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Définition : Bobber

Des machines dépouillées à l'extrême pour la performance

Un style précurseur de la custom culture popularisé dans l'Amérique de l'après-guerre

Comme beaucoup d'autres catégories anciennes de motos, les Bobbers font leur retour sur le devant de la scène par le biais de la tendance vintage qui séduit de plus en plus les utilisateurs de deux-roues motorisés. L'origine de ces derniers remonte pourtant au milieu du siècle dernier et a même été précurseur dans l'univers custom.

La Triumph Bonneville Bobber

Né aux Etats-Unis, le Bobber, initialement appelé "Bob-Job", tire son nom de la caudectomie, l'action qui consiste à couper ou raccourcir la queue d'un animal. En anglais, cette pratique est familièrement appelée un bob-tail et a été transposée à l'univers moto pour désigner ce genre de machine dont l'arrière a été raccourci (bobbed).

Apparu dès les années 1920 avec la pratique du Cut Down, le Bobber se présente comme la première forme de personnalisation des motos qui reposait sur la simplification et le dépouillement à l'extrême. La pratique consistait alors à retirer le garde-boue avant, tous les accessoires et à raccourcir l'arrière au maximum pour réduire le poids des machines au maximum et améliorer leurs performances. Il s'agit clairement de l'ancêtre des Café Racer apparus en Europe dans les années 60.

Définition : Bobber

En 1933, l'AMA introduit même une Class C dans ses compétitions qui n'autorise l'utilisation d'aucune pièce ne provenant pas du catalogue constructeur et donne alors lieu à l'apparition de machine simplement dépouillée pour la course, comme les Indian Daytona Scout ou Harley-Davidson WLDR qui forgeront quelques années plus tard l'inspiration des motards.

C'est véritablement au milieu des années 40 que la tendance va prendre de l'ampleur sous l'impulsion des GI de retour de la Seconde Guerre mondiale qui décident de débarrasser leurs anciennes motos militaires de tout leur superflu en s'inspirant des machines plus légères qu'ils avaient pu croiser en Europe. L'opération ne consiste plus alors au simple dépouillement et s'accompagne aussi d'un travail de mise en valeur esthétique avec l'apparition de chromes, de peintures pailletée ou encore de pin stripping.

Le "bob-job" évolue vers différents horizons dans les décennies qui suivent avec des machines orientées pour les courses de drag, pour le simple style ou s'inspirant toujours de la Class C originelle. Mais la popularité du genre décline alors que le Chopper fait son arrivée.

Harley-Davidson Fat Bob 114

Pour le profane, la différence peut être subtile, car le Chopper découle de ce courant de customisation, mais les différences entre les deux genres sont nombreuses et importantes. Alors que le chopper fait appel à des cadres largement modifiés, des roues avant plus grandes que l'arrière et de longs guidons avec un angle de chasse très ouvert, le Bobber opte pour sa part sur des roues de même diamètre chaussées de pneus épais et sur une partie cycle pas ou peu touchée, souvent avec une selle montée sur ressort. Le Bobber se veut facile à concevoir à partir d'une machine de série et surtout économique à l'inverse du chopper qui pousse la customisation dans l'ostentatoire.

Au début des années 1990, le terme Bob-job est délaissé pour l'appellation Bobber qui marque le retour en grâce de ce sous-genre de l'univers custom. Pour la première fois, les constructeurs commencent à proposer des "Bobber" en série. La tendance ne fera que s'amplifier à mesure que l'engouement pour le vintage progresse et les productions se multiplient avec des modèles plus ou moins proches des origines comme les Harley-Davidson Fat Bob, Indian Scout Bobber, Triumph Bonneville Bobber et autres Moto Guzzi V9 Bobber.

Indian Scout Bobber

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