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Italie : carnet de route en Toscane

Pise

Dernière halte incontournable avant le retour vers Nice : Pise. Le GPS indique 80 kilomètres… mais les chemins les plus directs ne sont pas les favoris du vrai motard ; nous en ferons le double au final…

Volterra se situe sur la route… sinueuse à souhait. Le paysage est vert et vallonné. Les motards passent et repassent souvent en groupe d’une dizaine.

Route de Volterra

Deux routes permettent de remonter vers Pise, une départementale et un « chemin ». Les numéros de route n’étant pas indiqué, et le GPS étant éteint, ce sera le chemin qui sera emprunté. Ce sera également la première et la pire « route » défoncée vue depuis longtemps. Bitume explosé, trous, graviers, dévers, asphalte gonflé ou au contraire enfoncé… il y aura de tout : l’idéal pour tester l’amortisseur de la TDM, qui effectuera parfaitement son rôle ; ce sera la béquille centrale qui touchera régulièrement le sol… y compris dans les lignes droites ! Ceci donne une idée des contraintes vécues par la moto, obligeant à ralentir le rythme sous les 70 km/h sous peine de ne pas terminer le voyage en entier. Hormis cela, et à allure plus raisonnable, on assiste alors à un paysage totalement différent des routes prises depuis plusieurs jours.

Route de Volterra

Passant régulièrement à travers les arbres, bordant des champs d’un vert éclatant, la vue sur la campagne est superbe. Et puis la route bifurque et ce sont les épingles qui se succèdent alors sur une route particulièrement étroite, qui grimpe fort dans la montagne. Le paysage est superbe et la pente si forte et la route si étroite qu’il est dangereux de s’arrêter là. Ainsi se passe une partie de ce trajet, sans photo… mais des images plein la tête.

La route débouche enfin sur un panorama et la mer au loin. La route vers Pise se dessine, plus rapide. Il faut désormais faire un peu plus attention aux limitations de vitesse, radars obligent. La circulation se fait plus dense. La banlieue se dessine et le GPS reprend la main pour guider jusqu’à l’hôtel en centre ville. La majorité du centre ville étant également piéton, c’est donc à pied que se fait le soir la première découverte de la vieille ville. Le contraste avec Florence est saisissant – en moins bien – sans que l’on sache vraiment pourquoi au début ; juste une impression générale. Et puis, les détails deviennent flagrants : murs taggués, papiers et mégots au sol, vitrines sans âme, façades délavées, tenues vestimentaires sans formes… C’est sale, bruyant et morne comme une banlieue abandonnée. Il faut chercher les détails - et il y en a - pour remarquer un fronton décoré, quelques colonnades en haut d’une maison… Heureusement, il y a LA Tour et surtout autour le Duomo, le Camposanto et le Battistero.

Tour de Pise

Autant les 15 euros demandés pour monter à la Torre Pendente ne sont pas indispensables, les quelques euros dépensés pour visiter les 3 autres monuments en valent la peine. L’architecture, les tableaux, les créations, la richesse des détails émerveillent même ceux qui en général fuient les musées (d’ailleurs nous ne ferons ni le Museo delle Sinopie ni le Museo dell’Opera del Duomo). Tout dépend ensuite du temps dont vous disposerez. Par contre parcourir les berges et passer le pont Solferino et le Ponte di Mezzo permettent d’admirer l’architecture de Pise.

Tour de Pise

Retour en France

J9

La ville se réveille tôt le matin. Cette fois-ci, la moto se prend pour parcourir les rues autorisées jusqu’à la tour de Pise et une dernière photo. C’est la tolérance aux deux-roues qui joue ici car la circulation est restreinte, voire interdite. Mais les Carabieneri sourient en voyant la moto s’arrêter près d’eux et les deux motards en descendre. Le plus dur consiste à attendre que la horde de touristes disparaisse un court instant pour voir à peu près la Tour en fond.

Tour de Pise

Dès lors, la sortie de la ville se fait rapidement pour embarquer sur l’autoroute, direction Geneva, puis Ventimiglia. C’est le même autoroute qu’à l’aller mais sur toute sa longueur cette fois-ci et sans intention de longer la côte. Les 350 kilomètres doivent être parcourus en 3h30 ; ce sera le cas, pauses essence et détente comprises. Malgré le fait que ce soit une autoroute, la vitesse est régulièrement limitée à 110 voire 80 km/h, notamment lors des passages de ponts ou certains virages un peu plus serrés. Dans l’absolu, tout peut se prendre bien plus vite, hormis certains ponts où le vent latéral est réellement très fort et où réduire la vitesse rassure.

La route est cependant agréable, traversant montagnes boisées, tunnels, bord de mer et quelquefois ville, y compris village. Il y a notamment ce village dont l’église est à dix mètres du bord de l’autoroute, juste séparée de la 4 voies par un grillage.

Et puis la température descend sensiblement au fur et à mesure que les tunnels gelés se rapprochent, comme la France.

On envierait presque les gens du sud, qui au-delà de leur Var ou Ardèche peuvent aller faire un tour le temps d’un week-end en Toscane et profiter de ces routes merveilleuses et de ces villes au charme indéniable. Pour les parisiens ou les nordistes, l’auto-moto-train est une quasi obligation pour se dispenser de longs kilomètres inutiles et ennuyeux.

Tour de Pise

Fin