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Canada : de Ashcroft à Revelstoke

Moto en Colombie britannique

Il a fait chaud pour arriver. Il a fait chaud la nuit. A 9h, un regard sur le thermomètre extérieur indique déjà 25° à l’ombre ! En ouvrant la porte donnant sur l’extérieur, on est aussitôt happé par l’air brûlant. La terre vit et souffle son haleine brûlante sur le visiteur. La vue est saisissante, le contraste net entre la montagne rouge, pareille à un désert et des parcelles éparses d’un vert pomme éclatant. Sur la ville, quelques jardins fleuris verdissent alimentés par de petites fontaines. Car ici, contrairement au reste du Canada (et du monde), l’eau est à volonté pour les habitants pour un forfait annuel de $200! Les agriculteurs et les propriétaires de ranch, très nombreux ici, ont accès à l’eau de la rivière pour leur arrosage de champs. Un ingénieux système de canalisations en métal montées sur roues permet d’arroser les champs de façon itinérante.

Prairies

Le petit déjeuner local nous offre les fameux french toasts (qui n’ont de français que le nom mais que l’on appelle « pain perdu »), agrémentés de beurre, d’une lamelle de fromage et de sirop d’érable. A goûter ! Cela seul assure le dépaysement !

Le thermomètre grimpe rapidement et dépasse déjà les 30° à l’ombre. La FJR prend son élan sur la piste mi-terre, mi graviers avant de reprendre une route sineuse à souhait. La rivière en contrebas alterne avec la voie de chemin de fer, avant de retrouver la highway n°1 East. La route se fait alors plus large, avec une circulation plus dense, dominée par ses trucks. Les collines deviennent plus oranges et les rives du Thompson plus tumultueuses.

L’étape Kamloops, ne vaut que par sa taille, ses stations essence pour le plein, et les grills : l’occasion de goûter le « sirloin »* canadien (*steak).

La route se reprend rapidement, sous un soleil de plomb et les corps ruisselants sous les blousons. On envierait presque les motards croisés torses nus !

Smooth river et la saga des Steamboat

Qu’importe le kéké, ils rendent le salut amical de ceux qui « cruisent » en deux-roues. Peu à peu le paysage change et la verdure réapparaît. La roche d’abord rouge se pare de gris et de vert. L’air se fait moins chaud, à défaut d’être frais, mais on respire à nouveau. Après une centaine de kilomètres, on entre sur le territoire des Rockies Mountains.
Régulièrement sur la route, on croise quelques maraîchers : l ‘occasion de faire le plein de fruits, mûrs, frais, délicieux : pêches, brugnons, cerises, framboises, bleuets (myrtilles) mais aussi maïs, oignons…. pour des prix rikiki.
La route n’est désormais plus que rivière, arbres, lacs et premières montagnes enneigées.

Route vers Revelstoke

La ville de Revelstoke arrive, annoncée par une porte gardée par deux ours de pierre.

Ours à l'entrée de Revelstoke

Le train passe, en bordure de la ville/village, longuement. Des petites maisons bien rangées à l’allure début du siècle dernier s’alignent dans les rues toujours perpendiculaires. Ce soir, nous dormirons dans l’une des plus vielles maisons de la ville à Minor Manor, datant de 1903.

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