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Essai Triumph Rocket 3 Storm

En rut !

3 cylindres en ligne, 2.458 cm3, 182 ch et 225 Nm, 320 kg pleins faits, à partir de 26.395 euros

Ces gars-là ne vieillissent pas. Vingt ans que je les côtoie lors d’essais moto, organisés par les marques qui présentent leurs nouveautés. Ils sont essayeurs (très peu, voire pas de femme), ont roulé sur tout, dans toutes les conditions, dans tous les coins du monde, sur piste, dans les chemins, plus de 25 000 km par an… Ils n’en sont pas lassés. Là, sous mes yeux, Sonic (ce surnom pour préserver son intégrité morale), en boule, envoie de rageux coups de gaz en plein centre de Cannes, même pas 200 m après avoir pris en main la Rocket 3 R Storm, 317 kg, 182 ch. Légèrement penché sur le guidon cintre plat, écran fumé baissé, il ferait presque peur à la population cannoise, qui s’effraie de pas grand-chose. Il cherche à faire patiner l’énorme pneu de 240, déconnecte au feu rouge l’antipatinage. Au vert, il écrit sa fougue d’une large trace de pneu sur une bande blanche du passage piéton. Je le sais sourire sous son casque. Il n’a plus vingt ans (mais la Rocket 3, elle, les fête cette année), sauf dans son cœur de motard. Nous étions ensemble quelques jours auparavant pour un essai de la gamme QJ Motor, Sonic se montrait plus serein, presque sérieux. Il sait l’être. Mais c’est l’effet Rocket 3.L’effet des moteurs hors-normes. La moto souffre des normes. Concevoir une usine à sensations, aujourd’hui, suppose des cylindrées incroyables (le 2,5 litres de la Rocket 3), des puissances folles (le pseudo trail BMW M 1000 XR de 200 ch) ou des sonorités hypnotiques (MV Agusta Enduro Veloce). La Kawa Z H2 appartient au même groupe d’haltérophiles, ou l’ancienne Yam’ V-Max 1700. Ces colossales aciéries sont rares, mais quand Sonic tombe dessus, c’est un ado en rave, 3 h du mat’, secoué de vibrations, les dents serrées, le sourire animal, le corps exalté. Son ecstasy : les moteurs dingues. On les paie cher, ils animent souvent des motos peu pratiques, parce que la folie se paie. Sinon, il y a les scoot’, on n’a jamais fait plus pratique. Nous, on parle ici de moto, même pas de compromis.

Essai Triumph Rocket 3 Storm
Essai Triumph Rocket 3 Storm

Découverte

La Triumph Rocket 3 Storm évolue peu pour ses 20 ans mais a quand même pris 15 ch, parce que c’était indispensable à sa carte de visite. 167 ch en 2024, ça aurait fait p’ti bras quand on se veut reine des docks. 182, ça passe, la même puissance que la version TFC de 2019 (les cinglés de TTS en ont sorti alors 342 ch, ajoutant un compresseur !). Le couple de l’énorme trois cylindres n’a pas bougé, 225 Nm à 4 000 tr/min, le même qu’une Peugeot 5008 Pure Tech turbo, qui emmène 6 fois plus de kg et ne fait rêver personne. Déjà à sa sortie, en 2004, la Rocket taillait large, avec ses pistons de même diamètre qu’une Dodge Viper V10 et son couple de 202 Nm à 2 500 tr/min. Pourquoi a-t-il grimpé à 4 000 aujourd’hui ? Parce qu’en augmentant la puissance (142 ch pour la première, 182 aujourd’hui), on décale la crête de couple vers le haut de la courbe.

La Triumph Rocket 3 GT Storm
La Triumph Rocket 3 GT Storm

Pourquoi Triumph a sorti ce Titan à l’époque ? “On savait que Kawasaki lançait la conception de la VN 2000. John Bloor, le boss de Triumph, a demandé à ses ingénieurs quelle cylindrée max il était possible d’atteindre sur une moto. Après calculs, c’était 2 294 cm3, sans nuire à la fiabilité. La Rocket 3 est sortie en 2 294 cm3 précis.” raconte Eric Pecoraro, responsable presse et marketing de Triumph France. Elle cube maintenant 2 458 cm3 et pèse 40 kg de moins.

Le 3 cylindres en ligne délivre désormais 182 ch et 225 Nm
Le 3 cylindres en ligne délivre désormais 182 ch et 225 Nm

Chargée de chromes et de peintures pas très sobres, elle rappelait en 2004 certains gros customs américains, ou une Boss Hoss. Son large guidon et son réservoir échancré y participaient, ainsi que l’avait voulu le designer, John Mockett (un mec suffisamment dingue pour avoir fait Birmingham - Istanbul en Lambretta de 1956). Aujourd’hui, elle s’habille plus sobre, toujours racée, parce que le noir est élégant. Le modèle 2024 se distingue par ses pièces noires (comme les platines repose-pieds, les collecteurs d’échappement) et ses jantes redessinées et allégées de 500 grammes chacune.

20 ans après son lancement, la Rocket présente un style plus sobre
20 ans après son lancement, la Rocket présente un style plus sobre

Entre les deux roues, l’hypertrophie mécanique trône, avec ses chevaux supplémentaires, gagnés sur l’électronique et un vilebrequin allégé. Ride by wire oblige, il est contrôlé par l’électronique via une centrale inertielle à 6 axes (prise en compte du régime moteur, du rapport engagé, de l’angle de la moto… le pilote croit parfois ouvrir en grand mais le petit boîtier ne lui donne que ce qu’il veut). Quatre modes moteur sont dispo (Sport, Road, Rain et Customer, pour personnalisable) mais le niveau de frein moteur ne peut être choisi, alors qu’on le devine monstrueux. Aussi, cruise control et ABS cornering, c’est-à-dire géré par le boîtier sus cité.

La Triumph Rocket 3 R Storm
La Triumph Rocket 3 R Storm

Rien à voir mais je le glisse quand même, les poignées chauffantes sont de série sur la version GT mais en option sur la R (mesquin).

Oui, il y a deux versions. La R, pour Roadster, allonge moins les jambes et donne une position plus sur l’avant avec son guidon quasi plat. La GT reprend le guidon cornes de vache de la toute première Rocket, avec des repose-pieds en avant, une courte bulle et un minuscule dosseret passager. La GT coûte 800 euros (27.195 €) de plus que la R (26.395 €).

Les Triumph Rocket 3 GT et R Storm
Les Triumph Rocket 3 GT et R Storm

En selle

La clé reste dans la poche, le compteur (petit TFT rond) s’éclaire d’une première pression sur le démarreur, le trois pattes ronronne à la seconde pression, malheureusement trop discret. Mais ça, Triumph n’y peut rien, la société le veut. Sur la GT, il faut avancer le pied pour passer la première, sans difficulté pour les petites jambes. La douceur de la boîte surprend, comme le moelleux de la commande d’embrayage, qui doit pourtant être maousse pour encaisser le couple. Pas de shifter de série, mais en option. Aucun à coup de la transmission par arbre et cardan.

Le compteur de la Triumph Rocket 3 GT Storm
Le compteur de la Triumph Rocket 3 GT Storm

Le poids ne se fait plus trop sentir dès 10/15 km/h, c’en est presque déstabilisant. A l’arrêt, énorme avantage de ce genre de moto, l’assise est basse, 773 mm. Les grands apprécieront moins, surtout sur la version R, qui repliera leurs échasses. Mais l’équilibre de la partie-cycle, même à basse vitesse, impressionne, la Rocket s’emmène sans l’appréhension de ses valeurs insensées. Parce que le pneu avant de 150 m’avait laissé circonspect la veille, sur la petite terrasse de l’hôtel où James Wood, responsable marketing et fils de Stuart Wood, l’ingénieur historique (mais néanmoins toujours actif) de la marque période John Bloor, James, donc, s’amusait à remplir des pintes de bière jusqu’à 2,5 l, pour rendre compte de la cylindrée. Et d’exhiber deux énormes pistons, aux côtés desquels celui d’une 1200 Tiger passe pour un pion d’échiquier.

En ville

Le freinage de sportive (étriers Brembo Stylema) réussit à stopper les 320 kg (version GT) avec efficacité et progressivité. Toutes les commandes sont douces, le trois cylindres reprend à 1 500 tr/min sans grogner, la Rocket file entre les voitures avec une aisance de grosse hirondelle, alors qu’elle est une autruche qui aurait avalé un couscous. C’est la force de cette bécane, en mettre plein les yeux mais pas plein les bras. La Honda Goldwing est balèze aussi pour ça. “Notre pilote de développement, Felipe Lopez, m’a expliqué qu’il commençait par développer les pneus avant même d’essayer quoi que ce soit en partie-cycle. Il s’est rendu chez Metzeler, ils ont mis au point ensemble une carcasse spécifique (Cruisetec) pour la Rocket 3, Felipe a fait les tests et a validé. Parce que si tu fais le contraire et commences par la partie-cycle, tu es obligé de tout reprendre si les pneus ne conviennent pas” explique Eric Pecoraro.

Essai de la Triumph Rocket 3 R Storm sur route
Essai de la Triumph Rocket 3 R Storm sur route

Sinon, les rétros sont lisibles, la position de conduite confortable sur la GT, moins naturelle sur la R, dont les repose-pieds pourraient être légèrement plus avancés.

Autoroute et voies rapides

Les autoroutes encombrées du sud-est de la France et leurs multiples péages… A 130 km/h, la Rocket tourne à environ 3 000 tr/min, la selle large offre une bonne assise mais pourrait être moins ferme. La protection sur la GT ne suffit pas, il faudrait une bulle plus haute. La position de conduite de la R ne se prête pas du tout à l’autoroute.

La position de conduite de la R n'est vraiment pas adaptée aux voies rapides
La position de conduite de la R n'est vraiment pas adaptée aux voies rapides

Départementales

On nous a dit, quelques jours avant de descendre à Cannes, que le parcours choisi par les Anglais nous mènerait dans la montagne, pas loin de Saint-André-les-Alpes. Garett, qui nous ouvrira la route en montrant une photo sur son téléphone : “Il y a trois jours, on a eu de la neige”. Les Anglais adorent. Antipatinage, ABS, ok, mais le pneu avant de 150 ? On proteste, on demande s’il est possible de rester proche de la côte, mais Triumph a organisé des fermetures de portions de route pour tourner nos images. Certains nous rassurent, d’autres se foutent de nous. Avec raison.

La Rocket 3 GT Storm sait bien faire oublier son poids
La Rocket 3 GT Storm sait bien faire oublier son poids

On sort de Cannes par sentes étroites, qui grimpent. Là encore, la maniabilité du poids-lourd anglais fait merveille. Personne ne s’est plaint de l’obésité sur roues. Sonic n’en finit pas d’exciter la troupe, qu’une simple étincelle allume. La Ficelle lui emboîte le pas, retire l’antipatinage et c’est un concert de pneus qui crissent. Dommage qu’il fasse plus de bruit que le moteur, on aimerait l’entendre vivre. Il pétarade à la décélération mais s’étrangle sinon des normes Euro5. Le seul truc qu’on puisse vraiment lui reprocher, à la Rocket. On pourrait discuter son prix à l’infini et celui de beaucoup motos neuves, en vain.

Essai de la Triumph Rocket 3 Storm sur les petites routes
Essai de la Triumph Rocket 3 Storm sur les petites routes

Dans ces Alpes du Sud, on s’est regroupé derrière Garett, raisonnable, probablement briefé par le marketing sur le rythme à tenir. Malgré tout, les repose-pieds raclent vite, surtout sur la version GT. Mais la R comme la GT sont-elles destinées à des Sonic ou La Ficelle ? Non, ce qui est dingue, c’est à quel point cette Triumph n’élargit pas tant que ça à l’accélération, entre l’inertie moteur et le poids, on ne comprend pas comment la physique a pu être défiée à ce point. En entrée de virage, malgré cette fois le boudin de 150 devant, la précision et la tenue de trajectoire sont au-delà des espoirs raisonnables qu’on aurait pu fonder. Et la stabilité n’a de limite que la garde au sol. La maniabilité étonne aussi, la Rocket se pilote surtout par les appuis sur les repose-pieds, son train avant n’aime pas trop les contraintes supplémentaires.

L’absence de sonorité affirmée gâche un peu le plaisir moteur mais l’énorme élastique ravit par sa présence à tous les régimes, il monte même jusqu’à 7 000 tr/min, où s’atteint sa puissance max, mais on s’en fout. Pas là qu’il rayonne. Entre 2 000 et 5 000 tr/min, c’est là que Sonic s’éclate.

La Rocket 3 Storm est véritablement une machine à part
La Rocket 3 Storm est véritablement une machine à part

Je pense que dans une vie de motard, ça vaut le coup de pousser une porte de concession Triumph et demander à essayer la Rocket 3 (mentez, mettez une chemise propre, passez chez le coiffeur et dites que vous êtes intéressés par l’achat).

Partie-cycle

Le cadre imposant en alu disparaît presque, englouti par le moteur, masqué parfois par de jolies pièces en alu brossé ou noires ; la qualité de fabrication Triumph est au-dessus du lot depuis une dizaine d’années. Le monobras le prouve aussi. Fourche Showa aux tubes de 47 mm devant, amortisseur Showa aussi, les débattements sont courts, on ne le ressent que les grosses irrégularités ou dos d’âne.

L'amortisseur arrière de la Triumph Rocket 3 Storm
L'amortisseur arrière de la Triumph Rocket 3 Storm

L’équilibre d’ensemble ne suppose aucune critique, vu le poids et la dimension des pneus, c’est presque irréel. La (ou le ?) Ducati Diavel bluffe aussi dans ce domaine, avec toutefois 80 kg de moins.

Freinage

Le frein arrière s’utilise souvent, pour ramener la moto au point de corde quand on s’est montré optimiste. Il répond avec progressivité, comme l’avant, avec ses deux disques de 320 mm et ses étriers Brembo de compèt’.

Les freins radiaux Brembo de la Triumph Rocket 3 Storm
Les freins radiaux Brembo de la Triumph Rocket 3 Storm

Confort/duo

Le confort est correct, la selle manque un peu de moelleux et les courts débattements de suspension limitent le travail d’amortissement. Le duo paraît compliqué sur longue distance avec la petite selle.

La selle biplace de la Triumph Rocket 3 GT Storm
La selle biplace de la Triumph Rocket 3 GT Storm

Consommation

Bah oui, ça bouffe un bouledogue de foire. Le compteur Triumph indiquait une conso moyenne de la journée à 7,5 l/100 km. Disons que les 8 l/100 km ne paraîtraient pas illogiques. Avec Sonic au guidon, on passe à 9 l.

Le réservoir de la Triumph Rocket 3 Storm
Le réservoir de la Triumph Rocket 3 Storm

L'essai vidéo de la Triumph Rocket 3 Storm

Conclusion

La Rocket 3 s’est imposée depuis longtemps comme une institution dans le monde moto. Comme Notre-Dame à Paris ou la statue de la liberté à NY. A la différence de ces deux exemples, on peut partir en vacances avec ou rouler tous les jours. Même en ville. Tout le monde a vu un jour des motos-taxis emmener des Honda Goldwing comme si c’était des PeeWee. La Rocket, c’est la même. Un équilibre incroyable vu ses cuisses et ses bras. Et puis le muscle de son trois cylindres, maousse et élastique. Alors c’est cher, c’est lourd à l’arrêt, pas génial sur l’autoroute, ouais, elle ne fait pas tout bien comme une Suz’ V-Strom ou une Yam’ Tracer 700. La Rocket est une moto de choix tranché, pas de compromis. Pourtant, j’assure qu’il ne serait pas absurde de rouler tous les jours avec, parce qu’elle est facile pour son gabarit, pleine d’un punch qui rosit le quotidien. Toutes les bécanes ne peuvent en dire autant. En face, il y a surtout la Ducati Diavel V4, à partir de 27 790 euros. Plus de plastiques, moins de poids, 168 ch et une gueule vraiment différente. Surtout, réjouissons-nous que ces motos existent encore.

La première Rocket III et ses descendantes R Storm et GT Storm
La première Rocket III et ses descendantes R Storm et GT Storm

Sinon, sachez que Jean-Luc Lahaye en a acheté une lors de sa sortie (je parle de la sortie de la Rocket…), que Michael Schumacher en a essayé une à l’époque, qu’Eric Pecoraro a acheté une version TFC, que Sonic a longtemps roulé en Transalp, tout énervé qu’il soit… Je sais qu’on s’en fout mais je n’avais pas de conclusion concluante.

Points forts

  • Poussée du moteur
  • Equilibre de la partie-cycle
  • Freinage
  • Qualité de fabrication

Points faibles

  • Le confort pourrait être amélioré
  • La sonorité moteur étouffée par les normes

La fiche technique des Triumph Rocket 3 Storm

Conditions d’essais

  • Itinéraire : routes sinueuses à revêtement variable, sec.
  • Météo : nuageux, 15°C
  • Kilométrage de la moto : 750 km
  • Problème rencontré : ras

Disponibilité / prix

  • Coloris : Noir - Noir/gris
  • Prix : 26 395 euros (R) euros, 27 195 euros (GT)

Equipements de série

  • ABS
  • Ride by wire
  • Traction Control (4 niveaux)
  • Port USB
  • 4 riding modes
  • Cruise Control
  • Cornering ABS
  • Poignées chauffantes (GT)

Equipement pilote

  • Casque X-Lite X 802 Carbon
  • Blouson cuir Segura
  • Gants cuir Helstons

Commentaires

YANN44

Bon ben voilà, je vais passer une chemise propre, laisser dépasser ( négligemment) une liasse de billets (de monopoly) de ma poché de poitrail, prendre mon vieux casque des années 80 ( redevenu " tendance " ) et me pointer chez Triumph... faut pas mourir idiot !
Dites moi cher monsieur, on peut essayer ?

07-05-2024 17:47 
aximum

Elle lève en trois sinon ?

07-05-2024 20:49 
cramedamuas

S'il n'en restait qu'une, ce serait celle-là !
Marc

07-05-2024 20:50 
cramedamuas

La seule grosse moto qui me consolerait de ma petite bite !

07-05-2024 20:53 
Picabia

C'est la moto que beaucoup de gens aimeraient avoir et que peu achètent.
Cela doit quand même pousser grave, une machine ludique comme pourrait l'être une Harley

08-05-2024 00:03 
gvrun666

Suite à une prise de tête avec mon concess' Indian je me suis acheté une Rocket 3 R de 2022 avec...1030 km au compteur (un zouave qui l'a troquée contre une GS...il a bien fait le bougre!).

Mon retour avec le "plus":
- le moteur, le moteur, le moteur est absolument fantastique...il rime avec gros élastique, ça reprend en bas, en haut, sur le couple, dans les tours...bref, de la balle, du 454 casull pour ceux qui connaissent
- les freins idem, ça freine fort et bien, en ligne sans (trop) déclencher le truc débile appelé ABS non déconnectable en plus(grrrr)
- la finition absolument nickel comme souvent chez Triumph

Les "moins":
- le bruit de chiottes sauf à la décélération où quelques "pets, pets" se font entendre (pot aftermarket en approche du coup) merci Euro 5 et consorts
- le moulbif qui chauffe quand même grave du côté des pots (si quelqu'un a une soluce je suis preneur...)
- la direction qui gigote grave dès que le bitume devient irrégulier (il n'y a que des autoroutes glassy du côté d'Hinckley ???), pour moi c'est vraiment LE gros défaut de cette bécane dès que l'on veut arsouiller un peu...(oui, oui, oui on peut arsouiller avec cet engin diabolique !)
Au vu des discussions sur les forums US je ne suis pas le seul à soulever ce défaut qui, bizarrement, passe inaperçu dans les essais presse...
Avis à Triumph: j'attends un retour hypothétique des essayeurs/pilotes de Triumph France qui liraient ce post !!!
NB: je pense et j'espère pouvoir compter sur "David du Repaire" à ce sujet

Sinon, what a bike !!!

08-05-2024 07:05 
Poireau

Merci Gvrun : rien ne vaut l'avis du propriétaire.

08-05-2024 08:56 
Picabia

Je remarque que Zef trouve le son du moteur pas terrible à cause de Euro5 et pas que lui d'ailleurs, ce qui tend à prouver que le débat sur le bruit des motos ne se tarira pas de sitôt.
Les gars si vous voulez du bon son, virez votre MP3 de daube et investissez dans une bonne chaîne.
Le problème est que sur un canapé et devant un simulateur c'est pas pareil.

08-05-2024 13:46 
gvrun666

@Picabia: tu vieillis (mal ?) on dirait ! La douce mélopée du V-twin sans cata n'est plus adaptée à tes esgourdes ? sourire

08-05-2024 16:56 
gvrun666

J'ai oublié deux-trois trucs en ce qui concerne la Rocket 3R:

1/l'option Ôhlins ne serait, à mon avis, pas un luxe (ou alors prévoir des réglages efficients sur les Showa d'origine)

2/les rétros en bout de guidon...le machin anglais par excellence ! c'est trop chiant ces trucs, le guidon est déjà large mais avec ces bidules on a du mal à faire de la remontée de file et ça gêne pour essorer la poignée droite sourire, et impossible (ou presque...je suis en voie de résoudre le problème) de mettre des rétros "classiques" vu le diamètre du dirigeoir.

3/l'embrayage est digne d'une petite citadine: doux, conciliant et agréable. Comment ont-ils fait ? Quand je vois celui de la Challenger je me dis que les ingés de chez Indian devraient aller faire un tour chez les grands bretons...

08-05-2024 17:20 
Picabia

L'âge mon brave, l'âge car en plus du pot d'origine j'ai des bouchons d'oreille.
le problème est que du son j'en ai un peu trop pris dans les oreilles et que maintenant quand c'est trop fort cela me crée une gène et finis par ne plus bien entendre, ça se brouille.
C'est très chiant. au cours d'un repas bruyant ou pendant un concert, je mets mes tampons auditifs.
Harley pas mieux il faut des mains de bûcheron

08-05-2024 20:49 
gvrun666

Ah ! l'âge ... que ne dis-tu là !!! Moi aussi je mets des bouchons d'oreille depuis maintenant plus de 2 ans et, il faut l'avouer, c'est plus reposant (surtout avec mes pots kivonbien ...) mais, en ce qui concerne la Rocket, au-delà du son pas terrible que je pourrais objectivement supporter, ce qui m'emmerde le plus c'est le grille gonades Euro5 ... donc la "marmite" va gicler.

09-05-2024 08:07 
coxecab

Le gars il veut des ohlins ..faudrait juste savoir regler ses suspats ..les pressions pneus .. et les routes compatibles.. mais bon apres ce faire plumer par ohlins parce que t est un blaireau c est bon pour le business..ça doit etre ça gs qui lui manque finalement

13-06-2024 18:47 
gvrun666

@coxecab: je viens de lire ton post...donc quelques précisions s'imposent:
1/je règle mes suspats sans problème, sur la route comme en TT, que ça soit du Ôhlins, du Wp, du Marzocchi, du Showa etc. et ce depuis plus de 50 ans...si Triumph a pondu une partie cycle quasi inréglable (la transmission par cardan n'aide pas...)tu peux essayer de régler ce que tu veux c'est voué à l'échec
2/je teste aussi les différentes pressions et pas que celles des verres !
3/les routes on ne les choisis pas forcément ou alors tu n'aimes que les autoroutes, chez moi c'est plutôt style Corse...en pire souvent !
4/avant de traiter les autres de blaireau balaye devant ta porte...elle doit être bien crasseuse
5/j'ai jamais eu de GS et je compte pas en avoir
donc, va bricoler ta cox et son poumon asthmatique et fout moi la paix, merci.

25-06-2024 13:55 
 

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