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Essai Yamaha Niken

Un tri-roues nommé plaisir

Trois cylindres, 4T, 84,6 kW (115,0 ch), 87,5 N.m (8,9 m.kgf), 263 kg, 14.999 euros

Avec l'arrivée en 2006 du MP3 125, décliné ensuite en 300 et 500 cm3, le véhicule à trois roues est devenu particulièrement populaire en France. Notamment et surtout, du fait de pouvoir être conduit par tout possesseur du permis voiture (B). Face au monopole italien, Yamaha commercialise en 2014 son Tricity 125, redistribuant un peu les cartes avec une machine performante et légère, dotée d'un train avant plus raffiné techniquement.

Cette particularité, le constructeur japonais la développe aujourd'hui au travers d'un nouveau concept de moto à trois roues sur base de MT09 et Tracer 900. Entiché de train avant double Yamaha ? Assurément, en achetant également fin 2017 les brevets du constructeur Norvégien Brudeli Tech, développeur des modèles leansters (littéralement : qui penche) 625L et 654L. Avec probablement de futurs projets à la clef.

Mais le Niken est déjà bien ancré dans le présent et surtout au sol. Son patronyme japonais est ainsi : Ni / deux et Ken / sabre... Tout un programme, que Yamaha met en analogie avec le ski de carving. En effet, l'effet recherché est le même dans cette technique où le but n'est pas de faire classiquement glisser les skis pour tourner mais les faire morde la neige pour imprimer la trajectoire. Comme deux sabres, les carres des ski carving tracent précisément leur trajectoire. Comme deux sabres, les roues avant du Niken dessinent leur trajectoire sur la route... Car c'est bien là la base du concept : comment amener plus de plaisir et d'efficacité au guidon d'une moto avec plus d'adhérence sur le train avant ? En doublant le train directeur.

Essai du Yamaha Niken

C'est en Autriche, à Kitzbüel que nous emmenons l'extrême nouveauté sur un périple sinueux de 300 km, à la découverte de nouvelles sensations motocyclistes... rien que ça !

Découverte

What's the fuck ? Ou, en français : mais diantre, qu'est-ce donc ? Car, au premier regard, l'engin a de quoi surprendre. Une moto ? un engin viticole ? un MP3 sous cocktail radiations/anabolisants...? Non, c'est un Niken ! Sous ce patronyme assez proche du mythologique Kraken, se révèle un être mécanique mutant, totalement innovant et inédit, en tout point. Et son esthétique tout aussi improbable est le premier point d'une longue série de perplexes réflexions.

Le Yamaha Niken

Inutile de répondre en positif ou négatif sur la nouveauté Yamaha. Même si l'on se dit que le style Dark Side of Japan, prôné par le constructeur aux diapasons, est peut être allé un peu loin. Juste un peu. Les lignes agressives suggèrent d'emblée une sportivité propre à la gamme des MT. Car c'est bien sur les bases des MT09 et Tracer que s'appuie l'improbable Niken. On retrouve d'ailleurs assez bien les traits avant acérées des roadsters, qui paraissent alors bien sages, déclinées sur une face autrement plus large. Effilées, encadrées de feux diurnes, les optiques à LEDS sont surmontées de longs déflecteurs semblables à d'immenses cils, mimant un masque d'acteur de Kabuki. De part et d'autre les rétroviseurs intégrant les clignotants paraissent démesurés et semblables à des antennes d'un improbable coléoptère. Une courte bulle, hélas non ajustable, surmonte l'ensemble. Ce sont surtout les épaulements évoquant des passages de roue type automobile qui interpellent. C'est qu'il faut bien placer l'impressionnant train avant doublé à l'importante cinématique ! Car l'engin propose une technologie multi-essieux directeurs (LMW : Leaning Multi Wheel) à parallélogramme, comme sur le Tricity, mais ici surdimensionnée et ostentatoire. Chaque roue est donc équipée de deux tubes de fourche inversée juxtaposés et placés, sur la Niken, à l'extérieur afin de maximiser les prises d'angle (jusqu'à 45° !)... Leur finition bleutée à l'éclat électrique magnétise les regards et campe avec force et assurance la nouveauté sur son train avant.

Train avant de la Yamaha Niken

Un long réservoir en aluminium de 18 litres s'étire vers une vaste assise pilote. Plus menue, agrémentée de large poignées de maintien, la selle dévolue à l'accompagnant est réduite. Cette boucle arrière gaine sa structure de lignes tendues finalisées par un feu à leds anguleux et repose sur une structure tubulaire acier boulonnée sur deux massives platines aluminium liées au cadre principal.

Roue arrière de la Yamaha Niken

Dédié au Niken, cet élément tubulaire acier de forte section supporte le bloc CP3 CrossPlane équipant les Tracer et MT09 dont il reprend les caractéristiques majeures, avec des cartographies d'injections optimisées. Le bloc trois cylindres de 847 cm3, à double ACT, 12 soupapes affiche un rapport alésage-course super-carré de 78x59,1 mm. Avec ses pistons et bielles en aluminium forgé, il renferme également une mécanique de haute volée partiellement modifiée pour le Niken. Il développe 115 ch à 10.000 tr.mn (84,6 kW) et 8.75 da.Nm à 8.500 révolutions-minutes. Le tout disponible à tout régime, sans jamais faiblir comme nous l'avons encore constaté lors des essais des Tracer 900 et 900 GT.

Le 3 cylindres CP3 de la Yamaha Niken

Pour découvrir en détail les spécificités du train avant et retrouver les caractéristiques techniques du Niken, accédez à la section dédiée.

Cadre de la Yamaha Niken

En synthèse, l'engin trois roues propose, comme les MT09 et Tracer, un accélérateur électronique offrant trois cartographies d'injections (D-Mode). Elles permettent d'ajuster la réponse moteur aux conditions de roulage ou envies du pilote, tout en conservant les performances. Sur le Niken, Yamaha renomme ces modes. Plus de lettres, mais des chiffres : le 1 donne le plus vif caractère. le 2 est le profil "Standard" ménageant sport et touring, le mode 3 réduit la réponse à l'ouverture des gaz.

Accélérateur de la Yamaha Niken

La Yamaha s'équipe aussi, de série, de l'ABS, d'un embrayage anti-dribble et assisté (A&S), d'un système de passage rapide des rapports à la montée (Quick Shift System, QSS) sans actionner l'embrayage, d'un contrôle de la traction (Traction Control System, TCS) à deux niveaux d'intervention et désactivable et d'un régulateur de vitesse. Ce dernier peut être actionné à partir de la 4e et plus de 50 km/h pour les longs trajets et sur autoroutes. Le système est automatiquement désactivé en freinant, en embrayant ou en accélérant. De plus, il dispose d'un bouton « Resume » (Reprise) qui permet de réinitialiser le système au réglage précédent.

Les commodos de la Yamaha Niken

La construction est globalement qualitative même si on regrette que le réservoir aluminium ne soit pas mis en avant, noyé dans des carénages plastiques de même teinte. De même, les carters moteur n'ont pas l'élégance de ceux des MT09. Leurs surfaces affichent un noir uni un peu triste et l'on souhaiterait des caches masquant les durites de frein arrière et celles du radiateur, les espaces entre le moteur et le cadre et le bas moteur. Et des poignées chauffantes auraient pu, peut être, faire partie du lot. Enfin, un renfort inférieur du cadre, tube peu gracieux contournant le catalyseur, semble un peu incongru. Mais un regard sur la complexité et la finition des éléments de mécanique du train avant dévoile où s'est porté toute l'attention du développement. Une véritable sculpture mobile.

Les doubles fourches de la Yamaha Niken

En selle

Que l'avant parait large et loin du pilote...! Car à bord aussi, c'est le dépaysement, la machine semblant presque tenir du quad une fois en selle. Large et presque plat, deux bossages témoignent de l'amplitude des mouvements des bras directeurs internes. Le contraste entre la largeur inédite des épaulements et la finesse à l'entrejambe ne manque pas d'impressionner. Toutefois, le réservoir écarte sensiblement les jambes. Boulonnée sur ses platines et non ajustable, la selle pilote est particulièrement vaste et longue et permet beaucoup de recul, idéal pour les très grands. Elle avoue un très accessible 820 mm de hauteur. Sous l'assise passager, plutôt réduite, aucun d'espace d'emport pour d'éventuels gants ou autres menues affaires. Comparée à ses cousines MT09 et Tracer, la Niken affiche une position de pilotage bien différente. Poignées et assises sont sensiblement reculées et plus basses, les repose-pieds se décalent aussi vers l'arrière. Les jambes restent raisonnablement fléchies et le corps bascule en appui léger sur le large cintre aluminium à diamètre variable : 885 mm, soit 35 mm de plus que celui des Tracer 900.

Poste de conduite de la Yamaha Niken

Enserrant le guidon, de courts pontets à la teinte bronze passe au travers d'un opercule pivotant masquant la structure directrice. Dominant le poste de pilotage, le bloc instrument est une large fenêtre LCD à affichage négatif. Il regroupe, sous le compte-tour type barregraphe, tachymètre et indicateur de rapport engagé, mode de conduite retenu (par poussoir à main droite), niveau de TCS, horloge et jauge de carburant. Au commodo gauche un basculeur fait défiler successivement deux partiels, odomètre, consommation instantanée, moyenne, température moteur et extérieur. Le tout, sans fioriture, s'avère des plus lisibles. Notez que l'anti-patinage TCS ne se déconnecte qu'à l'arrêt.

Compteur de la Yamaha Niken

On apprécie la présence d'une commande de warning et d'un levier de frein réglable en écartement. Dommage, celui d'embrayage n'en dispose pas. Pratique, une prise 12 volts jouxte le tableau de bord.

En ville

La mécanique fait entendre un vrombissement fort récemment entendu lors de l'essai des Tracer 900. Vive et ample, la mélopée du bloc trois cylindres est toujours séduisante. Au moins un élément connu. L'interrogation du moment est : comment la machine, qui ne tient pas toute seule à l'arrêt, s'élancera-t-elle depuis l'espace réduit du parking ? Eh bien comme une moto conventionnelle, prouvant, dès les premiers mètres, une évidence étonnante. Aucune lourdeur dans ce train avant hors pair. On prend d'emblée la mesure de la qualité d'ingénierie ayant présidé à sa réalisation. L'équilibre des masses de la structure mobile et son fonctionnement intuitif témoignent d'une parfaite maîtrise de cette technologie.

La Yamaha Niken en courbe

Que ce soit en manoeuvre ou aux allures urbaines, la Yamaha Niken est d'une docilité sans faille. Même les demi-tours s'effectuent dans un espace plutôt réduit; d'autant que sa géométrie spécifique facilite encore sa stabilité à très basse vitesse. Bien sur, la largeur de l'avant demande une certaine anticipation pour circuler dans le trafic, mais pas plus qu'aux commandes d'un maxi-trail.

Cette aisance de prise en main est à mettre également sur le compte de la douceur et la précision des commandes. On peine à croire que cette direction si complexe ne nécessite que si peu d'effort à être actionnée. De plus, le trois cylindres est d'une disponibilité exemplaire, autorisant les évolutions urbaines sur le dernier rapport à moins de 2.000 tr.mn. Egalement, la pression à effectuer sur le levier d'embrayage assisté est minimale et les vitesses verrouillent précisément. Enfin, les larges rétroviseurs renvoient un champs clair et efficace.

Essai de la Yamaha Niken sur route

Satisfaisant en ville, les prestations dynamiques du Niken demandent plus d'espace pour séduire plus largement. Motorisée par une mécanique délurée, la machine piaf entre les murs en attendant de faire valoir sa partie cycle inédite.

Autoroute et voies rapides

La stabilité est un des maîtres mots du Yamaha Niken. A l'approche des 200 km/h, l'engin file sans la moindre oscillation, bien campé sur ses deux roues. Chaque courbe prise à vive allure renforce cette sensation de contrôle. Toutefois, si l'on lâche le guidon, la tenue de cap n'est pas celle d'une moto à deux roues. La direction demande alors des corrections permanentes car la géométrie du train avant spécifique "embarque" doucement la machine d'un côté ou de l'autre.

La Yamaha Niken en ligne droite

Si la bulle n'apporte que peu de déflection, la largeur générale de la machine génère toutefois une protection acceptable, laissant les épaules et le casque d'avantage soumis aux turbulences. Mais la position de conduite inclinée vers l'avant et le confort d'assise aident à faire passer le temps. Etonamment, les imposants gardes-boues et la double fourche n'empêchent pas les projections d'eau d'atteindre bottes et bas des jambes.

Au légal autoroutier, la mécanique tourne à 5.300 tours, demandant à rentrer un, voire deux rapports pour relancer l'équipage avec vigueur. Pour limiter l'ennui sur voies tarifées le régulateur de vitesse sera bienvenu. Autre solution, filer vers le réseau secondaire, terrain de jeu revendiqué du maxi tri-roues japonais.

Départementales

Avant de prendre les commandes du Niken au royaume de la glisse autrichienne et afin de préciser les sensations et les idées relatives au nouveau train avant, Yamaha nous avait proposé quelques descentes à ski sur glacier, en spatules de carving. Il est vrai que l'analogie avec ce sport a du sens, tant le mouvement de bascule des jambes du skieur peut être comparé à celui de la cinématique de la mécanique : inclinaison des bras de fourche lorsque les roues pivotent. A moto, on bascule sur l'angle, sur le Niken on s'y incline... Et ce mouvement est nettement perceptible, apportant des sensations inédites sur une cylindrée de ce type. Nous allons pouvoir étudier sans mal ce point : dans le Tyrol, routes sinueuses et montées de col sont la norme, un lieu idéal afin de "carver" sur route.

Le Yamaha Niken dans les lacets de Kitzbüel

La facilité de pilotage que délivre la nouveauté Yamaha et la confiance induite par le double train avant fait aborder sereinement le premier virage, après un kilomètre et des pneus à peine en température... tellement sereinement que les 45° d'angle sont atteints et les repose-pieds viennent copieusement griffer le bitume... Bluffant. C'est alors réellement le début d'une nouvelle approche de la route, où l'on s'efforce de passer le plus vite en courbe, à chaque virage. Le mot d'ordre : adhérence et stabilité... Un vrai capital confiance. D'autant que la stabilité sur l'angle est impériale.

Comme à son habitude, le bloc CP3 aime à laisser sortir son haras de 115 chevaux quand le compte-tours part à l'attaque dans sa seconde moitié de cadran. Certes, ils ont plus à faire avec les 263 kilos du Niken. Mais ce moteur est plein à tout régime et ne demandera qu'à rentrer un rapport pour laisser s'exprimer la fougue du trois cylindres. Ainsi, les épingles serrées demande à passer en 1 pour s'assurer des sorties de virages sportives. Et, jouant du shifter, on monte alors les vitesses à la volée dans le vrombissement rageur et rauque de l'échappement. On pourra même prendre goût à la glisse de la roue arrière, jouant alors parfois avec les limites de l'adhérence sur l'angle.

La prise d'angle est assez importante

Le Niken se révèle être un jouet fantastique dans le sinueux. Plutôt bien amorties, ses suspensions ajustables permettent facilement d'optimiser son comportement. Notamment pour limiter les transferts de masse. Menée à bon rythme, la nouveauté assure un comportement dynamique de haut niveau. Et, quel que soit l'état de l'asphalte, sale, humide ou dégradé, on passe en courbe le plus vite possible, en gardant tout de même en tête que l'engin à des limites : celle de la physique. On sent d'ailleurs parfois les pneus avant glisser sous contrôle. L'appui et guidage supplémentaire apporté par une deuxième roue limite fortement les risques de finir avec les marmottes. Mais, sous la pluie, ceci pourrait faire perdre la trajectoire, voire même l'avant. Mais pour en arriver là, il faudra un véritable excès d'optimisme confinant à l'inconscience. Autant profiter plus raisonnablement des qualités du Niken, en s'efforçant de sentir le travail des pneus en courbe. Moins perceptible au début du roulage où l'on s'imagine plutôt sur un deux roues, l'habitude fait ensuite nettement percevoir le guidage particulier du train avant et sa translation si particulière et agréable.

La Yamaha Niken en virage

Partie-cycle

Totalement innovant et inédit sur le marché des grosses cylindrées, le train avant du Niken se révèle d'une efficacité étonnante. Couplé à un châssis parfaitement rigide, l'engin associe précision, confort et agrément permanent.

Remarquablement suspendue, sa fourche offre une agréable progressivité. Une fois ajusté, le combiné arrière offre également un bon niveau de confort et se fait plus homogène avec l'avant.

Amortisseur de la Yamaha Niken

Freinage

Avec ses disques avant de dimension plus réduite qu'à l'accoutumé, le maxi trois-roues manque peut être un poil de mordant en usage très sportif. Progressive, la mise en œuvre des étriers radiaux assure une bonne maîtrise des décélérations, laissant au pilote le soin de moduler sa pression sur le levier. A nouveau, la géométrie spécifique du Niken offre une stabilité peu commune au freinage. Sur l'angle, on sent la direction se verrouiller légèrement et l'on compense alors au frein arrière pour laisser la direction s'incliner librement et lisser les trajectoires. Bien calibré, l'ABS ne se déclenche qu'à bon escient, toutefois plus sensiblement sur la roue propulseur équipé d'un disque plus large.

Les freins de la Yamaha Niken

Confort/Duo

300 km de routes de montagne n'entameront ni votre entrain, ni votre séant. L'assise pilote, parfaitement dessinée, offre un confort étonnant et fort appréciable. L'ergonomie de pilotage et la qualité des suspensions confortent bien sur ce point. Pour voyager loin, de la bagagerie devrait être développée. Une bulle haute et réglable serait également au programme.

La selle de la Yamaha Niken

Consommation

Selon notre relevé, la Niken demande moins de 7 litres aux 100 km en conduite engagée. Une unité en moins est tout à fait envisageable. Un score très correct pour une machine de 263 kilos à la mécanique des plus volontaires.

Le réservoir de la Yamaha Niken

Conclusion

Il n'est pas si courant de tester une vraie nouveauté, une de ces machines qui peuvent, soudain, ouvrir un nouveau segment, offrir de nouvelles sensations et vous faire reconsidérer votre approche de la moto. Le Niken est un engin à part, mêlant maîtrise technique et efficacité dynamique. A son bord, on découvre vraiment une nouvelle façon de rouler, de prendre de l'angle par translation mécanique, campé sur deux roues. La précision du train avant et sa cinématique spécifique couplés à un confort et une mécanique pétillante font de la Yamaha un concept à part. Bien répartie, ses masses un peu élevées ne grèvent en rien l'agrément permanent de la machine. On lui reprochera plus, au final, l'absence d'éléments de finitions et de déflexion d'air que tout autre point d'importance.

Il faut garder en tête que peu de ses composants sont communs avec les MT-09 et Tracer 900. Demandant 14.999 €, la Yamaha Niken offre un rapport efficacité/technologie/agrément/prix peu commun. Pour s'en faire une idée précise, un essai s'impose à tous les curieux, que l'on apprécie ou non son esthétique tranchée. Si, comme la nouveauté, vous êtes prêt à incliner sur un autre angle votre vision de la moto, le Niken devrait vous séduire.

Le roadster à trois roues Yamaha Niken

Points forts

  • Géométrie avant originale et efficace
  • Agrément du train avant
  • Caractère et disponibilité moteur
  • Equilibre agilité/stabilité de la partie-cycle
  • Ergonomie
  • Lisibilité des instruments

Points faibles

  • Pas de bulle réglable
  • Hauteur de bulle trop juste
  • Tenue de cap sans mains sur le guidon
  • Détails de finition perfectibles

La fiche technique du Yamaha Niken

Conditions d'essais

  • Itinéraire : parcours sinueux de 300 km en Autriche
  • Kilométrage de la moto : - km
  • Problème rencontré : -

L'essai vidéo de la Yamaha Niken

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Commentaires

Surfeur

Là, je dois dire que je suis tenté d'essayer cette bestiole...

Un truc nouveau pour jouer, vous pensez bien!

Ah... et... euh... faudra juste penser au budget pneus!!! Parce qu'à limer comme ça...

24-05-2018 13:24 
Flakes

Je m'imagine pas acheter ça mais l'essayer, j'aimerais bien. Dommage ça sera sans doute pas possible vu que la commande se fait sur internet :^)

24-05-2018 14:42 
Marc Verand

J’ai rarement lu un essai aussi chiant! Voilà qui ne donne pas envie d’essayer ce Niken! Et puis quand on lit que l’essai était doublé d’un invitation à faire du ski on comprend tout, notamment comment un constructeur s’y prend pour acheter des soi disant essayeurs. C’est pas joli joli tout cela mais l’on comprend mieux comment on peut « acheter » des essayeurs soi disant indépendants...

24-05-2018 15:09 
waboo

Citation
Marc Verand
blabla presse achetée

endormis

24-05-2018 16:49 
olivierzx

Essayer ? impossible, il n'y en aura pas en concession ni au MT tour.

Donc il faudra signer un chèque en blanc ...

24-05-2018 18:09 
tom4

fait chier, ça donne envie d'aller la voir en vrai et l'essayer

tom4

24-05-2018 21:34 
waboo

ouais Tom, le soucis, c'est qu'effectivement, la Niken n'est dispo que sur réservation... pour le moment.

Mais vu le jugement positif (très) quasi unanime de la presse europe sur l'engin, ca pourrait changer vite si une dynamique d'achat se met en marche...

24-05-2018 21:52 
Flakes

Le soucis c'est que si il faut l'essayer pour être emballé, c'est un peu le serpent qui se mord la queue.

25-05-2018 07:44 
jojooo

A 15.000 ¤ le morceau, ça nike le porte monnaie. Le seul intérêt que j'y vois, c'est de pouvoir maintenir dans les petites courbes nos futurs 80 km/h. Mais pour le reste... Et ou est le plaisir, cette p'tite giclée d'adrénaline type "ça passe ou pas ?", si la moto est rivée au sol avec ses 3 roues. Trop fastoche = trop fadasse.

25-05-2018 16:15 
waboo

Citation
jojooo
A 15.000 ¤ le morceau, ça nike le porte monnaie.

Le prix est assez élevé mais, selon moi, en rapport avec la technologie mécanique déployée sur le train directeur.
Entre le R&D et la production réduite du Niken, on quitte la logique de production de masse d'un modèle aux déclinaisons nombreuses. Donc, oui, le tarif est correct au vu de ces point là.


Citation
jojooo

Et ou est le plaisir, cette p'tite giclée d'adrénaline type "ça passe ou pas ?", si la moto est rivée au sol avec ses 3 roues. Trop fastoche = trop fadasse.

Je ne suis pas certains qu'une majorité de motard recherche le "ca passe ou pas...? " A moins de nous considérer comme des candidats au suicide permanent... Ca n'a aucun sens.

Bien au contraire, fournir une machine qui, pour certains, les rassurera d'avantage me parait intéressant.
Enfin, cette cinématique à l'inclinaison particulière est séduisante, et pourra également être préférée par des motards souhaitant rouler différemment, efficacement et loin, avec tout autant de plaisir.

Et le Niken n'a vraiment, mais vraiment, rien de fade lorsqu'on le pilote.

25-05-2018 16:50 
jojooo

C'était juste pour la rhétorique...
Ce qui est certain, c'est que les constructeurs proposeront toujours mieux (?). La prochaine évolution sera le Nikouille à 4 roues ? Le Nikail sur rail ? Il en faut certes pour tous les goûts, mais jusqu’où chaque conducteur / pilote est-il prêt à aller, que ce soit pour l'auto ou la moto ? Qui voudrait de la conduite autonome sur moto (en dehors du passager), puisque l'auto est en train de suivre cette voie ? Il n'y a pas besoin de toute cette débauche technologique pour rouler efficacement et loin à 80 km/h. Ni même à 130 km/h sur autoroute. Dans la vrai vie, et si l'on souhaite garder son permis et ne pas dépenser son salaire en amandes, on ne roule pas comme un essayeur testant une nouveauté sur 300 km.
Et si les 3 roues se généralisent, j'attendrai le retour d'une cinématique à 2 roues - ma préférée - particulièrement séduisante pour rouler différemment (et avec tout autant de plaisir à 70 km/h) !

25-05-2018 19:01 
didiermorbihan

bof.......
une roue de plus et on réeinvente la voiture
(joe bar team )

26-05-2018 19:09 
Flakes

C'est vrai que ça fait un peu déambulateur racing ce truc

28-05-2018 08:07 
CMTM

"Je ne suis pas certains qu'une majorité de motard recherche le "ca passe ou pas...? " A moins de nous considérer comme des candidats au suicide permanent... Ca n'a aucun sens. "

Totalement d'accord avec Waboo.

J'ai le permis depuis 20 ans et quelques, j'ai eu une quinzaine de motos de tous genres , cylindrées et puissance.

et puis un jour j'ai décidé de réduire la probabilité de perdre :
- l'avant sur un freinage foireux ou une mauvaise surprise de revetement ;
- mon permis en roulant en permanence au dessus des limites sans avoir l'impression d’être hors la loi (et sans doute bercé par un ego mal placé).

Alors j'ai acheté un 3 roues 500 bidet en plastique.
J'ai augmenté la garde au sol comme j'ai pu, pour pas que ça racle de partout (et puis pas besoin de béquille quand on a le roll lock).

J'ai conservé mon utilisation (peu d'utilitaire , bcp de cols alpin).
Et j'ai appris à apprécier le confort, le volume de rangement et même l'automatisme.
Je regrette l'absence de grain du moteur, et le freinage indigent.

Moi, cette Niken, je trouve que ça ouvre une voie que beaucoup ne voient pas aujourd'hui.
Et si demain j'en achète une, ça sera pas pour taxer le copain en superduke 1290 sur l'arsouille dominicale.
Nan,
ça sera juste pour continuer d'éprouver les plaisirs de la moto avec un peu plus de moteur que mon mono de 40 ch à variateur, en conservant cette tranquilité d'esprit INCOMPARABLE d'avoir deux roues devant.

28-05-2018 16:26 
waboo

Citation
CMTM
Moi, cette Niken, je trouve que ça ouvre une voie que beaucoup ne voient pas aujourd'hui.
Et si demain j'en achète une, ça sera pas pour taxer le copain en superduke 1290 sur l'arsouille dominicale.
Nan,
ça sera juste pour continuer d'éprouver les plaisirs de la moto avec un peu plus de moteur que mon mono de 40 ch à variateur, en conservant cette tranquilité d'esprit INCOMPARABLE d'avoir deux roues devant.

T'es dans la cible. Et comme tu as déjà un scooter trois roues (après plusieurs motos), tu connais un des points de l'équation.

Le Niken est une moto à trois roues, ce qui peut donner "le meilleur" des deux mondes à ceux qui restent, légitimement, déçu par les gros MP3.

En clair, ca fonctionne comme une moto mais avec un train avant double. Sympa et efficace.

28-05-2018 16:57 
Cath

Pour avoir été aux commandes quelques MP3, j'aimerais savoir comment ça se comporte sur route pourrie. Avec un MP3, on sent très bien l'effet de basculement d'une roue sur l'autre et c'est désagréable.

29-05-2018 09:50 
waboo

Avec la Niken, tu montes à moitié sur un trottoir sans basculer...

Le MP3 n'a rien de comparable avec une Niken, hormis les deux roues avant.

29-05-2018 15:05 
senzio

Les pots d'origines sont bien souvent hideux dans le genre tuyau de poêle(quelques exceptions tout de même). Alors oui, quand j'ai acheté mon 700 NCX j'ai changé le pot directement pour un IXIL...nettement plus beau avec la bécane. Et sur mon Versys 650 pareil, bien que ce soit une des marques qui, question pot d'échappement gère pas trop mal ces dernières années.
Ce n'est pas pour faire plus de bruit, juste esthétique.
clin d'oeil
Gil

29-05-2018 15:21 
senzio

Oupsss...sorry me suis trompé de rubrique...

29-05-2018 15:24 
southeagle

Avec ce qu'on se casse le c... pour passer ce foutu permis, vous voulez passer sur un machin à 3 roue.
Erf.

30-05-2018 13:58 
Gringo

Moi non.

Mais les gouts et les couleurs...

Je ferais bien un essai, certainement pas pour acheter, mais pour tester l'équilibre à 3 roues.

30-05-2018 14:10 
faublas

Techniquement, ça a l'air bien ficelé, même si ça fait un peu shadok !
Yamaha a toujours bien aimé les tentatives technologiques (le cadre Omega par exemple) et autres fantaisies du genre, mais le succès commercial n'a pas toujours été présent. Cela dit, c'est un système à tester sur le long terme, et pourquoi pas, vu l'apparente efficacité lors du test.

14-06-2018 09:53 
 

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