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Des gants imposés, mais pas acceptés

FFM et FFMC dénoncent une obligation dénuée de pédagogie

Des gants imposés, mais pas acceptésDepuis le 20 novembre dernier, tous les utilisateurs de motos et de scooter, pilote comme passager, doivent obligatoirement circuler en étant équipés de gants certifiés EPI. La mesure mise en place par le gouvernement n'a pas reçu un accueil très chaleureux de la part des usagers, ni de celle des deux fédérations.

La Fédération Française de Motocyclisme (FFM) et la Fédération Française des Motards en Colère (FFMC) ont une nouvelle fois manifesté leur désapprobation sur la forme de cette obligation. Engagées depuis plusieurs décennies sur la thématique de l'équipement de sécurité, les deux fédérations reconnaissent l'importance d'un équipement adapté, aussi bien sur route qu'en compétition.

Mais là où les points de vue divergent, c'est qu'à l'inverse des pouvoirs publics, FFM et FFMC estiment que c'est l'adhésion des pratiquants qui permet de changer les mentalités. Par ailleurs, les fédérations mettent en avant les disparités géographiques et climatiques qui font émerger des pratiques locales bien trop spécifiques, par exemple dans le sud où le combo tshit/short/tong est encore trop présent dès que les chaleurs remontent.

France Wolf, Coordinatrice de la FFMC :

Imposer le port des gants par la menace d’une double sanction est particulièrement stupide, sur le fond comme sur la forme. Quand on sait que le premier enjeu, par exemple sur les régions du littoral, est d’avoir une vraie prise de conscience sur l’ensemble des équipements (chaussure, pantalon, blouson), verbaliser le non-port des gants est d’un ridicule absolu.

Jacques Bolle, Président de la FFM :

Trop de règles tuent la règle. Nous militons depuis longtemps pour plus de pédagogie et de communication autour de la nécessité et les avantages, d’utiliser des équipements adaptés à chacun et à sa pratique. Si nous ne pouvons qu’être favorables à une meilleure protection des motocyclistes, nous regrettons la forme de cette évolution à travers une contrainte réglementaire.

Ce que regrettent le plus les deux représentants des motards, c'est que malgré leur nomination au sein du Conseil National de la Sécurité Routière, leurs conseils et propositions ne soient pas entendus. FFMC et FFM invitent maintenant l'Etat à évoluer "lui aussi dans sa pratique, tout comme il exige que tout un chacun le fasse".

Plus d'infos sur le port des gants obligatoires