Reste à se méfier des passages ombragés et humides. La gomme de 160 à l'arrière décroche aussi doucement qu'elle raccroche, excepté sur les lignes blanches à éviter absolument. Qu'à cela ne tienne, on suit son couloir, on penche naturellement comme l'on penche vigoureusement avec simplicité et naturel. Surtout, on danse avec la moto comme si elle ne pesait plus rien. Un régal, tout simplement et un modèle du genre pour la catégorie.

Confort

Après deux journées de roulage, à tous les rythmes imaginables et principalement sur des routes secondaires et en agglomération, aucune fatigue à ressentir au guidon de cette Z650. Le confort pressenti est donc bien au rendez-vous. Que ce soit en matière de suspensions, prévenantes, de position de conduite, bien pensée, ou encore de confort de selle, le roadster middle size de Kawasaki s’en tire excellemment bien. A l’image de son moteur, elle offre à la fois douceur et sportivité, tout en ménageant son conducteur. Un très bon point pour aller loin et pour profiter pleinement de sa moto.

Les suspensions prévenantes contribuent au confort de la Z650
Les suspensions prévenantes contribuent au confort de la Z650

Freins

Sont à l'œuvre et à la manœuvre Nissin pour les étriers de frein et Bosch pour la partie ABS. Le système 9.1 n'a plus rien à prouver et il le fait savoir. Le déclenchement arrive tardivement, très tardivement, pour peu qu'on le coupe instinctivement.

Sur route et en évolution sportive, le frein arrière dispose d'une puissance des plus appréciable permettant d'inscrire idéalement la Z650 dans l'axe choisi. Il n'anti bloque réellement qu'en agglomération lorsque la vitesse devient insuffisante.

Le frein avant de la Kawasaki Z650
Le frein avant de la Kawasaki Z650

De leur côté, les pinces avant profitent d'un réglage en écartement agissant naturellement sur la force transmise aux étriers. Elles exploitent les disques de 300 mm de diamètre avec puissance et précision. Une fois encore, seule une utilisation intensive fera ressortir de micro blocages vite jugulés par une partie cycle toujours aussi redoutable. N’oublions pas que la Z650 monte certes en gamme et en prestations, mais elle demeure une moto simple.

Permissive, comme il se doit pour une moto également destinée aux débutants et jeunes permis, prévenante, la Z650 autorise de freiner de l'avant en courbe sans générer de mouvement parasite. Un très bon point.

Le frein arrière de la Kawasaki Z650
Le frein arrière de la Kawasaki Z650

Pratique

Peu d’aspects pratiques pour cette « basique ». Du moins si l’on recherche une prise USB ou quoi que ce soit d’autre. Par contre, la nouvelle instrumentation de la Z650 offre une connectivité avec un smartphone Android ou Apple.

L'application Rideology
L'application Rideology

Via l’application Rideology, on peut alors profiter des mêmes informations et actions que celles offertes directement sur l’instrumentation, parmi lesquelles les totalisateurs, la jauge à essence, ou de manière plus intéressante, le planning de maintenance et autres. Surtout, on pourra également retrouver la trace GPS d’un trajet, afficher les messages et appels. Dommage que la navigation simplifiée ne puisse être directement indiquée sur le compteur. Certes, il est positionné assez bas, mais aussi bien ses dimensions que ses proportions permettent de ne pas trop quitter la route des yeux.

Dommage une fois encore que l'on ne puisse contrôler l'alternance des informations depuis l'instrumentation de bord. Ce n'est pas une obligation, mais ce serait un plus.

Kawasaki Z650 2020
Kawasaki Z650 2020

Si cela vous fait une belle jambe, sachez que la Z650 propose également un petit coffre sous sa selle en deux parties. L’assise passager s’ôte séparément de l’élément avant, laissant accès à une petite place. Suffisante pour un bloc disque, on imagine qu’elle pourra également accueillir un pantalon de pluie et/ou une veste compacte.

Consommation

Le moins que l’on puisse dire est que nous n’avons pas ménagé la Z650 lors de nos évolutions. D’une part les routes ultra sinueuses plaisaient particulièrement aux rapports intermédiaires et d’autre part, nous les poussions sans vergogne afin de tirer le meilleur des sensations et de l’efficacité de la moto. Conséquence ? 5,8 L/100 km annoncés par l’écran TFT. Et à dire vrai, c’est en soi un exploit. On aurait volontiers imaginé davantage. L’efficacité du moteur est une fois de plus démontrée, tout comme son appétit des plus mesuré.

A rythme 'normal', le réservoir de 15 litres devrait permettre 300 km d'autonomie
A rythme 'normal', le réservoir de 15 litres devrait permettre 300 km d'autonomie

En roulant au quotidien sur des routes moins exigeantes, ou tout simplement en allumant un peu plus souvent le témoin ECO, on devrait donc pouvoir revendiquer une consommation avoisinant les 4,5 l/100 ou moins. De quoi parcourir plus de 300 km avec un plein. Une bonne affaire par les temps qui courent.

L'essai en vidéo

Conclusion

La Z650 n’était pas une inconnue. Ce millésime 2020 offre une prestation des plus complète et des plus agréable. Très justement proportionnée, dimensionnée et dotée, la Z650 en fait plus que la concurrence directe tout en défendant son propre caractère et sa propre identité. Une personnalité renforcée par un look des plus séduisant, mais aussi et surtout par l’ensemble des possibles à son guidon. Sans réel défaut, elle distille ce plaisir unique des motos de moyenne cylindrée alliant coffre et puissance intégralement exploitable.

La Kawasaki Z650 2020
La Kawasaki Z650 2020

Car c’est bien cela dont il est question une fois que l’on se retrouve au guidon sur de telles routes : on se demande à quoi bon la surenchère lorsqu’il est possible d’autant s’amuser à bord avec un tel niveau de sécurité. Alors les plus chagrins d’entre nous pourront lui reprocher de n’avoir pas opté pour un contrôle de traction, mais c’est bien là l’un des rares points appelant une réflexion.

A propos de réflexion, justement. Disponible en version A2 via un bridage électronique, la Z650 proposera la même prestation et une consommation encore moindre. De quoi ravir de nombreux jeunes permis. Quant à la version full, elle nous aura en tout cas régalés lors de cet essai. Certes, la Z650 n’est pas la plus excentrique ni la plus nerveuse ou la plus agressive de prime abord, mais son efficacité et ses performances de premier plan pour la catégorie, tant au niveau de son moteur que de sa partie cycle, méritent que l’on se pose sérieusement la question au moment du choix d’un roadster de moyenne cylindrée.

La Z650 se décline en trois coloris
La Z650 se décline en trois coloris

Alors oui, la Yamaha MT-07 lui fait de l’ombre, mais n’oublions pas que c’est à l’ombre des grands chênes que poussent les générations futures. Et la Z650 est clairement tournée vers les nouvelles générations de motards, ne serait-ce que par sa connectivité Bluetooth. Un point pour la Kawa. On en reparle en fin d’année ? D'ici là, profitez de la Z650 au même tarif qu'une MT-04 de base, soit 7 099 € jusqu'au 31 mars 2020 dans son coloris standard et à 7 199 € dans sa livrée édition spécial, contre respectivement 7 299 et 7 399 € par la suite. Certes un "petit" billet, mais il en vaut la peine.

Points forts

  • Partie cycle redoutable pour la catégorie
  • Moteur pétillant et vivant
  • Confort agréable
  • Nouvelle instrumentation

Points faibles

  • Suspensions non réglables (pour les plus sportifs)
  • Pas d'antivol en U sous la selle passager
  • Selle haute optionnelle moins confortable

La fiche technique de la Kawasaki Z650

Conditions d’essais

  • Itinéraire : routes sinueuses des la Costa Brava dans les environs de Gironne (Espagne)
  • Météo : Routes séchantes
  • Kilométrage moto : 210 km
  • Problème rencontré : ras

Equipement essayeur

  • Casque HJC RPHA 70
  • Veste RST Paragon V Pro Series
  • Gants cuir IXS RS-200
  • Jean Ixon Defender
  • Bottes RST Tractech EVO III

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Commentaires

Picabia

Ma fille 1.60 mètre craque pour elle mais la selle est trop haute pour que les pieds touchent bien par terre. Je lui ai conseillé la 400 ou un 500 CB.
Choix difficile quand on est une femme de choisir une moto et je ne parle même pas des trails.
Beaucoup n'aiment pas le néo rétro

20-01-2020 12:54 
La Puce

La z400 est très sympa ! Je l’ai essayée et je mets les pieds par terre malgré mon 1,60m

20-01-2020 13:51 
OursDechaine

@Picibia : A demander en concession, mais il me semble que la Z650 est disponible en deux hauteurs. J'ai moi même une version basse de 2019 et j'étais même pas au courant au moment de l'achat.
Ca m'a surpris la différence en comparant avec celle d'un autre motard, devait y avoir environs 2 cm de différence.

20-01-2020 14:42 
D3n1s57

Bonne machine et se vend comme des petits pains tout comme sa vieille s½ur ER6, je confirme, disponible aussi avec un kit de rabaissement pour les courtes pattes sourire

20-01-2020 17:31 
Picabia

Bonne nouvelle pour le kit, il faut dire que le type derrière son bureau ne s'est même pas déplacé, pourtant nous avons regardé plusieurs motos.
Le type de Suzuki dans la même concession, lui est venu et nous a fait un devis sur la SV, alors que ma fille n'est pas vraiment intéressée.
Cette attitude peut souvent faire la différence

20-01-2020 19:15 
southeagle

Mais qu’est ce qu’il y a comme article sur les Kawas,c’est dingue.

22-01-2020 08:26 
 

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